Rue de la Grosse Écritoire et la Caisse d’Epargne
La rue de la Grosse Écritoire est l’une de ces petites rues rémoises dont le nom intrigue encore aujourd’hui. Il proviendrait tout simplement d’une enseigne représentant une grosse écritoire, signalée sur une maison de la rue dès le XVIIe siècle.
En 1887, lorsque la nouvelle Caisse d’Épargne est construite face à l’Hôtel de Ville, il est même proposé de rebaptiser la voie « place de la Caisse d’Épargne ». On préfère finalement conserver son curieux nom ancien.
La Caisse d’Épargne est l’œuvre d’Ernest Brunette, fils de Narcisse Brunette et son successeur comme architecte municipal. Il lui donne une imposante façade néoclassique, à la mesure de son prestigieux voisin, l’Hôtel de Ville.
L’édifice est très endommagé pendant la Grande Guerre. Entre 1923 et 1927, l’architecte François Maille ne se contente pas de le restaurer : il réaménage profondément l’intérieur et réalise notamment une grande coupole en pavés de verre permettant d’éclairer naturellement la salle des guichets.
La façade porte encore aujourd’hui les traces de la guerre : comme sur les murs de l’Hôtel de Ville situé juste en face, on peut observer de nombreux petits « pansements » de pierre correspondant aux impacts d’éclats d’obus réparés lors de la restauration.
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