Rue de Vesle

Au coin de Saint-Jacques

La rue Saint-Jacques est devenue la rue Marx Dormoy

Cette carte postale a été envoyée le 21 septembre 1923
On peut remarquer que les travaux de restauration de l’église Saint-Jacques ne sont pas complètement terminés.

Au coin de Saint-Jacques était une grande quincaillerie, tenue très longtemps par la famille Bruneau, c’est devenu le magasin La Hutte, dans les années 1960 puis le magasin Undiz.

Jules Bruneau (1882-1957). Né à Issoudun (Indre), décédé à Herbault (Loir-et-Cher) le 15 avril 1957. Négociant en quincaillerie à Reims, rue Saint-Jacques, à l’enseigne Au Coin de St-Jacques. Fondateur et président de l’Office pour la prospérité de Reims, il fut le créateur des foires-expositions de Reims et organisa notamment, en 1928, l’Exposition internationale des meilleures marques. Président du Syndicat général du commerce et de l’industrie de Reims, juge au Tribunal de commerce, membre de la Chambre de commerce, il reçut la Légion d’honneur. Jules Bruneau épousa Adèle Branchu, puis la veuve Joly et repose au Cimetière de l’Est. Source : Jean-Yves Sureau

Le Pont de Vesle

Le pont de Vesle est inauguré par le président de la République, Albert Lebrun, le 2 juin 1935, en même temps que le stade de la Chaussée-Bocquaine. En juin 1940, les troupes françaises le font sauter pour retarder l’arrivée des Allemands. Il est reconstruit pendant la guerre, mais le 29 aôut 1944 il est dynamité par les troupes allemandes pour retarder la progression des Alliés !

De nouveau reconstruit, il subira quelques transformations lors de l’arrivée de l’autoroute A4 (actuelle voie Jean Taittinger).

Rappelons qu’avant sa construction un pont en pierre passait sur la Vesle et une passerelle métallique enjambait le canal.

Carte postale : collection Michel Thibault (Amicarte 51)

 

 

Rue de Vesle

Il y a juste 40 ans
Photographie : Gilles Labbe, 14 mai 1977

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La Vesle derrière la propriété d’Edouard Redont

La carte postale montre la Vesle au niveau du jardin de la maison d’Edouard Redont qui était située à l’emplacement de l’actuelle « Comédie ». La vue actuelle est prise depuis le pont de Vesle.
A gauche, la rangée d’arbres qui borde le canal a aujourd’hui disparu.
La Vesle était beaucoup plus large à cet endroit, on peut constater aujourd’hui que la traversée urbaine dite « Voie Jean Taittinger » est en partie à sa place.
Bien sûr la hauteur de l’actuel pont de Vesle  est plus importante que le pont qui traversait la Vesle au début du XXe siècle.
Cet avant-après est donc très approximatif mais permet de situer cette carte postale avec le petit édicule de « style Redont » qui était dans le jardin de la propriété du célèbre paysagiste (remplacé maintenant par l’arboretum) et les lavoirs sur la Vesle qui se trouveraient, s’ils n’avaient pas été démolis, derrière le Centre International de Séjour.
Voir sur « La Documentation de Reims Avant », l’article sur la Maison Redont : cliquez ICI

La carte postale ci-dessous montre l’extrémité de la propriété mais vue dans l’autres sens :
 
Collection Pierre Fréville (Amicarte 51).

Rue de Vesle

Il y a juste 40 ans
Photographies : Gilles Labbe, toutes deux prises le 3 mars 1977

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Rue de Vesle

Il y a 40 ans.
Photographie : Gilles Labbe, 4 janvier 1977

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193 rue de Vesle

Immeuble bien connu des rémois, visible depuis le pont de Vesle, le canal et la voie Jean Taittinger (ex A4) il marque avec l’immeuble qui lui fait face, l’entrée de la rue de Vesle.

Photo N&B de 1932 : collection Michel Thibault (Amicarte 51).

Voir également sur notre autre site : Archi-Reims-Déco. Cliquez ICI

 

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Place Myron-Herrick

Carte postale semi-moderne qui a voyagé en 1950. (Collection personnelle)

Herrick, place Myron T. [1929].

<= 22-25, rue Carnot, => rue de Vesle.
70 x 15 mètres.
Ancienne place du Palais-de-Justice.

(1854-1929). Ambassadeur des États-unis. Né à Hunstington (Ohio) le 9 octobre 1854, mort à Paris le 1er avril 1929. Myron T. Herrick, pendant la guerre 1914-1918, contribua à la création des hôpitaux américains en France. Il apporta ensuite une aide précieuse à la reconstruction des villes, leur ravitaillement et leur équipement. Il vint à Reims, le 19 juillet 1921, pour la pose de la première pierre de la nouvelle bibliothèque. Le 21 mai 1922 il posa celle de l’Hôpital Américain. Il reviendra à l’inauguration de ce dernier le 30 avril 1925 et le 11 mai 1927 à celle des nefs de la cathédrale.

