Reconstruction

La rue des Elus

Carte postale de la Reconstruction montrant la rue des Elus élargie, à l’angle du Cours J.-B. Langlet nouvellement percé. L’immeuble de droite était déjà une Banque, à l’époque. On remarque des modifications au niveau de la base du dôme, de part et d’autre de l’oeil de boeuf central.

 

 

 

Le Monument aux Morts

Le monument aux Morts de Reims est un ensemble architectural formé d’un hémicycle de colonnes de pierres, surélevé par un jeu de terrasses. Il est placé dans le Square de la Mission, ouvert sur la place de la République et regardant vers les Hautes-Promenades.

Cette œuvre magistrale inspirée des grands monuments de l’Antiquité est l’oeuvre de l’architecte rémois Henri Royer. Sur l’arc en façade centrale on peut lire : « Enfants de Reims tombés au champ d’honneur que ce monument édifié par votre ville meurtrie exprime à jamais son deuil et sa fierté ». 4 567 rémois sont morts pour la France et 740 victimes civiles sont décédées au cours de ce conflit.

Au centre de l’hémicycle, sur un socle, la statue en bronze de Paul Lefèvre représente un homme prostré, dans une position proche de celle du « Penseur » de Rodin et évoque la « Pensée accomplissant son effort de résurrection ».

De part et d’autre de l’hémicycle, deux bas-reliefs encadrent la statue centrale. Celui de gauche « 1914 le sacrifice » montre la peine des familles qui ont perdu l’un des leurs au cours du conflit. Celui de droite « 1918 la leçon du passé » est destiné aux générations futures pour qu’elles connaissent le sacrifice de leurs parents et insiste sur la leçon qu’elles doivent tirer de cette douloureuse épreuve.

C’est donc l’un des rares monuments de France qui délivre explicitement un message pédagogique. L’inauguration fut tardive, après la reconstruction de la ville, le 1er juin 1930. Il n’y a pas de noms inscrits sur l’édifice. La liste des morts est scellée dans une des pierres du monument.

Source : Monuments de Champagne 14-18

 

 

 

L’Hôtel Lallement devenu Hôtel Victoria

Carte postale datant de la Reconstruction. On y voit l’hôtel Lallement qui est aujourd’hui l’hôtel Victoria.

Vous aurez bien sûr reconnu la place Drouet-d’Erlon et à droite la rue Buirette. La fontaine Subé est juste derrière le photographe. Pour info, le même immeuble est situé de l’autre côté de la rue Buirette, au niveau du bar le « Lion de Belfort ».

 

 

Rue du Cadran-Saint-Pierre

Jolie carte postale de la Reconstruction de la ville et notamment de la rue du Cadran-Saint-Pierre. On peut noter que le bâtiment à l’angle du la rue du Clou dans le Fer, qui n’a pas été entièrement détruit pendant la Grande Guerre, sera ensuite démoli pour permettre l’agrandissement de la rue.

 

 

La Fontaine des Boucheries

Cette fontaine a été installée à plusieurs endroits d’où son surnom de « fontaine baladeuse ». Pour en savoir plus cliquez sur cet autre article de Reims Avant => Fontaine des Boucheries  Notez également la présence de la plaque en hommage au docteur Langlet qui a été récemment réinstallée sur une petite stèle, non loins de l’ancien emplacement de cette fontaine.

 

 

Le quartier du Boulingrin

Carte postale des années de la reconstruction de la ville. La rue de Mars vient dernièrement de se refaire une beauté avec un nouveau pavage.

 

 

Le Square Colbert

Le square et la statue Colbert (de dos) vers la gare.

Cette carte postale date des années de la reconstruction de la ville, dans les années 1925. Elle fait partie de la série de photochromes des « Editions Reims Cathédrale » et porte le numéro 13. Elle s’intitule « Jardin Colbert vers la gare ».

NB : Notez le changement de toiture au niveau de la gare.

 

 

Le Cours J.-B. Langlet vu depuis la rue Thiers

Voici une autre carte postale de la série des cartes colorisées en rouge-orangé. Editeur Létang, phototypie J. Combier.

Dans le courant de l’année 1914, Jean Combier s’installe à Mâcon pour y créer une entreprise spécialisée dans la publication de cartes postales et la photographie scolaire. Dès 1919, il achète des presses phototypiques et en 1922 il emménage au 4 rue Agut où il développe une entreprise d’imprimerie au rayonnement national. C’est en 1935 qu’il crée la marque CIM (Combier Imprimeur Mâcon) et achète de nouveaux locaux à Crottet (Ain) où il développera les procédés photo-mécaniques dont le tirage au bromure.

Vous aurez bien sûr reconnu le Cours Jean-Baptiste Langlet vu depuis la rue Thiers et la place Jules Lobet.

 

 

La rue de l’Etape

Le 3 août nous vous avons montré une carte postale de la rue de l’Etape colorisée en rouge-orangé. Voici aujourd’hui une autre carte de cette même rue mais colorisée en jaune et avec un point de vue légèrement différent.

L’époque est la même, c’est-à-dire la reconstruction de la ville et les modifications de certains immeubles sont identiques. Cliquez ici pour voir la carte. La vue est prise de la rue de Talleyrand en direction de la place d’Erlon. Aujourd’hui les Ginkgo Biloba cachent la fontaine Subé.

L’éditeur est A. Guerdoux et la phototypie est toujours de J. Combier.

 

 

Le Cours Jean-Baptiste Langlet

Le Cours Jean-Baptiste Langlet.

Cette carte postale date des années de la reconstruction de la ville, dans les années 1925. Elle fait partie de la série de photochromes des « Editions Reims Cathédrale » et porte le numéro 11. Elle s’intitule « Cours J-B Langlet.

