Le haut du boulevard Jamin à la fin de la Grande Guerre
Cette vue montre le haut du boulevard Jamin à la fin de la Première Guerre mondiale. Plusieurs maisons du secteur ont été fortement endommagées par les bombardements et les incendies.
Le 12 avril 1917, Louis Guédet rapporte dans son journal le témoignage de deux habitants du boulevard Jamin :
En descendant de la justice de Paix, je rencontre Risbourg (Amédée César Risbourg, comptable de notaire (1860-1932)), clerc de chez Mandron qui me dit que le 3ème d’artillerie lourde lui a tout pillé de ce qui lui restait d’épargné par l’incendie dans sa maison 77, boulevard Jamin (la famille reviendra habiter à cette adresse après la fin de la guerre), M. Delcroix, 69, même boulevard, me déclare que ces mêmes artilleurs du 3ème lourd lui ont pillé 400 bouteilles de Champagne, pour 400 F de conserves et tout son linge, et cela sous les yeux des officiers !