Vue faite depuis la rue Carnot vers la rue de Vesle.

 

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A l’angle de la rue de Vesle et de la rue des Capucins

L’incontournable immeuble situé à l’angle des rues de Vesle et des Capucins est l’un des plus élevés des la Reconstruction de Reims (1930).

 

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Le Pont de Pierre ancien Pont de Vesle

En bas de la rue de Vesle, avant la Première Guerre Mondiale, une passerelle métallique enjambait le canal et le Pont de Pierre (notre carte postale) passait sur la Vesle qui était beaucoup plus large. Ensuite le pont de Vesle a été construit pour passer, d’un bond, sur le canal et la Vesle, puis a été modifié pour survoler également l’autoroute A4 (aujourd’hui Voie Taittinger). L’actuel Centre Saint-Exupéry a remplacé la propriété de l’architecte paysagiste Edouard Redont et le « Café National » est devenu « Le National ».

A l’époque cette partie de la « Rue du Colonel-Fabien » s’appelait encore « Rue de Vesle ».

Voir sur ce site « le Café National »

 

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Le Pont de Vesle le 11 juin 1940

Photographie allemande

Le 11 juin 1940 les Allemands entrent à Reims avec des éléments de la 45e division d’infanterie et avec l’occupation arrivent les réquisitions, le rationnement, les personnes arrêtées et fusillées. Les allemands firent sauter le pont de Vesle. Cette occupation rappelle pour certains celles de 1870 et de 1914.

Réquisition comme l’hôtel du Lion d’Or pour la Kommandantur, la maison Demay rue Jeanne-d’Arc pour la Gestapo, les casernes qui devinrent casernes allemandes; la Feldgendarmerie s’installe au 8 rue de la Grosse écritoire. Les automobiles allemandes immatriculées WH, WL et SS sont prioritaires, interdiction de photographier. Couvre-feu à 22h30.

Source : Wikipédia

Le 29 août 1944, pour sa seconde fois, le pont sera démoli, cette fois ci par les FFI

Voir une autre vue du pont

Photographie ancienne : Romain Urli, merci à lui

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Le « Café National »

Ces deux avant-après montre le « Café National » avant et après la Première Guerre Mondiale.

Si la carte postale indique « Rue de Vesle » c’est bien sur l’actuelle « Rue du Colonel Fabien » que ce situe ce bar aujourd’hui appelé « Le National ».  Cette partie de la rue de Vesle a été débaptisée après la Deuxième Guerre Mondiale (Voir ci-dessous) :

Fabien, rue du Colonel [1946].

<= 192-193, rue de Vesle, => 1-2, avenue de Paris.
Ancienne rue de Vesle, débaptisée pour la partie comprise entre le pont de Vesle et l’ancien emplacement de la Porte-Paris, à l’endroit par lequel, venant de la capitale, le Colonel-Fabien serait entré dans notre cité. Ce changement de dénomination fut imposé par le gouvernement.

(1919-1944). Résistant. Né à Paris le 21 janvier 1919, mort à Habsheim (Haut-Rhin) le 25 décembre 1944. Georges Pierre, dit Fabien, ouvrier métallurgiste, commanda un des premiers groupes d’action du parti communiste. Le 21 août 1941, Fredo, à la station de métro Barbès, tua d’un coup de revolver un aspirant de la Kriegsmarine. 50 otages furent fusillés le lendemain. Il mit ainsi en branle l’engrenage des attentats et des exécutions d’otages. A 26 ans, il fut nommé colonel par ses camarades et lors de la Libération s’élança à leur tête à la poursuite de l’ennemi. Quelques jours après la délivrance de notre ville, son groupe se serait présenté aux portes de Reims et aurait été reçu, dans Courlancy par une quarantaine de partisans rémois. En Haute Alsace, où il rejoignit la 1ère armée française, le 25 décembre au soir, le poste de commandement de Fabien sauta. En voulant étudier le mécanisme d’une mine, Fabien causa ainsi sa mort et celle de ses compagnons. La dépouille du Colonel-Fabien repose au Père-Lachaise sous le Monument de la brigade Fabien. (La Vie Rémoise)

 

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La place Stalingrad et son café

La carte postale de 1930 montre la place de la Magdeleine. Cette place fut rebaptisée « place Stalingrad » en 1946, en souvenir de la terrible bataille entre les Russes et les Allemands lors de la Seconde Guerre Mondiale.

Aujourd’hui le café « le Stalingrad » est l’un des plus célèbres cafés de la ville.

 

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Carte postale : collection Michel Thibault (Amicarte 51)

Avant-après de 2013.

 

 

Inondation dans la rue de Vesle

6 Aout 1944
Photographie personnelle

D’après ce que j’ai pu savoir sur ce genre d’inondations, il y aurait eu un muret le long du canal qui  aurait retenu l’eau rue de Vesle, rue Libergier et les autres rues proches. Je n’ai pas eu d’autres renseignements.

