Reconstruction

La statue de Louis XV sur la place Royale

La statue de Louis XV sur la place Royale, vue sous un angle différent des cartes postales habituelles puisque la photo est prise en direction de la rue Cérès.

Carte postale des années 1930.

 

 

Restaurant « La Grappa »

La carte postale date des années 1925 environ. La reconstruction de cette partie de la rue du Colonel Fabien, détruite en 1914-1918, est achevée. (A l’époque elle est encore dénommée « rue de Vesle »).

L’immeuble est occupé par le « Café-Hôtel de La Porte de Paris » car il est situé tout à côté de cette Porte dont on aperçoit à droite, un morceau de la grille ouverte.

C’est aujourd’hui, et depuis 1976, le restaurant italien « La Grappa » (49 rue du Colonel Fabien.)

 

 

L’Avenue de Laon à l’angle de la rue Boudet

L’avenue de Laon à l’angle de la rue Boudet, la vue est prise en direction du boulevard des Belges.

– Boudet, rue Jean Baptiste Pierre (baptisée en 1892) Pharmacien (26/10/1748-18/12/1828) Chimiste. Il prit part à l’expédition d’Egypte comme pharmacien chef. Cette voie n’a pas été reconnue par la mairie en 1901. (Reims rues et Lieux)

La carte postale a été faite à la fin de la reconstruction de la ville après la Grand Guerre. (Collection Michel Thibault – Amicarte 51)

 

 

 

Le Pont de Vesle

Le pont de Vesle est inauguré par le président de la République, Albert Lebrun, le 2 juin 1935, en même temps que le stade de la Chaussée-Bocquaine. En juin 1940, les troupes françaises le font sauter pour retarder l’arrivée des Allemands. Il est reconstruit pendant la guerre, mais le 29 aôut 1944 il est dynamité par les troupes allemandes pour retarder la progression des Alliés !

De nouveau reconstruit, il subira quelques transformations lors de l’arrivée de l’autoroute A4 (actuelle voie Jean Taittinger).

Rappelons qu’avant sa construction un pont en pierre passait sur la Vesle et une passerelle métallique enjambait le canal.

Carte postale : collection Michel Thibault (Amicarte 51)

 

 

L’avenue de Laon à hauteur du bar « Le Lutétia »

Voici l’avenue de Laon prise en direction du centre ville. A droite au n° 259 on voit le bar « Le Lutétia ».

Cette carte postale date des années 1930 donc à la fin de la Reconstruction de la ville.  (Collection Michel Thibault – Amicarte 51)

 

 

 

La rue Thiers pendant la Reconstruction

La carte postale faite pendant la reconstruction de la ville a circulé en 1927. Elle montre la rue Thiers et tout de suite à droite, le Cours Langlet nouvellement percé. Regardez attentivement l’immeuble qui fait l’angle de ces deux rues : il est destiné à abriter une agence de la marque automobile Berliet ! Dans les années qui suivront ce sera un Goulet-Turpin. Ensuite les enseignes se succéderont. aujourd’hui c’est le magasin de décoration « Atelier Casa-Nova ».

Notez également le changement de direction des rails du tramway !

 

 

Ci-dessous un agrandissement de la façade avec l’enseigne « Berliet » :

 

 

Le Pont de l’Avenue de Laon

La Reconstruction commence après les destructions dévastatrices de 1914-1918.

Laon, avenue de [1885].

<= 2, place de la République, => avenue Nationale.
1900 mètres de longueur en 1929 et aujourd’hui 2626 mètres.
Le Faubourg de Saint-Thomas, qu’on appela aussi Faubourg de Mars, puis Faubourg de La Neuvillette, prit officiellement le nom de rue du Faubourg de Laon en 1841.
En 1885 l’ancienne rue du Faubourg-de-Laon fut transformée en rue de Laon. Le quartier de Laon, relié à la ville par une place monumentale, ne pouvait plus être considéré comme un faubourg. Mais quelques jours plus tard il fut décidé de l’appeler avenue de Laon à la suite d’une pétition signée par un grand nombre d’habitants de la rue du Faubourg-de-Laon.

Source Jean-Yves Sureau : La Vie Rémoise

L’Avenue de Laon est rattachée à la place de la République par le Pont de Laon qui enjambe les voies du réseau ferré. La gare de Reims est située à quelques centaines de mètres sur la gauche.

