Dispensaire Municipal, avenue Jean-Jaurès
La photographie, conservée par Gallica, a été prise le 26 août 1917.
Ce bâtiment abritait le dispensaire municipal situé au 120 avenue Jean-Jaurès, alors dénommée faubourg Cérès, à l’angle du boulevard Carteret.
Un pavillon identique se dressait en face, à l’entrée du boulevard Jamin. Construit sur le même modèle, il fut transformé en commissariat de police avant d’être gravement endommagé pendant la Première Guerre mondiale. Il ne fut pas reconstruit après le conflit.
Ces deux édifices constituaient à l’origine les pavillons de l’octroi de la ville. Le bâtiment situé côté boulevard Carteret fut ensuite affecté au dispensaire municipal. Il subsista quelques années après la guerre avant d’être démoli au début des années 1920 afin de faciliter la circulation à cette importante entrée de ville.
L’octroi est une contribution indirecte perçue autrefois par les municipalités à l’importation de marchandises sur leur territoire. Cette taxe frappait les marchandises les plus importantes et les plus rentables telles que le vin, l’huile, le sucre, le café, etc. Il est signalé dès le XIIᵉ siècle à Paris et servait à financer l’entretien des fortifications et les travaux d’utilité publique. Alors que l’octroi est un prélèvement sur la valeur des marchandises, le péage est un droit perçu sur le passage des personnes. (source Wikipédia).
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