Reconstruction

Le Goulet-Turpin de la rue du Bois d’Amour

Succursale n°387 des Goulet-Turpin au 89 rue du Bois d’Amour.

Photo N&B : collection privée.

Nous profitons de cet article pour vous signaler une exposition très intéressante, jusqu’au 26 mars,  sur le succursalisme à Reims : l’Hôtel Le Vergeur, par Laurent Leroy, entrée gratuite à l’exposition

 

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193 rue de Vesle

Immeuble bien connu des rémois, visible depuis le pont de Vesle, le canal et la voie Jean Taittinger (ex A4) il marque avec l’immeuble qui lui fait face, l’entrée de la rue de Vesle.

Photo N&B de 1932 : collection Michel Thibault (Amicarte 51).

Voir également sur notre autre site : Archi-Reims-Déco. Cliquez ICI

 

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Société des Grandes Pharmacies commerciales de France, 20 rue de Talleyrand

Photographie ancienne : Denis Biget

Architecte (Reconstruction de Reims) : Georges Beaumet

 

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Les Galeries Rémoises, rue du docteur Jacquin

Cette rue n’a été percée qu’au moment de la Reconstruction, après la Guerre 14-18

Docteur Jacquin
(1857-1914). Adjoint au maire. Né à Coincy-l’Abbaye (Aisne) le 30 juin 1857, tué à Reims, rue Thiers, le 19 septembre 1914. Lucien Pierre Auguste Jacquin s’installa à Reims en 1893 comme médecin spécialiste des maladies d’oreille et du larynx. Il partit aux États-unis quelques années pour y créer une grande industrie. De retour à Reims il fut conseiller municipal en 1904 et adjoint au maire en 1912. Il réorganisa le Service des eaux de la Ville et s’occupa du ravitaillement de la cité pendant la guerre. Au cours des premiers et terribles bombardements de la ville, le docteur Jacquin tomba, frappé mor-tellement par un obus, à midi, au moment où il quittait l’Hôtel de Ville. Il épousa Émilie Flore Marie Billuart, puis Léonie Marie Pillière.

[source Jean-Yves Sureau]

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Place du docteur Chevrier, rue Camille Lenoir

La carte postale, envoyée le 6 août 1929 montre bien la pleine époque de la Reconstruction : juste derrière l’abside de Saint-André, on peut voir un chantier, le cloché n’est pas encore reconstruit.

Chevrier, place Docteur [1927].

<=28-32, rue Camille-Lenoir, => rue Raymond-Guyot.
Ancienne place du Marché Saint-André.
55 x 20 mètres.

(1862-1920). Conseiller municipal. Né à Satolas (Isère) le 10 septembre 1862, décédé à Reims, 2, rue du Temple, le 28 octobre 1920. Henri Marie Antoine Chevrier, docteur en médecine en 1890, vint aussitôt se fixer à Reims. Membre de la Commission sanitaire de l’arrondissement de Reims, administrateur des hospices, médecin-major de la compagnie des Sapeurs-pompiers, il fut président de la Société des Sauveteurs et président de la Ligue de l’Enseignement. Élu conseiller municipal en 1912, il fut réélu après la guerre, en novembre 1919. Frère du négociant en vins de Champagne Paul Chevrier (1863-1957), mort célibataire il repose au Cimetière du Sud.

 

 

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Banque Populaire Industrielle et Commerciale / Leclerc vêtements, place Royale

La Reconstruction de Reims

Photographe de la première photographie ancienne : Jean Diblik, collection Denis Biget
Architecte : Georges Beaumet
Staff : Charles Mary

