Commerçants

Le Goulet-Turpin de la rue du Bois d’Amour

Succursale n°387 des Goulet-Turpin au 89 rue du Bois d’Amour.

Photo N&B : collection privée.

Nous profitons de cet article pour vous signaler une exposition très intéressante, jusqu’au 26 mars,  sur le succursalisme à Reims : l’Hôtel Le Vergeur, par Laurent Leroy, entrée gratuite à l’exposition

 

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193 rue de Vesle

Immeuble bien connu des rémois, visible depuis le pont de Vesle, le canal et la voie Jean Taittinger (ex A4) il marque avec l’immeuble qui lui fait face, l’entrée de la rue de Vesle.

Photo N&B de 1932 : collection Michel Thibault (Amicarte 51).

Voir également sur notre autre site : Archi-Reims-Déco. Cliquez ICI

 

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Les Colonnes / L’Ernest Hemingway

Angle de la rue de Chativesle et de la place d’Erlon

Châtivesle, rue de.

<=69-71, place Drouet-d’Erlon, => 49-51, boulevard Général-Leclerc.
195 mètres de longueur.

On a donné différentes interprétations du nom : château de la Vesle, ou château érigé par Ivelle, archevêque de Reims de 1244 à 1250. Un château aurait en effet été construit dans ce quartier, en dehors de l’enceinte, pour donner au besoin asile aux maraîchers qui y avaient leurs terres et leurs habitations.

Source Jean-Yves Sureau

 

Les Colonnes

La page Facebook du bar actuel

La Chocolaterie Deléans – Maître Artisan Chocolatier depuis 1874

Une fois n’est pas coutume, nous n’avons pas eu a intervenir pour cet avant-après qui nous a été proposé par Mme Francesca Frodefond, propriétaire depuis 1997 de cette célèbre chocolaterie rémoise.

La boutique Deléans Chocolaterie est située au 20 rue Cérès depuis 1874 !

Allez leur rendre visite, le Maître Chocolatier Vincent Frodefond vous étonnera par de nombreuses variétés de chocolats, insolites, pétillants en bouche, en forme de bouchon de champagne ou encore par les spécialités de la maison, comme L’Effervescence, le pavé de Reims à la nougatine et au praliné et tant d’autres…

Il y en a pour tous les goûts, les gourmands et les gourmets. Pour vous donner un avant-goût et aussi l’eau à la bouche, visitez leur site : deleans.fr

Et bonne dégustation !

La carte postale date de 1912. Un grand merci à Francesca Frodefond pour ce superbe document et sa photo actuelle (de 2011).

 

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La Chapellerie Lapchin à l’angle de la rue de Talleyrand et de la rue du Cadran-St-Pierre

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La rue Carnot et le magasin de chaussures « Le Chat Perçant »

Le magasin se trouvait à l’angle de la rue Carnot et de l’ancienne rue de Deux Anges. Le dédales de petites rues ont été complètement bombardées et remplacé par le cours Langlet.

Carte postale ancienne : Jean-Louis Dufour, merci à lui.

Carnot, rue [1894].

<= 1-2, place Royale, => 2, place Myron-Herrick.
La rue fut dénommée aussitôt après l’assassinat du président de la République. Sous le coup de l’émotion, on débaptisa la rue des Tapissiers. La dernière pensée de Carnot aurait été pour Reims, car 10 minutes avant de monter dans la voiture fatale, Carnot aurait dit au maire de Reims combien il avait gardé un bon souvenir de son voyage dans notre Ville et combien il était heureux de lui serrer la main.

(1837-1894). Président de la République. Né à Limoges le 11 août 1837, mort à Lyon le 25 juin 1894. Marie François Sadi Carnot, fut président de la République de 1887 à 1894. Il épousa à Paris, en 1863, Cécile Marie Pauline Dupont-White (1841-1898) et leur petite-fille, Anne Carnot, épousa René Giscard d’Estaing, grand-oncle de Valéry Giscard d’Estaing. Sadi Carnot était le fils du journaliste Hippolyte Carnot (1801-1888), député de Paris, sénateur, franc-maçon, ministre de l’Instruction publique, et le petit-fils du général Lazare Carnot, ministre de la Guerre. Sadi Carnot vint à Reims le 18 septembre 1891 et y fut reçu par le maire Henri Henrot. Il fut inhumé au Panthéon aux  côtés de son grand-père.

