Angle de la rue de Cernay et du boulevard Carteret, la boulangerie Fresson
Cette carte postale montre la boulangerie-pâtisserie Fresson, installée à l’angle de la rue de Cernay et du boulevard Carteret au début du XXe siècle.
La famille Fresson est alors déjà bien connue dans le quartier. Cette première boulangerie familiale connaîtra les heures difficiles de la Grande Guerre. Elisa Fresson raconte dans son journal qu’au soir du 28 septembre 1914, trois obus tombent sur la maison, qui s’effondre en partie. Deux personnes sont tuées devant la porte. La famille revient pourtant dès le lendemain dans une ville toujours soumise aux bombardements.
Contrairement à beaucoup d’immeubles rémois entièrement remplacés lors de la Reconstruction, le bâtiment sera restauré en conservant son aspect d’avant-guerre. La maison mitoyenne de la rue de Cernay est elle aussi toujours reconnaissable aujourd’hui.
L’histoire des Fresson se poursuivra ailleurs dans Reims. Paul Fresson, qui ne souhaitait pourtant pas initialement reprendre le métier familial, ouvre en 1929 sa propre boulangerie-pâtisserie rue Chanzy. Il est le père de Bernard et Annie Fresson.
La boulangerie de la rue de Cernay sera plus tard reprise par la famille Dauvergne. Elle restera longtemps dans la mémoire des habitants du quartier pour une spécialité devenue presque légendaire : le Vladimir, gâteau à base de macaron et de crème au beurre, dont la recette était réalisée par le chef pâtissier Désiré Valentin entre les années 1960 et 1990. Plusieurs anciens clients s’en souviennent encore comme du gâteau du dimanche par excellence.
De la boulangerie Fresson à la maison Dauvergne, cette adresse aura ainsi traversé une bonne partie du XXe siècle dans les souvenirs gourmands du quartier.
Cet article est un portrait de France 3 Grand Est, vous pouvez y visionner l’émission :
Depuis la fin du 19e siècle, le nom de Fresson sonne comme le bon pain du coin de la rue de Cernay ou de la rue Chanzy.

Les grands-parents et les parents ont été des boulangers et pâtissiers de renom. Ils ont traversé les deux guerres, bâti leurs carrières et leur réputation et donné l’exemple à la génération suivante. Annie et Bernard Fresson les enfants.
Les Fresson, grands-parents, parents, enfants sont une lignée de commerçants et d’artistes, qui avant de réussir dans leurs métiers respectifs a traversé les années et les guerres en survivant d’abord.
Annie Fresson* vit dans les souvenirs dans cette maison de Chenay achetée en 1947 par ses parents. Une résidence de repos les jours de fermeture de la boutique de Reims, une maison de vacances aussi où Annie et Bernard se retrouvaient. Bernard, l’aîné de la famille parti très vite vivre sa vie d’étudiant à Paris. Très bon élève, il entre à HEC et décroche son diplôme trois ans plus tard.
*Elle est décédée en mai 2021
Bernard Fresson a fait entrer l’art dans la famille et ses enfants suivent ses traces. Annie est restée dans celles de ses parents et grands-parents avec son commerce qu’elle tient depuis 40 ans.


Bonjour,
En réalité si le Vladimir est attribué à la boulangerie Dauverne, mon papa Mr Valentin Désiré était chef pâtissier chez Mr et Mme D’Auvergne, dans les années 60 À 90
à l’époque et la recette du Vladimir lui est imputable.
Bonjour,
Merci pour votre commentaire et vos précisions. Quel souvenir ce Vladimir de votre papa… il y a beaucoup de copies dans différentes pâtisseries de Reims mais aucune jusqu’à présent ne l’a égalé ! J’en garde un souvenir impérissable.
Véronique
Moi mon premier stage c’était boulangère chez mr et madame d’Auvergne. Mr dauvergne sympa mais madame plus stricte et leur boulangère sympa mais avant c’était Fresson
Bonjour,
Je me rappelle du Père de Bernard Fresson qu était Patissier (Boulangerie Patisserie située rue Chanzy). Sa spécialité était le Vladimir (un vrai régal !)
Alain GUILLOT
Bonjour Alain, rue de Cernay aussi il y avait d’excellents Vladimir, la boulangerie s’appelait Dauvergne, (est-ce Monsieur Fresson qui a donné sa recette en même temps qu’il a pris sa retraite ?). Il est difficile de savoir si c’est la boulangerie qui a déménagée ou si le grand-père avait celle de la rue de Cernay et le fils a ouvert celle de la rue Chanzy ?
en effet, j’ai connu les vladimir de la famille Dauvergne, monsieur BOBO qui était ouvrier boulanger chez Dauvergne a exporté vers sa boulangerie-pâtisserie du Bld St Marceau, Mimi sa femme était à l’école avec moi et habite toujours en face dans la résidence du Grand Siècle …. Quant à Bernard FRESSON, je connais très bien l’endroit mais rue Chanzy car je prenais tous les jours sa soeur Annie qui allait à l’école avec moi à l’institution Notre Dame rue de l’Université … j’ai très bien connu les parents et Bernard adolescent … que de bons souvernirs vous nous faites revivre … si annie lit ce documentaire, qu’elle aille sur Facebook et qu’elle aille voir Françoise Marie, ….. nous pourrions reprendre contactt …
Bonjour Françoise,
J’espère pour vous que vous allez pouvoir renouer avec Annie Fresson… Internet permet ce genre de rencontre maintenant.
Dans certaines régions, on appelle les Vladimir : les Russes… mais je n’ai jamais retrouvé la qualité de chez Dauvergne, je ne connaissais pas ceux de la rue Chanzy.
A bientôt sur nos prochains articles.