« Dès 1915 des architectes avaient commencé à réfléchir aux problèmes de la reconstruction de la ville de Reims.
A la fin du conflit, un premier concours d’architectes fut rejeté par la Commission départementale des Plans des villes et villages.
La municipalité élue en novembre 1919 et son maire Charles ROCHE firent appel au major de l’armée américaine Georges B. FORD. Celui-ci élabora un plan de reconstruction ambitieux qui fut adopté en avril 1920.
Dans les quatre cantons rémois, furent mises en place des commissions d’experts chargées d’évaluer les dégâts subis.
Au total, 41 000 dossiers ont été instruits ; 13 000 dossiers concernaient des immeubles et 28 000 du mobilier ou des marchandises.
Les sinistrés pouvaient se faire assister par un architecte ou par un représentant de la société coopérative de reconstruction dont ils étaient adhérents. »

Voir la suite sur le site Histoire et Mémoire de Jean-Pierre Husson, CRDP

 

Magasin Leclerc place Roylae

L’échafaudage de la cathédrale

Il est rare de ne pas voir d’échafaudages sur la cathédrale, toujours en restauration depuis la Première Guerre Mondiale. C’est d’ailleurs un échafaudage en bois sur la tour nord qui avait permis au feu de se propager lors de l’incendie dramatique du 19 septembre 1914.

La photo N&B montre la reconstruction de la toiture en avril 1929. On peut remarquer que la bibliothèque municipale Carnegie est construite. La maison à droite va disparaître dans la percée du Cours Anatole-France. Notez aussi la toiture provisoire du Palais du Tau.

Aujourd’hui, c’est une structure spectaculaire qui permet aux ouvriers de monter pour consolider les plaques de plomb qui glissent sur la toiture.

Photo N&B : collection personnelle François Denoncin. Le cliché a été fait par son grand-père : Maurice Denoncin et la petite fille au premier plan est sa tante Françoise Denoncin.

 

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Un coin de la rue Buirette

Cette première carte a été envoyée le 17 mai 1907

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Cette seconde carte n’a pas voyagé, mais le premier immeuble à gauche, entre autres, est bien de l’époque de la Reconstruction de la ville, un peu plus loin, on voit les anciens Grands Garages de Champagne en blanc.

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La Reconstruction : cours Langlet et la fontaine des Bouchers, mars 1925

Les 15 et 16 avril 2009, la fontaine « baladeuse » [2ème déplacement… mais 3ème changement de « vie »] des Boucheries a été transportée place J. Lobet [syndicaliste cheminot, conseiller municipal d’Ay en 1912 et député de la Marne en 1919] : E. Leblan en avait fait le relevé en 1880. En savoir plus : voir le site Reims Histoire Archéologie

Le Fontaine ne sera installée dans l’axe du cours Langlet qu’en 1935 quand le monuments du poilu (voir) créé en 1925 sera transféré en 1933 place Léon Bourgeois où il se trouve encore aujourd’hui

Voir aussi le très récent livre de Dominique Potier : Reims 1919-1930, reconstruire la cité ; merci à lui et à Marie-Luce Colas
Crédit photo : Collection Musée Le Vergeur. Tous droits réservés.

Ci-dessous une  nouvelle technique de montage : faites glisser le curseur jaune pour découvrir la totalité de l’image.

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L’imprimerie Bourquin, après la guerre et pendant la Reconstruction

Pour accompagner ces montages, ReimsAvant a publié un article documentaire sur l’imprimerie Bourquin : voir ici

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Esplanade Cérès, le monument à la gloire des infirmières est en cours d’installation, on voit à gauche un baraquement provisoire, le clocher de Saint-André n’est pas encore reconstruit. Le bâtiment de droite qui abritait les cycles Doyen a été remplacé bien après la guerre, vers les années 80 (?) et remplacé par un garage/station service

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1925, l’édification du Cours J. B. Langlet

Le cours J. B. Langlet (maire de Reims 1908-1919) semble avoir été proposé par le tandem PORTEVIN-SAINSAULIEU qui avaient, dans leur plan de 1918, imaginé la création d’une vaste artère centrale orientée vers la Cathédrale, en lieu et place du lacis de rue moyenâgeuses que constituaient la succession des pittoresques rue du Krouge (Carrouge), de la Clef et des Deux-Anges.
A l’extrémité nord le Cours Langlet s’installe sur l’emplacement des anciennes boucheries de la fin du VIIIe siècle.
C’est l’occasion de créer une belle ouverture sur la rue Thiers, de laquelle s’ouvre dorénavant une large perspective ver la Cathédrale Notre-Dame.

