35 rue de Magneux, Clairmarais
Cette carte postale, envoyée le 19 février 1916, montre le 35 rue de Magneux, dans le quartier Clairmarais, pendant la Première Guerre mondiale.
La rue de Magneux relie la rue de Courcelles au boulevard Charles-Arnould. Elle portait auparavant le nom de rue Négrier, appellation donnée par ses habitants, avant de devenir officiellement rue de Magneux en 1894.
Au début du XXᵉ siècle, nous sommes ici dans un Clairmarais encore très populaire et industriel. Autour des habitations et des petits commerces se trouvent de nombreux ateliers, entrepôts et établissements industriels. Les cheminées d’usines et les installations ferroviaires font alors partie du paysage quotidien de ce quartier situé derrière la gare.
La carte a circulé en février 1916, alors que Reims vit depuis plus d’un an sous les bombardements. Le document constitue donc aussi un témoignage sur l’habitat de Clairmarais pendant la Grande Guerre, loin des vues beaucoup plus fréquemment photographiées de la cathédrale et du centre-ville détruit.
Le nom de la rue perpétue le souvenir de Barbe Martin, dame de Magneux, qui épousa Nicolas Colbert en 1593. Devenue veuve, elle fonda en 1631 l’Hospice Sainte-Marthe, également appelé hospice des Magneuses, destiné notamment à l’éducation de jeunes filles. Cette œuvre se poursuivit sous différentes formes jusqu’en 1957.
Le quartier de Clairmarais a depuis connu de profondes transformations. Son passé industriel s’est largement effacé au profit des logements et du quartier d’affaires développé autour de la gare, mais la rue de Magneux a conservé son tracé et son nom.
Carte postale envoyée le 19 février 1916. Source historique pour l’origine du nom : Jean-Yves Sureau, La Vie Rémoise.
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