Palais de Justice, Théâtre, Crédit Lyonnais, Place Myron Herrick
Cette photographie de Gilles Labbe, prise le 4 janvier 1977, offre une vue de la place Myron-Herrick dans le sens opposé à celle présentée dans notre autre article. Elle réunit trois bâtiments emblématiques du centre de Reims : le Palais de Justice, le Grand Théâtre et l’immeuble du Crédit Lyonnais.
À droite, au fond, l’immeuble du Crédit Lyonnais appartient à la grande période de la Reconstruction rémoise. Son permis de construire est délivré le 8 octobre 1923, à partir de plans déposés quelques mois auparavant. L’architecte est André Narjoux, qui réalisa plusieurs agences pour la banque, et les travaux furent confiés à l’entreprise Richard Dior.
Son architecture illustre bien la diversité de la Reconstruction à Reims : après les destructions de la Première Guerre mondiale, les architectes ne choisissent pas un style unique. Les références classiques côtoient alors les formes plus modernes et les décors Art déco.
A droite, se dressent deux édifices du XIXᵉ siècle qui ont survécu aux transformations du quartier : le Palais de Justice et le Grand Théâtre, aujourd’hui Opéra de Reims.
Sous cette place très animée se cache par ailleurs une histoire beaucoup plus ancienne. Les fouilles réalisées lors de la construction du tramway ont retrouvé à proximité les fondations de l’arc monumental occidental de Durocortorum, sur le passage du decumanus maximus. Traditionnellement appelé « porte de Vénus », il est plus rigoureusement identifié comme la porte de Soissons.
La photographie de 1977 réunit ainsi plusieurs époques de l’histoire de Reims : la ville antique sous la chaussée, les grands équipements du XIXᵉ siècle et l’architecture de la Reconstruction des années 1920.
À découvrir également
- ReimsAvant – La place Myron-Herrick vue dans l’autre sens en 1977
- ReimsAvant – La place Myron-Herrick, le Palais de Justice et le « Théâtre »
- Inrap – Les fouilles du tramway et l’arc monumental découvert place Myron-Herrick
- Musées de Reims – Le projet de décor de la coupole du Grand Théâtre de Reims


Dans la Revue de la SAVR : Regards sur notre Patrimoine n°38, qui va paraître dans quelques jours, j’ai rédigé un article intitulé : la naissance de la fontaine Subé, dans lequel j’évoque
entre autres, l’architecte André Narjoux.