Notez que la statue du soldat en hommage aux 132e, 332e R.I. et 46e Territorial fut ensuite transférée place Léon-Bourgeois. La fontaine des Boucherie prit alors sa place avant d’être installée place Jules Lobet au moment de la construction du tramway.

 

La rue de l’Etape

La carte postale est de l’époque de la reconstruction de la ville. Elle montre la rue de l’Etape vue depuis la rue de Talleyrand en direction de la place Drouet-d’Erlon. Vous remarquerez la modification au niveau de l’immeuble de gauche qui a prolongé le 1er étage au niveau des colonnes bordant la rue. A droite on note la disparition du balcon d’angle et la continuité de la corniche sur les deux côtés de l’immeuble.

La particularité de cette carte est d’être colorisée en rouge-orangé. Cette colorisation est due à la phototypie de J. Combier de Mâcon pour  l’éditeur Prot. Une autre série a été éditée en jaune !

 

 

 

 

L’Hôtel de Ville vue de la place Royale

L’Hôtel de ville et la rue Colbert vues depuis la place Royale.

Cette carte postale date des années de la reconstruction de la ville, dans les années 1925. Elle fait partie de la série de photochromes des « Editions Reims Cathédrale » et porte le numéro 14.

 

 

 

La statue de Louis XV sur la place Royale

La statue de Louis XV sur la place Royale, vue sous un angle différent des cartes postales habituelles puisque la photo est prise en direction de la rue Cérès.

Carte postale des années 1930.

 

 

Restaurant « La Grappa »

La carte postale date des années 1925 environ. La reconstruction de cette partie de la rue du Colonel Fabien, détruite en 1914-1918, est achevée. (A l’époque elle est encore dénommée « rue de Vesle »).

L’immeuble est occupé par le « Café-Hôtel de La Porte de Paris » car il est situé tout à côté de cette Porte dont on aperçoit à droite, un morceau de la grille ouverte.

C’est aujourd’hui, et depuis 1976, le restaurant italien « La Grappa » (49 rue du Colonel Fabien.)

 

 

L’Avenue de Laon à l’angle de la rue Boudet

L’avenue de Laon à l’angle de la rue Boudet, la vue est prise en direction du boulevard des Belges.

– Boudet, rue Jean Baptiste Pierre (baptisée en 1892) Pharmacien (26/10/1748-18/12/1828) Chimiste. Il prit part à l’expédition d’Egypte comme pharmacien chef. Cette voie n’a pas été reconnue par la mairie en 1901. (Reims rues et Lieux)

La carte postale a été faite à la fin de la reconstruction de la ville après la Grand Guerre. (Collection Michel Thibault – Amicarte 51)

 

 

 

Le Pont de Vesle

Le pont de Vesle est inauguré par le président de la République, Albert Lebrun, le 2 juin 1935, en même temps que le stade de la Chaussée-Bocquaine. En juin 1940, les troupes françaises le font sauter pour retarder l’arrivée des Allemands. Il est reconstruit pendant la guerre, mais le 29 aôut 1944 il est dynamité par les troupes allemandes pour retarder la progression des Alliés !

De nouveau reconstruit, il subira quelques transformations lors de l’arrivée de l’autoroute A4 (actuelle voie Jean Taittinger).

Rappelons qu’avant sa construction un pont en pierre passait sur la Vesle et une passerelle métallique enjambait le canal.

Carte postale : collection Michel Thibault (Amicarte 51)

 

 

L’avenue de Laon à hauteur du bar « Le Lutétia »

Voici l’avenue de Laon prise en direction du centre ville. A droite au n° 259 on voit le bar « Le Lutétia ».

Cette carte postale date des années 1930 donc à la fin de la Reconstruction de la ville.  (Collection Michel Thibault – Amicarte 51)

 

 

 

La rue Thiers pendant la Reconstruction

La carte postale faite pendant la reconstruction de la ville a circulé en 1927. Elle montre la rue Thiers et tout de suite à droite, le Cours Langlet nouvellement percé. Regardez attentivement l’immeuble qui fait l’angle de ces deux rues : il est destiné à abriter une agence de la marque automobile Berliet ! Dans les années qui suivront ce sera un Goulet-Turpin. Ensuite les enseignes se succéderont. aujourd’hui c’est le magasin de décoration « Atelier Casa-Nova ».

Notez également le changement de direction des rails du tramway !

 

 

Ci-dessous un agrandissement de la façade avec l’enseigne « Berliet » :

 

 

Le Pont de l’Avenue de Laon

La Reconstruction commence après les destructions dévastatrices de 1914-1918.

Laon, avenue de [1885].

<= 2, place de la République, => avenue Nationale.
1900 mètres de longueur en 1929 et aujourd’hui 2626 mètres.
Le Faubourg de Saint-Thomas, qu’on appela aussi Faubourg de Mars, puis Faubourg de La Neuvillette, prit officiellement le nom de rue du Faubourg de Laon en 1841.
En 1885 l’ancienne rue du Faubourg-de-Laon fut transformée en rue de Laon. Le quartier de Laon, relié à la ville par une place monumentale, ne pouvait plus être considéré comme un faubourg. Mais quelques jours plus tard il fut décidé de l’appeler avenue de Laon à la suite d’une pétition signée par un grand nombre d’habitants de la rue du Faubourg-de-Laon.

Source Jean-Yves Sureau : La Vie Rémoise

L’Avenue de Laon est rattachée à la place de la République par le Pont de Laon qui enjambe les voies du réseau ferré. La gare de Reims est située à quelques centaines de mètres sur la gauche.

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