Place Myron Herrick : sur les traces de la ville antique
Cette photographie de Gilles Labbe, prise le 14 mars 1977, montre la place Myron-Herrick et le haut de la rue de Vesle.
Sous ce carrefour très fréquenté du centre de Reims se cache pourtant une histoire vieille de près de deux mille ans. La place et le haut de la rue de Vesle se trouvent sur le tracé du decumanus maximus de Durocortorum, le grand axe est-ouest de la ville gallo-romaine. Des recherches archéologiques ont permis d’en retrouver les vestiges à faible profondeur sous la chaussée.
À proximité de l’actuel Opéra se dressait l’arc monumental occidental de Durocortorum, marquant le passage du grand axe est-ouest de la ville antique. Il est traditionnellement désigné sous le nom de porte de Vénus, mais cette appellation, attribuée bien plus tardivement, ne correspond pas à une dédicace antique attestée. Ses fondations ont été retrouvées lors des fouilles archéologiques menées en 2007-2008, à l’occasion des travaux du tramway.
Au Moyen Âge, une nouvelle porte fortifiée occupa ce secteur : la porte Valoise. Massive et devenue gênante pour la circulation, elle fut finalement démolie en 1776.
La place porte aujourd’hui le nom de Myron Timothy Herrick (1854-1929), ambassadeur des États-Unis en France, particulièrement apprécié des Français pour son attitude pendant la Première Guerre mondiale. Avant de recevoir son nom actuel, ce secteur était notamment connu sous celui de rue du Puits-Taira.
La photographie de Gilles Labbé montre donc un paysage très contemporain, avec ses automobiles avant la piétonisation de cette place.
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