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On peut bien remarquer que sur cette carte postale qui date d’avant la Grande Guerre, la rue Carnot était plus étroite qu’aujourd’hui. La Porte du Chapitre qui était restée debout a été démontée pierre à pierre pour être remontée quelques mètres plus loin.

Ci-dessous, place la Myron-Herrick (nommée ainsi en 1919) ; on voit bien le magasin du chat Perçant en face, à l’angle gauche de la rue Carnot

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Enfin, après la Grande Guerre, Le Chat Perçant a disparu et les maisons sont toutes en ruines de ce côté de la place.

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Herrick, place Myron T. [1929].

<=22-25, rue Carnot, => rue de Vesle.
70 x 15 mètres.
Ancienne place du Palais-de-Justice.

(1854-1929). Ambassadeur des États-unis. Né à Hunstington (Ohio) le 9 octobre 1854, mort à Paris le 1er avril 1929. Myron T. Herrick, pendant la guerre 1914-1918, contribua à la création des hôpitaux américains en France. Il apporta ensuite une aide précieuse à la reconstruction des villes, leur ravitaillement et leur équipement. Il vint à Reims, le 19 juillet 1921, pour la pose de la première pierre de la nouvelle bibliothèque. Le 21 mai 1922 il posa celle de l’Hôpital Américain. Il reviendra à l’inauguration de ce dernier le 30 avril 1925 et le 11 mai 1927 à celle des nefs de la cathédrale.

Les chaussures « Succès », rue Carnot.

Actuellement l’agence de la Société Générale. Sur la droite, se  trouvait, dans les années 1960, le magasin d’un photographe

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Café de l’esplanade

devenu Brasserie de l’Esplanade
14 place Aristide Briand

Architecte de la reconstruction : Constant Ouvière
Décoration sculptures et staffs : Berton

Ce bâtiment, réalisé par et pour l’architecte Constant Ouvière, avait fait l’objet d’un premier projet plus urbain (immeuble de trois niveaux sur rez-de-chaussée) dans le même esprit que l’immeuble du 1-3, rue du Château-Porte-Mars réalisé par le même architecte. Les dessins sont signés de Maurice Clauzier, à l’époque chef d’agence chez Ouvière.

Eut égard à la dimension festive du programme le « Café » adopte une écriture Art Déco, façon pittoresque. Ainsi, les cannelures évoques le modelé des constructions frustres en rondins. L’angle est marqué par un pignon composite surmonté d’une vasque allongée. Les caissons sculptés, à l’angle et au-dessus des ouvertures, mèlent harmonieusement motifs floraux et effets de drapé.

Constant Ouvière s’est installé à Reims en 1919 et il semble qu’il a arrêté son activité à Reims vers 1925, son cabinet étatn repris par Maurice Clauzier et Rodolphe Mériaux. Il a déposé 72 permis de construire à Reims

Source : Reims Reconstruction 1920-1930 par Olivier Rigaud et Marc Dedarida, octobre 1988, ouvrage édité par la Ville de Reims – la deuxième photographie ancienne vient de ce livre

Bar de l'Esplanade
Bar de l’Esplanade

A côté du bar de l’esplanade la crêperie Le Bignou

devenu La Villa Roma
place Aristide Briand

Architecte de la reconstruction : Constant Ouvière
Décoration sculptures et staffs : Berton

Constant Ouvière s’est installé à Reims en 1919 et il semble qu’il a arrêté son activité à Reims vers 1925, son cabinet étant repris par Maurice Clauzier et Rodolphe Mériaux. Il a déposé 72 permis de construire à Reims

Source : Reims Reconstruction 1920-1930 par Olivier Rigaud et Marc Dedarida, octobre 1988, ouvrage édité par la Ville de Reims –Cette photographie vient de ce livre

Villa Roma

La rue du Barbâtre et le café des Créneaux

Créneaux, rue des [1794].

