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Libération de Reims le 30 août 1944 : des GI rue Martin-Peller

Dans la matinée du 30 août 1944 , les chars de l’armée du Général Patton entrent dans Reims par l’avenue d’Epernay. Derrière eux, suivent des colonnes de jeeps, Dodges, GMC…

Après les dernières escarmouches qui ont eu lieu dans la nuit du 29 au 30 août, les Allemands sont partis sans tambour ni trompette par la route de Rethel. Seulement ils ont pris soin de faire sauter le pont de Vesle le 29 au soir. Aux premières heures du 30 août, les patrouilles américaines, qui ont campé à Cormontreuil et à la Maison-Blanche, investissent la ville. Les GI avancent silencieusement, en file indienne, mitraillette au poing.

les Américains prennent la ville en tenaille en passant avec leurs chars, d’un côté par le pont de Fléchambault (qui a été préservé par les Résistants) et de l’autre côté par les rues du docteur Bienfait, du Bois d’Amour et de la Victoire (celle de 1918 !). Ils empruntent le pont de Saint-Brice qui n’a pas sauté. Les quartiers de « La Maison Blanche » et « Porte de Paris » furent les premiers quartiers de Reims à être libérés.

 

Les Américains sur l’avenue de Paris, au carrefour avec la rue Martin-Peller :

 

Ci-dessous : Les GI en stationnement devant la succursale des Goulet-Turpin rue Martin-Peller. Cet avant-après date de l’été 2013 (depuis le magasin de fleurs a fermé).

Photos N&B : collection Michel Thibault (Amicarte 51)

 

Le Pont de Vesle le 11 juin 1940

Photographie allemande

Le 11 juin 1940 les Allemands entrent à Reims avec des éléments de la 45e division d’infanterie et avec l’occupation arrivent les réquisitions, le rationnement, les personnes arrêtées et fusillées. Les allemands firent sauter le pont de Vesle. Cette occupation rappelle pour certains celles de 1870 et de 1914.

Réquisition comme l’hôtel du Lion d’Or pour la Kommandantur, la maison Demay rue Jeanne-d’Arc pour la Gestapo, les casernes qui devinrent casernes allemandes; la Feldgendarmerie s’installe au 8 rue de la Grosse écritoire. Les automobiles allemandes immatriculées WH, WL et SS sont prioritaires, interdiction de photographier. Couvre-feu à 22h30.

Source : Wikipédia

Le 29 août 1944, pour sa seconde fois, le pont sera démoli, cette fois ci par les FFI

Voir une autre vue du pont

Photographie ancienne : Romain Urli, merci à lui

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Inondation dans la rue de Vesle

6 Aout 1944
Photographie personnelle

D’après ce que j’ai pu savoir sur ce genre d’inondations, il y aurait eu un muret le long du canal qui  aurait retenu l’eau rue de Vesle, rue Libergier et les autres rues proches. Je n’ai pas eu d’autres renseignements.

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Le 30 août 1944 Reims est libérée

Dès le veille, mardi 29 août 1944 dans l’après-midi plusieurs accrochages entre les FFI et des unités allemandes sont signalés ainsi que la progression de troupes américaines qui se positionnent alors à Cormontreuil.

Le 30 à l’aube, les Américains investissent la ville en passant avec leurs chars par le pont de Fléchambault qui a été préservé par les Résistants. En revanche le pont de Vesle a sauté. Les Rémois sont enchantés et démonstratifs lorsqu’ils voient leurs libérateurs. Les maisons sont pavoisées. Les familles descendent dans le centre-ville, se rassemblent notamment place Royale, près de Palais de Justice mais encore place d’Erlon et du côté des Promenades.

Source : « L’histoire en rafale » le blog d’Hervé Chabaud

La vue ici, est prise rue de Bétheny.

Photo N&B : © coll. Laurent Leroy-Bernard

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Le Pont de Vesle en 1940 et en 1944

Lors de la Seconde Guerre mondiale, le 11 juin 1940, le Génie français fait sauter le pont de Vesle pour couper la route à l’armée allemande. Il s’effondre en V dans le canal :

Source et photos d’époque : « Reims Mémoire en Images » de Michel Thibault, Editions Alan Sutton.

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Le Square des Victimes de la Gestapo

C’était une maison de la reconstruction, construite en 1925-26 par les architectes Edmond Herbé et M. Deffaux au 18 rue Jeanne d’Arc.
Cet hôtel particulier appartenait à la famille Demay, jusqu’à sa réquisition par les Allemands sous l’Occupation. C’est dans cet immeuble que de nombreux patriotes ont été interrogés et torturés, avant d’être internés, fusillés ou déportés.
A la Libération, l’immeuble a été réquisitionné par les Américains puis par les FFI.
Après la guerre, la famille Demay renonça à s’y réinstaller et préféra le louer.

Dans les années 1970, les propriétaires ne trouvèrent plus à le louer et il commença à se délabrer progressivement, puis il fut squatté et vandalisé, au point qu’ils finirent par songer à le démolir.
En 1979, la municipalité d’alors refusa d’accorder le permis de démolition et envisagea d’acquérir la maison pour la mettre à la disposition des Associations Patriotiques. La ville était même disposée à l’acquérir avec l’aide des Associations pour y créer un Musée de la Résistance.
Mais devant l’ampleur du volet financier, l’UFAC Rémoise proposa que la maison soit achetée par la Ville, démolie et le site transformé en espaces verts avec une plaque commémorative.
C’est la municipalité suivante qui la fit démolir en 1985.

