Le jardin Henri Deneux et la rue du Cloître
Avant la Première Guerre mondiale, le jardin situé derrière la cathédrale de Reims n’existait pas sous sa forme actuelle.
L’espace qu’il occupe aujourd’hui était alors en grande partie occupé par des bâtiments canoniaux et des dépendances du chapitre de la cathédrale : maisons de chanoines, cours, jardins privés et annexes du Palais du Tau.
C’est à leur emplacement qu’a été aménagé, au début des années 1920, le cours Anatole-France*, lors de la Reconstruction du quartier.
Après la Grande Guerre, la Reconstruction transforme profondément les abords de la cathédrale. Les destructions permettent de dégager le chevet du monument et de recomposer tout le secteur, tandis qu’Henri Deneux dirige l’immense chantier de restauration de la cathédrale.
L’espace situé derrière la cathédrale et le palais du Tau prend progressivement l’aspect que nous lui connaissons aujourd’hui. Longtemps appelé jardin du chevet de la cathédrale, il reçoit officiellement en mai 2011 le nom de jardin Henri-Deneux, en hommage à l’architecte rémois qui consacra une grande partie de sa carrière à la restauration de Notre-Dame après la Grande Guerre.
un buste d’Henri Deneux a été installé dans le jardin et inauguré le 24 juin 2017, le jour de l’inauguration de la Grande Rose restaurée.
La rue du Cloître, avant la Grande Guerre rejoignait la rue du Cardinal de Lorraine, il ne subsiste plus que le tronçon situé entre la place des Martyrs de la Résistance et la place Royale.
* Le nom « Anatole France » rend hommage à l’écrivain et académicien français (1844-1924), prix Nobel de littérature en 1921, figure très respectée dans la France de l’entre-deux-guerres.
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