Dominique Potier

En savoir plus sur son très récent livre : Reims 1919-1930, reconstruire la cité
Crédit photo : Collection Musée Le Vergeur. Tous droits réservés

Merci à Marie-Luce Colas et Dominique Potier

Cours Langlet la Reconstruction

Le Poilu et la Fontaine du Cours Langlet

1925 – Le Poilu du 132e RI – Cours Langlet

Le monument aux morts des 132e-332e Régiments d’infanterie et du 46e Régiment territorial a été érigé cours Langlet, nouvelle voie ouverte dans la perspective de la tour nord de la cathédrale. Initié par les architectes Hippolyte PORTEVIN et Max SAINSAULIEU, ce projet avait été repris dans le plan Ford de reconstruction de la Ville de Reims. (source J-P Husson, cliquer pour en voir plus)

Ci-dessous, on peut bien voir l’emplacement de la Fontaine des Bouchers, construite au XVIIe siècle, qui allait être classée monument historique en 1927. La statue a été réalisée par Paul Lefebvre

 Le monument aux morts des 132e et 332e RI a été transféré le 27 octobre 1933 place Léon Bourgeois, où il se dresse encore aujourd’hui.

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La fontaine, en 1935, a été déplacée dans l’axe de la tour nord de la cathédrale et du cours JB Langlet, (maire pendant la guerre 14-18), un médaillon à son effigie a été incrusté sur la fontaine.

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Avril 2009, la Fontaine est déplacée place Jules Lobet pour laisser la place au tramway, le médaillon de J-B Langlet va faire un tour dans les ateliers de la mairie pour être restauré

Fin 2015, le médaillon est installé sur une stèle  sur le côté du cours Langlet :

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Pour en savoir plus sur les déménagements successifs de la fontaine : site du Reims histoire archéologie

CPA : collection personnelle

Le Passage Subé

Le passage Subé relie la rue Condorcet à la rue de l’Etape. Il coupe le passage Talleyrand qui lui, relie la place d’Erlon à la rue de Talleyrand.

Créées lors de la reconstruction de la ville sur le modèle des passages parisiens, ces galeries couvertes de verrières sont bordées d’immeubles arborant un discret décor Art déco.

La photo actuelle a été faite un dimanche matin ce qui explique le peu de fréquentation et les magasins fermés. On peut noter également que les publicités, aujourd’hui, sont plus discrètes ce qui permet de mettre en valeur l’architecture de ces passages.

Carte postale : collection personnelle.

 

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La Reconstruction : Angle de la Rue Thiers et du Cours Langlet

La percée du Cours Jean-Baptiste Langlet, lors de la Reconstruction de la ville va permettre la construction d’immeubles remarquables qui font la particularité de Reims.

La vue est prise depuis la rue Thiers, vers la place de l’Hôtel de Ville.

CPA : collection personnelle

 

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Photo actuelle : juin 2013

La Reconstruction – Avenue de Laon

Sur la carte postale de l’avenue de Laon, prise entre les années 1923-1925, on voit que la Résidence Charbonneaux est achevée alors que les échafaudages sont toujours en place pour la construction des maisons voisines.

Aujourd’hui la Résidence Charbonneaux (55 av. de Laon) est l’une des résidences universitaires de l’Académie de Reims.

CROUS-Reims.fr

 

Recons-AvLaon

 

La Reconstruction – Rue de Thillois et Place d’Erlon

La reconstruction de Reims commence dès la fin de la Grande Guerre. Mais avant de reconstruire, il fallut d’abord repérer et désamorcer les obus qui n’avaient pas explosés, puis déblayer les ruines.