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La place de l’Hôtel de Ville prise de la salle des mariages

Cette carte postale a été prise bien après la guerre 14-18 : la reconstruction est bien avancée, la rue de docteur Jacquin est percée, cependant la toiture à l’arrière de la cathédrale n’est pas encore terminée et le clocher à l’ange est encore complètement absent.

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Le Goulet-Turpin de la rue du Bois d’Amour

Succursale n°387 des Goulet-Turpin au 89 rue du Bois d’Amour.

Photo N&B : collection privée.

Nous profitons de cet article pour vous signaler une exposition très intéressante, jusqu’au 26 mars,  sur le succursalisme à Reims : l’Hôtel Le Vergeur, par Laurent Leroy, entrée gratuite à l’exposition

 

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193 rue de Vesle

Immeuble bien connu des rémois, visible depuis le pont de Vesle, le canal et la voie Jean Taittinger (ex A4) il marque avec l’immeuble qui lui fait face, l’entrée de la rue de Vesle.

Photo N&B de 1932 : collection Michel Thibault (Amicarte 51).

Voir également sur notre autre site : Archi-Reims-Déco. Cliquez ICI

 

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Société des Grandes Pharmacies commerciales de France, 20 rue de Talleyrand

Photographie ancienne : Denis Biget

Architecte (Reconstruction de Reims) : Georges Beaumet

 

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Les Galeries Rémoises, rue du docteur Jacquin

Cette rue n’a été percée qu’au moment de la Reconstruction, après la Guerre 14-18

Docteur Jacquin
(1857-1914). Adjoint au maire. Né à Coincy-l’Abbaye (Aisne) le 30 juin 1857, tué à Reims, rue Thiers, le 19 septembre 1914. Lucien Pierre Auguste Jacquin s’installa à Reims en 1893 comme médecin spécialiste des maladies d’oreille et du larynx. Il partit aux États-unis quelques années pour y créer une grande industrie. De retour à Reims il fut conseiller municipal en 1904 et adjoint au maire en 1912. Il réorganisa le Service des eaux de la Ville et s’occupa du ravitaillement de la cité pendant la guerre. Au cours des premiers et terribles bombardements de la ville, le docteur Jacquin tomba, frappé mor-tellement par un obus, à midi, au moment où il quittait l’Hôtel de Ville. Il épousa Émilie Flore Marie Billuart, puis Léonie Marie Pillière.

[source Jean-Yves Sureau]

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Place du docteur Chevrier, rue Camille Lenoir

La carte postale, envoyée le 6 août 1929 montre bien la pleine époque de la Reconstruction : juste derrière l’abside de Saint-André, on peut voir un chantier, le cloché n’est pas encore reconstruit.

Chevrier, place Docteur [1927].

<=28-32, rue Camille-Lenoir, => rue Raymond-Guyot.
Ancienne place du Marché Saint-André.
55 x 20 mètres.

(1862-1920). Conseiller municipal. Né à Satolas (Isère) le 10 septembre 1862, décédé à Reims, 2, rue du Temple, le 28 octobre 1920. Henri Marie Antoine Chevrier, docteur en médecine en 1890, vint aussitôt se fixer à Reims. Membre de la Commission sanitaire de l’arrondissement de Reims, administrateur des hospices, médecin-major de la compagnie des Sapeurs-pompiers, il fut président de la Société des Sauveteurs et président de la Ligue de l’Enseignement. Élu conseiller municipal en 1912, il fut réélu après la guerre, en novembre 1919. Frère du négociant en vins de Champagne Paul Chevrier (1863-1957), mort célibataire il repose au Cimetière du Sud.

 

 

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Banque Populaire Industrielle et Commerciale / Leclerc vêtements, place Royale

La Reconstruction de Reims

Photographe de la première photographie ancienne : Jean Diblik, collection Denis Biget
Architecte : Georges Beaumet
Staff : Charles Mary

« Dès 1915 des architectes avaient commencé à réfléchir aux problèmes de la reconstruction de la ville de Reims.
A la fin du conflit, un premier concours d’architectes fut rejeté par la Commission départementale des Plans des villes et villages.
La municipalité élue en novembre 1919 et son maire Charles ROCHE firent appel au major de l’armée américaine Georges B. FORD. Celui-ci élabora un plan de reconstruction ambitieux qui fut adopté en avril 1920.
Dans les quatre cantons rémois, furent mises en place des commissions d’experts chargées d’évaluer les dégâts subis.
Au total, 41 000 dossiers ont été instruits ; 13 000 dossiers concernaient des immeubles et 28 000 du mobilier ou des marchandises.
Les sinistrés pouvaient se faire assister par un architecte ou par un représentant de la société coopérative de reconstruction dont ils étaient adhérents. »