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La Reconstruction – Rue de Vesle

La carte postale a voyagé le 15 octobre 1925, elle montre la reconstruction de la rue de Vesle.

Vous remarquerez les baraquements provisoires installés à l’emplacement de l’actuel magasin « Un Jour Ailleurs ». On voit également sur cette carte l’ancien toit « en pavillon » des « Magasins Modernes » (actuelles « Galeries Lafayette ») qui ont disparu dans l’incendie du 9 novembre 1932 et remplacé en 1933 par les dômes à l’impériale conçus par l’architecte Dufay-Lamy. (www.lesreimsanciens.fr)

La vue est prise à l’angle de la rue de Talleyrand.

Carte postale : collection personnelle (Thuillier, éditeur, Reims)

 

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La Reconstruction, 22 rue de Vesle

Photographie ancienne sur plaque de verre  : collection particulière CC.

Cette photographie a été difficile à réaliser, je n’avais pas assez de recul, le photographe de l’époque était peut-être dans les ruines d’en face.

Époque de Reconstruction de Reims 1919-1930 ; on peut encore voir les palissades devant le magasin de droite

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Rue de Vesle

Cette carte postale a été envoyée dans une enveloppe, sans date ni timbre.

« Elle date des années 1920 après la reconstruction. Pour preuve : les Magasins Modernes remplacent le Grand Bazar d’avant 1914, et au fond nous apercevons le bâtiment tout neuf du Crédit Lyonnais à l’angle de la rue du Trésor. »

Source : Jean Boulet, merci pour ses remarques toujours très pertinentes

On remarque le tramway à la même place que l’actuel et la rue est toujours aussi animée.

Vesle, rue de.

<= 24, place Myron-Herrick, => rue du Colonel-Fabien.
1260 mètres de longueur, en 1929. Elle comprenait alors la rue du Colonel-Fabien.
En 1841 furent réunies la rue de la Porte-aux-Ferrons, la rue de Vesle et la rue du Bourg-de-Vesle, sous la seule dénomination de rue de Vesle.

La rue tire son nom de la rivière qui arrose Reims, traverse la ville sur une longueur de 7 kms et mesure 143 kms.

Elle s’appela rue Bourg-de-Vesle, en 1765.

Source : Jean-Yves Sureau dans la Vie Rémoise

Rue de Vesle
Rue de Vesle

Angle de la rue de Vesle et des Capucins

Vesle, rue de.

<= 24, place Myron-Herrick, => rue du Colonel-Fabien.
1260 mètres de longueur, en 1929. Elle comprenait alors la rue du Colonel-Fabien.
En 1841 furent réunies la rue de la Porte-aux-Ferrons, la rue de Vesle et la rue du Bourg-de-Vesle, sous la seule dénomination de rue de Vesle.

La rue tire son nom de la rivière qui arrose Reims, traverse la ville sur une longueur de 7 kms et mesure 143 kms. Elle s’appela rue Bourg-de-Vesle, en 1765.

Capucins, rue des [17e siècle].

<= 63-65, rue de Vesle, => 58-64, rue du Ruisselet.
1169 mètres de longueur.
Ancienne rue du Jard-Notre-Dame, puis des Capucins, prolongée à travers le couvent et continuée au 19e siècle jusqu’au clos de l’abbaye de Saint-Remi. En 1855 elle fut prolongée à travers le Clos des Capucins, puis en 1856 furent acquises les propriétés Lachapelle et Levarlet dans le même but. C’est une des rues les plus longues de Reims.

Le couvent des Capucins fut bâti en 1593. Il occupait tout l’îlot compris entre les rues Hincmar, Clovis, Boulard et des Capucins. L’église fut détruite à la Révolution, les bâtiments conventuels abritèrent un hôpital militaire, puis la filature J. Benoist. La fraternité des frères Capucins a vécu au 22, rue Brûlée, tout près de l’ancien emplacement du couvent, de 1936 à 1981. Un square a été créé récemment à l’emplacement de leur jardin.

Source : Jean-Yves Sureau dans La Vie Rémoise

Angle rue de Vesle et des Capucins

Rue de Vesle vue de la rue Marx Dormoy (ancienne rue Saint-Jacques)

Dormoy, rue Marx [1946].

<=44-46, rue de Vesle, => 2, place Drouet-d’Erlon.
83 mètres de longueur.
Ancienne rue Saint-Jacques. Dans l’usage et en toute logique, les Rémois appellent toujours cette voie rue Saint-Jacques. Ce changement de nom fut imposé par le gouvernement en 1946.

Source J-Y Sureau dans La Vie rémoise

La Grande Guerre 1914-15 – Reims après le bombardement.

Rue de Vesle vue de la rue Saint-Jacques