Le moulin de Courville
Courville est située dans une courbe de la vallée de l’Ardre, à 27 km de Reims. L’ancien moulin se trouve rue William-Muir-Russel, tout près du pont sur l’Ardre.
La rue porte le nom de William Muir Russel, aviateur mort pour la France le 11 août 1918, et de son père Henry Russel, bienfaiteur du village.
Le nom de Courville vient de Curba Villa, désignant un domaine situé dans une courbe de l’Ardre. Les formes anciennes du nom sont attestées dès le Xe siècle.
La légende de la carte postale indique que le grand bâtiment abritait le moulin et une scierie de pierre. Elle montre également les ponts sur l’Ardre après la retraite allemande d’août 1918.
Dans la monographie de Courville de l’abbé J. Galland, curé de Courville, rééditée par Philippe Chagneau, on peut lire :
* Dans la monographie de Courville par l’abbé J. Galland, curé de Courville et réédité par Philippe Chagneau on peut lire :
Scierie de Pierres – C’est aussi vers cette époque que M. Pouplin-Gardin ayant acheté le moulin de Courville le transforma en usine où l’on sciait la pierre extraite des carrières de Courville (1). Un endroit était aussi réservé dans l’usine pour une huilerie, huile de noix, de lin, de colza; mais ce commerce eût peu de durée comme existence. Le commerce de la pierre prit une plus grande extension vers 1890 quand M. Pouplin loua son usine à M. Eugène Gillet-Montier qui pendant 15 ans fit fructifier la maison: les dalles, les balcons, pavés, doublures, marches d’escalier, auges etc. et la pierre brute étaient constamment demandés sur le marché de Paris. Le petit fils de M. Pouplin, M. Fernand Quentin a repris la maison en continuant à lui donner plus d’essor.
On peut y lire aussi qu’en 1732 1732 – (G.87) Procès verbaux d’expertises des réparations à faire au château et ses dépendances. Etat de bois nécessaires pour réparer les pressoirs et le moulin. Et en 1757 – 29 Août (G.74 et G.143) Accord passé entre Pierre Villain intendant de l’archevêché et les habitants de Courville par lequel ceux-ci s’engagent à entretenir le pont de bois près du moulin, l’entretien de l’arche de pierres servant à la décharge de la rivière près dudit moulin, l’entretien de l’arche de pierres restant à la charge de l’archevêque. Ratification de cet accord par Jean de Rohan, archevêque de Reims, le 12 Octobre 1757.
En 1778 – 26 Août (G.74) Sentence provisionnelle du bailliage royal de Reims ordonnant de faire des réparations urgentes aux moulins de Courville.


William Muir Russel incarne l’esprit d’aventure et de détermination des premiers aviateurs. Son lien avec le Moulin de Courville souligne à quel point chaque terrain d’atterrissage a joué un rôle clé dans les exploits aériens de l’époque. Un véritable pionnier du ciel !