Voir la suite sur le site Histoire et Mémoire de Jean-Pierre Husson, CRDP

 

Magasin Leclerc place Roylae

L’échafaudage de la cathédrale

Il est rare de ne pas voir d’échafaudages sur la cathédrale, toujours en restauration depuis la Première Guerre Mondiale. C’est d’ailleurs un échafaudage en bois sur la tour nord qui avait permis au feu de se propager lors de l’incendie dramatique du 19 septembre 1914.

La photo N&B montre la reconstruction de la toiture en avril 1929. On peut remarquer que la bibliothèque municipale Carnegie est construite. La maison à droite va disparaître dans la percée du Cours Anatole-France. Notez aussi la toiture provisoire du Palais du Tau.

Aujourd’hui, c’est une structure spectaculaire qui permet aux ouvriers de monter pour consolider les plaques de plomb qui glissent sur la toiture.

Photo N&B : collection personnelle François Denoncin. Le cliché a été fait par son grand-père : Maurice Denoncin et la petite fille au premier plan est sa tante Françoise Denoncin.

 

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Un coin de la rue Buirette

Cette première carte a été envoyée le 17 mai 1907

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Cette seconde carte n’a pas voyagé, mais le premier immeuble à gauche, entre autres, est bien de l’époque de la Reconstruction de la ville, un peu plus loin, on voit les anciens Grands Garages de Champagne en blanc.

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La Reconstruction : cours Langlet et la fontaine des Bouchers, mars 1925

Les 15 et 16 avril 2009, la fontaine « baladeuse » [2ème déplacement… mais 3ème changement de « vie »] des Boucheries a été transportée place J. Lobet [syndicaliste cheminot, conseiller municipal d’Ay en 1912 et député de la Marne en 1919] : E. Leblan en avait fait le relevé en 1880. En savoir plus : voir le site Reims Histoire Archéologie

Le Fontaine ne sera installée dans l’axe du cours Langlet qu’en 1935 quand le monuments du poilu (voir) créé en 1925 sera transféré en 1933 place Léon Bourgeois où il se trouve encore aujourd’hui

Voir aussi le très récent livre de Dominique Potier : Reims 1919-1930, reconstruire la cité ; merci à lui et à Marie-Luce Colas
Crédit photo : Collection Musée Le Vergeur. Tous droits réservés.

Ci-dessous une  nouvelle technique de montage : faites glisser le curseur jaune pour découvrir la totalité de l’image.

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L’imprimerie Bourquin, après la guerre et pendant la Reconstruction

Pour accompagner ces montages, ReimsAvant a publié un article documentaire sur l’imprimerie Bourquin : voir ici

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Esplanade Cérès, le monument à la gloire des infirmières est en cours d’installation, on voit à gauche un baraquement provisoire, le clocher de Saint-André n’est pas encore reconstruit. Le bâtiment de droite qui abritait les cycles Doyen a été remplacé bien après la guerre, vers les années 80 (?) et remplacé par un garage/station service

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1925, l’édification du Cours J. B. Langlet

Le cours J. B. Langlet (maire de Reims 1908-1919) semble avoir été proposé par le tandem PORTEVIN-SAINSAULIEU qui avaient, dans leur plan de 1918, imaginé la création d’une vaste artère centrale orientée vers la Cathédrale, en lieu et place du lacis de rue moyenâgeuses que constituaient la succession des pittoresques rue du Krouge (Carrouge), de la Clef et des Deux-Anges.
A l’extrémité nord le Cours Langlet s’installe sur l’emplacement des anciennes boucheries de la fin du VIIIe siècle.
C’est l’occasion de créer une belle ouverture sur la rue Thiers, de laquelle s’ouvre dorénavant une large perspective ver la Cathédrale Notre-Dame.

Dominique Potier

En savoir plus sur son très récent livre : Reims 1919-1930, reconstruire la cité
Crédit photo : Collection Musée Le Vergeur. Tous droits réservés

Merci à Marie-Luce Colas et Dominique Potier

Cours Langlet la Reconstruction