1915 – Les Rémois quittent la Ville avec le C.B.R.
Entre septembre 1914 et juin 1915, c’est presque 30 000 obus qui tombent sur la ville, faisant plus de 600 morts et endommageant près de 3 900 maisons.
Reims comptait 115178 habitants au recensement de 1911. Dès le 20 août 1914, de nombreux rémois qui pouvaient se le permettre ont quitté la ville occasionnant quelques bousculades à la gare. S’il est difficile d’avancer un chiffre précis, il semble bien qu’une bonne moitié de la population n’était plus présente le 4 septembre 1914. Cette date est d’importance. Elle marque l’entrée des Allemands dans la ville, mais également les premières violences que celle-ci ait à subir.
François Cochet : 1914-1918 : la ville-front au cœur de la violence guerrière. Voir l’article dans sa totalité
« Bombes. Terreur de la population, 60 000 personnes (1) quittent Reims par le CBR ».
Cardinal Luçon le 14 octobre 1914
La carte postale montre le C.B.R. (Chemin de fer de la Banlieue de Reims) à l’arrêt Reims-Promenade, le long du boulevard Roederer, devenu boulevard Joffre. La gare de Reims se trouve un peu plus loin sur la gauche et n’est pas visible sur cette vue.
Pendant la Première Guerre mondiale, le C.B.R. joue un rôle essentiel dans l’évacuation de la population rémoise. Selon l’intensité des bombardements et l’état des lignes, les habitants embarquent à Reims-Promenade ou à Maison-Blanche. Lorsque les voies deviennent impraticables aux abords de la ville, certains doivent gagner Bezannes, puis Pargny-lès-Reims, pour prendre le train.
Le réseau sert également au transport des troupes, des blessés, du ravitaillement et du matériel militaire. Après la guerre, il reprend progressivement son activité civile. Le transport des voyageurs cesse en 1947 et celui des marchandises en 1953.