<= 1-6, place Saint-Timothée, => 182, rue du Barbâtre.
Anciennes rue de la Grosse-Enclume et rue des Cardinaux réunies sous un même nom à la fin du 18e siècle. Appelée aussi rue des Crénaux en 1829. On débaptisa en 1903 la partie de cette rue comprise entre le Barbâtre et ce qui était alors le boulevard Gerbert, pour lui donner le nom de rue Goïot.
500 mètres de longueur.

Rappelle un ancien fort crénelé bâti par l’abbaye Saint-Nicaise. En 1430, existait encore la Maison-de-Créneaux.

Salines, rue des.

<= 182-229, rue du Barbâtre, => 1-2, place Saint-Nicaise. 115 mètres de longueur.

Le nom semble indiquer la présence d’un dépôt où l’on vendait le sel aux habitants du quartier Saint-Remi.

Source : Jean-Yves Sureau dans La Vie Rémoise

La vue est prise depuis la rue des Salines. A droite, la rue Goïot et à gauche, rue des Créneaux.

Carte postale : collection Pierre Fréville

Rue du Barbâtre

L’Épicerie LHOTE rue des Créneaux

Nous avons peu d’informations concernant cette épicerie qui se trouvait à l’angle de la rue des Créneaux et de la rue des Martyrs, derrière la place Saint-Timothée.

Même les éditeurs de cartes postales s’y sont trompés car sur le premier avant-après le nom du propriétaire est orthographié « Loth » au lieu de « Lhote ».

Carte postale : éditeur ELD

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Epicerie Lhote

 

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Le « Restaurant d’Espagne » avenue de Laon

Ce restaurant de spécialités espagnoles était situé avenue de Laon, un peu avant la place Saint-Thomas (en allant vers la sortie de la ville). Il ne survivra pas à la guerre de 14-18 car les immeubles de ce côté de l’avenue seront entièrement et différemment reconstruits.

Avenue de Laon

La Maison Happillon – Cormontreuil

A la fin du XIXe siècle on pouvait voir à Cormontreuil face à la mairie, la Maison Happillon, à la fois « Restaurant Historique » et « Musée d’Armes » qui arborait fièrement sur sa façade l’effigie du général Kellermann (voir le 1er avant-après). Une grande collection d’armes étaient exposées dans le restaurant.

Nous ne savons pas à quel moment s’est effectué le changement de propriétaire mais la deuxième vue montre que la maison détruite après la Première Guerre Mondiale, porte l’enseigne « Warnet-Wéber ».

Aujourd’hui la maison, qui a pris un étage supplémentaire, est toujours un restaurant : « Le Refuge ».

Voici la nécrologie de M. Happillon sur la Vie Rémoise :

HAPPILLON.
Décédé à Cormontreuil, était un de ces vaillants patriotes, un « passionné de l’armée » ainsi que le disait M. le Dr Colleville en retraçant sa vie toute d’honneur.
Qui ne connaît cette belle collection d’armes réunies dans l’hôtel qu’il exploitait à Cormontreuil. Placée sous la mâle figure du général Kellermann qu’il avait prise pour enseigne, elle évoquait bien des faits historiques de la période révolutionnaire et même contemporaine. La guerre de 1870-71 où M. Happillon prit une part sinon active du moins distinguée, y était aussi largement représentée. L’hôte qui faisait si bon accueil aux visiteurs, se plaisait à en décrire les multiples objets et à parler, avec enthousiasme de son rôle pendant la campagne. Sa conduite a été d’ailleurs grandement appréciée par la presse rémoise.
En 1892, lors de l’organisation de l’Exposition de Valmy, il fut un des premiers qui offrit son concours à cette grande manifestation patriotique et populaire. Entre autres pièces curieuses, nous nous rappelons le sabre de Kellermann, ce sabre qu’il présenta au banquet officiel et dont se servit le général Cœuret de Saint-Georges pour commander le défilé des troupes devant la statue du vainqueur de Valmy.
En M. Happillon disparaît en même temps qu’un membre dévoué de la Croix-Rouge et du Souvenir français, un véritable et dévoué citoyen.
Albert Baudon.
Source : AMB 1905.

Cartes postales : collection Thomas Geffrelot

www.restaurant-lerefuge.com

 

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