Le Nautilud
Pendant près d’un demi-siècle, le Nautilud a fait partie des grands équipements sportifs familiers aux Rémois.
La décision de construire une piscine et une patinoire olympiques à proximité du stade Auguste-Delaune est prise par la Ville en juillet 1961. En 1962, le maire Jean Taittinger signe une convention avec les architectes Jean-Claude Dondel, Roger Dhuit et Jacques Herbé. Les travaux se déroulent de 1965 à 1967.
Le complexe est conçu de manière originale : la patinoire occupe une aile, la piscine l’autre, tandis qu’une partie centrale rassemble vestiaires, douches, bureaux et installations techniques. Le Nautilud est pré-inauguré le 8 octobre 1967, puis officiellement inauguré le 1er décembre en présence de François Missoffe, ministre de la Jeunesse et des Sports.
Côté piscine, les Rémois disposent notamment d’un bassin olympique de 50 mètres, d’un bassin d’apprentissage et, plus tard, d’un toboggan de 86 mètres, d’un solarium et de différents équipements de loisirs. À côté, la patinoire possède une piste de 30 mètres sur 60 et ses propres tribunes.
Très fréquenté pendant plusieurs générations, le bâtiment vieillit cependant mal. Sa charpente en bois lamellé-collé présente progressivement d’importants désordres. En octobre 2013, face au risque d’effondrement, la municipalité décide de fermer définitivement la piscine et la patinoire. Leur démolition est décidée l’année suivante.
Le site est ensuite devenu un vaste espace de stationnement et accueille depuis 2018 une partie de la fête foraine, autrefois installée dans les Promenades.
Pour beaucoup de Rémois, le Nautilud reste surtout associé aux souvenirs d’enfance : premières longueurs, patins à glace et sorties scolaires. Sa disparition en 2014 a effacé du paysage un équipement qui avait marqué près d’un demi-siècle de vie sportive rémoise.
Ci-dessous l’avant-après que nous avions fait en mai 2014 :
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C’était un véritable temple dédié au travail des corps … J’en sortais à chaque fois vidé.
Et que dire de la vue, notamment de la charpente, à l’intérieur comme à l’extérieur.
Cela m’a terriblement encouragé à persévérer, faire mon trou dans la vie.
Une mise au point s’impose : tout refaire coûtait-il vraiment moins cher que de ne changer que le toit ?
Bonjour, merci pour votre commentaire. Je ne sais pas, en effet si la démolition s’imposait absolument. La piscine actuelle, au début de l’avenue de Laon est aussi une belle architecture.
Merci de votre visite et à bientôt sur notre site.
Véronique
Bjr, pour l ancienne charpente, mon grand-père a travaillé dessus, il m’a laissé une anecdote, un de ses collègues a fait tomber sa clé à molette dans le grand bain qui était rempli d eau, le gars se grattant la tête pour savoir comment faire pour la récupérer, une fois parti mon grand-père a sorti un aimant avec une ficelle et la plongée dans la piscine et hop récupéré ! Le lendemain le gars a cherché sa clé qui n était plus là. On est toujours en possession de la fameuse clé !
Si le gars est venu avec son maillot de bain, il a dû chercher longtemps ! Ha ha… s’il vient de temps en temps sur ce site, votre grand-père va avoir des ennuis !… Bonne semaine
Quels excellents souvenirs pour moi! Magnifique piscine où je venais plusieurs fois par semaine et cours particuliers de crawl sur dos!Quelle bêtise de l’ avoir sacrifiée pour des parkings!
D’après ce qu’on a pu savoir, toute l’armature en bois était fichue et très difficilement réparable… Aux dernières nouvelles, un grand complexe sportif va être construit à la place de la Petite Vitesse,mais quand ?
Merci Claudette pour votre fidélité sur nos sites.