La priorité fut donnée au déblaiement et à la reconstruction des bâtiments destinés aux services publics et aux commerces d’alimentation, et à la remise en état des maisons d’habitation endommagées sans avoir été détruites.
La reconstruction des maisons d’habitation ne fut véritablement engagée qu’à partir du début des années
1920.

La municipalité élue en novembre 1919 et son maire Charles ROCHE, firent appel au major de l’armée américaine George B. FORD. Celui-ci élabora un plan de reconstruction ambitieux qui fut adopté en avril 1920.

Si l’effort de reconstruction a été exceptionnel les premières années, il se heurte ensuite à un problème financier.
Du fait de l’inflation, les crédits dommages de guerre calculés en francs 1914 ne permettent plus la réalisation de programmes importants à partir de 1926.
Les conséquences en sont un arrêt brutal de la construction et la réalisation de programmes de plus en plus réduiits : suppression d’un ou plusieurs étages pour rester dans l’enveloppe financièr
e de départ.
De nombreux terrains même en plein centre ville resteront vides formant autant de dents creuses dans le tissu urbain. Certaines de celles-ci marquent encore fortement l’image de la cité actuelle.

Source : cndp.fr/crdp-reims

Carte postale : collection particulière, V. Thuillier, éditeur.

 

Recons-Erlon

 

La halle du Boulingrin

Titre de la carte : Reims (Marne) – La Halle – pas voyagé

Collection personnelle
éditeur G. Réant, Paris

Les Halles sont nées à la suite d’un concours d’architecture ouvert en 1922 pour la construction d’un marché de gros et de détail dans le cadre du plan de reconstruction de Georges B. Ford. Elles remplacent l’ancien bâtiment détruit pendant la Première Guerre mondiale qui se trouvait place du Forum. Le 4 mai 1923, le projet de l’architecte Émile Maigrot est retenu par la municipalité, il sera réalisé de 1927 à 1929 par l’entreprise Claude Limousin, désignée en 1926, dont le directeur technique est Eugène Freyssinet, qui met au point un procédé de « coffrage-décoffrage sur cintre glissant » particulièrement adapté à la morphologie du bâtiment. L’ouverture du bâtiment aura lieu le .

L’édifice, qui résiste à la Seconde Guerre mondiale, est désaffecté en 1988 pour raisons de sécurité et la municipalité envisage alors sa démolition. Sous l’impulsion de Jack Lang, alors ministre de la Culture, les Halles sont classées aux Monuments historiques par décret du 9 janvier 19902 alors qu’une importante mobilisation populaire avait vu le jour.

Source : Wikipédia

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Boulingrin

La Reconstruction – Rue de Vesle

La carte postale a voyagé le 15 octobre 1925, elle montre la reconstruction de la rue de Vesle.

Vous remarquerez les baraquements provisoires installés à l’emplacement de l’actuel magasin « Un Jour Ailleurs ». On voit également sur cette carte l’ancien toit « en pavillon » des « Magasins Modernes » (actuelles « Galeries Lafayette ») qui ont disparu dans l’incendie du 9 novembre 1932 et remplacé en 1933 par les dômes à l’impériale conçus par l’architecte Dufay-Lamy. (www.lesreimsanciens.fr)

La vue est prise à l’angle de la rue de Talleyrand.

Carte postale : collection personnelle (Thuillier, éditeur, Reims)

 

Recons-Vesle

La maison du docteur Fontaine, cours Langlet

Photographie sur plaque de verre. Collection particulière CC

Hôtel particulier
Maître d’ouvrage Docteur Fontaine
Permis de construire du 28 juin 1923
Architecte : Constant Ouvière
Principal entrepreneur : Blondet
Ferronnier : Edgar Brandt
Décorateur : Joubert et Philippe Petit

Source : Olivier Rigaud et Marc Bédarida dans Reims Reconstruction 1920-1930, édité par la Ville de Reims, 1988

Cours Langlet
Cours Langlet