Photos N&B : Jean-Pierre Husson (CRDP-Champagne-Ardenne)

 

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Les Allemands à Reims sur la route de Paris

Photographie : collection Romain Urli, merci à lui
Cette photographie a été prise le 12 juin 1940 par les Allemands.

Cette porte, grille en fer forgé , aux armes de France, fut inaugurée en 1776, elle se trouvait aux abords de la Vesle, elle fut déplacée en 1847, et remontée à la hauteur des anciens abattoirs, (actuelle clinique des bleuets située rue du colonel Fabien et de la rue Martin Peller). Devant le trafic automobile grandissant elle sera à nouveau démontée en 1949, séjournera jusqu’en 1953 dans des caisses, année où elle sera remontée dans les basses promenades. la porte Paris est l’œuvre de deux serruriers rémois Lecoq et Revel, commandée pour le sacre de Louis XVI en remplacement de la porte Vesle, la porte ne sera achevée qu’en 1776, soit un an après le sacre…. en 2000 elle sera nettoyée.

Avec ou sans porte, pour bon nombre de rémois le quartier et le carrefour Martin-Peller sont toujours celui de la Porte de Paris.
Porte classée aux monuments historiques le 18-12-1919.

Porte de Paris
Porte de Paris

9 Mai 1945 : le Grand Défilé de la Victoire

Au lendemain de l’acte de Capitulation de l’Allemagne nazie signée le 7 mai 1945 à Reims (puis le 8 mai à Berlin), un grand défilé est organisé par les vainqueurs. Voici ce que dit Hervé Chabaud sur son blog « L’Histoire en Rafale » :

« la Victoire donne lieu à Reims à un grand défilé le 9 mai 1945. Après une cérémonie au monument aux morts. Le cortège traverse la ville de la place de la République à la place Aristide-Briand en passant par le boulevard Foch, la place Drouet-d’Erlon, la rue de Vesle et la place Royale.

La population descend massivement dans la rue pour l’occasion. A 10 heures, apparaît la musique militaire américaine. Huit mille homme des formations américaines participent à ce défilé sans oublier les troupes françaises, les formations de la préparation militaire, les sapeurs-pompiers et de nombreux groupements civils comme la Croix-Rouge, les déportés et les prisonniers de guerre, les représentants des mouvements de Résistance, les anciens combattants et mutilés de la Première Guerre mondiale, les scouts, les enfants des écoles de la cité. »

La photo montre le défilé descendant le boulevard Joffre et tournant au niveau de la rue Chaix d’Est Ange pour se diriger vers la Porte de Mars puis descendre ensuite le boulevard Foch.

Photo N&B : Collection personnelle d’Armelle Troisgros. Merci à elle pour nous avoir permis d’utiliser son document.

cndp.fr/crdp-reims

 

Armelle Troisgros

 

12-13 juin 1940, place d’Erlon

Dans l’article de Militaria Magazine hors-série n° 34 de 1999 : « Paris ville ouverte, un printemps désastreux (2)« , par Yves Buffetaut, Patrick Prillieux a trouvé ces deux photographies de deux véhicules blindés allemands garés place d’Erlon. On sait que la ville de Reims a été occupée à partir du 12-13 juin.

Merci à lui de nous les avoir transmises. Merci aussi à ceux qui pourraient nous donner des informations supplémentaires.

Les photographies actuelles ont été prises le 11 mai 2015.

Place d'Erlon
Place d’Erlon
Juin 40, place d'Erlon
Juin 40, place d’Erlon

REIMS berceau de la PAIX

Depuis juin 1940, Reims est occupée. Le 30 août 1944, Reims est libérée.

A partir de février 1945, le collège moderne et technique de Reims – aujourd’hui lycée Roosevelt – devient le quartier général du commandement suprême des forces alliées.

Il voit le 7 mai 1945 à 2h41 du matin, la signature d’un acte historique majeur, la signature de la capitulation allemande, mettant un point final à la Seconde Guerre Mondiale en Europe, et enjoignant les forces allemandes à cesser les combats le 8 mai.

Reims devient alors le berceau de la Paix.

(Extrait du programme des festivités du 70 ème anniversaire de la Reddition allemande). Reims.fr

Capitulation de l’Allemagne : le 7, le 8 ou le 9 mai 1945 ? : l’annonce de la capitulation à Reims provoque la fureur de Staline. Le chef soviétique se sent trahi et voit dans cette signature rémoise un complot tourné contre lui et l’URSS. L’autre raison de cette rage est le lieu de la capitulation. Staline, pour des raisons de propagande, veut qu’elle ait lieu sur le territoire de l’ennemi vaincu, à l’Est. Une cérémonie solennelle à Berlin permet d’officialiser la capitulation aux yeux du monde entier.

Le faste de cet événement fait du 8 mai la journée de la capitulation. Pourtant, le document signé par les dirigeants allemands est presque identique à celui signé quelques heures auparavant à Reims. De plus, la signature a lieu à 23 heures à Berlin. À la faveur du fuseau horaire, il est donc minuit à Moscou. C’est ainsi que la capitulation allemande est célébrée le 9 mai dans la capitale russe.

L’histoire n’a retenu qu’une date, le 8 mai. Pourtant c’est bien le 7 mai 1945 que fut officiellement signé l’acte de reddition de l’armée Allemande.

Musée de la Reddition-Reims.fr

Le Point.fr

L’Express.fr

 

Roosevelt2015

 

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