La place du Parvis pendant la Grande Guerre
Lorsque la Grande Guerre éclate, la cathédrale et ses abords sont rapidement touchés par les bombardements allemands. Le 19 septembre 1914, le violent incendie qui ravage la toiture et la charpente de Notre-Dame atteint également les bâtiments voisins. L’ancienne maison du trésorier du chapitre, au sud de la cathédrale, est gravement endommagée : sa toiture et ses planchers disparaissent et une partie des murs est détruite. Tout ce secteur du parvis offre bientôt un paysage de ruines.
Après l’Armistice commence le gigantesque chantier de restauration de la cathédrale, placé sous la direction de l’architecte Henri Deneux. L’ancienne maison du trésorier est elle aussi restaurée. Des recherches archéologiques menées beaucoup plus tard dans le bâtiment ont d’ailleurs révélé sous ses murs des niveaux d’occupation remontant jusqu’à La Tène finale et à l’époque gallo-romaine.
Au cours du XXe siècle, le bâtiment accueille le Syndicat d’initiative, devenu Office de Tourisme. Celui-ci quitte les lieux en novembre 2015 pour s’installer rue Rockefeller.
Sur la photographie ancienne, on distingue également, au-delà des ruines, les maisons très endommagées de la rue Tronsson-Ducoudray, ancienne rue de la Poissonnerie, qui débouche toujours aujourd’hui sur la place du Cardinal-Luçon.
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