Cours Langlet

Le Cours J.-B. Langlet vu depuis la rue Thiers

Voici une autre carte postale de la série des cartes colorisées en rouge-orangé. Editeur Létang, phototypie J. Combier.

Dans le courant de l’année 1914, Jean Combier s’installe à Mâcon pour y créer une entreprise spécialisée dans la publication de cartes postales et la photographie scolaire. Dès 1919, il achète des presses phototypiques et en 1922 il emménage au 4 rue Agut où il développe une entreprise d’imprimerie au rayonnement national. C’est en 1935 qu’il crée la marque CIM (Combier Imprimeur Mâcon) et achète de nouveaux locaux à Crottet (Ain) où il développera les procédés photo-mécaniques dont le tirage au bromure.

Vous aurez bien sûr reconnu le Cours Jean-Baptiste Langlet vu depuis la rue Thiers et la place Jules Lobet.

 

 

Le Cours Jean-Baptiste Langlet

Le Cours Jean-Baptiste Langlet.

Cette carte postale date des années de la reconstruction de la ville, dans les années 1925. Elle fait partie de la série de photochromes des « Editions Reims Cathédrale » et porte le numéro 11. Elle s’intitule « Cours J-B Langlet.

Notez que la statue du soldat en hommage aux 132e, 332e R.I. et 46e Territorial fut ensuite transférée place Léon-Bourgeois. La fontaine des Boucherie prit alors sa place avant d’être installée place Jules Lobet au moment de la construction du tramway.

 

Cours Langlet et la rue du Cadran-Saint-Pierre

Photographie du 12 mars 1976 : fonds Gilles Labbe

Le Cours Langlet : 4 époques

J’ai regroupé dans cet articles les 3 cartes postales anciennes prises d’un appartement de la rue Thiers. A ma connaissance, il n’en existe pas d’autres…?
Elles n’ont pas été prises en même temps.

Sur la première carte postale, nous sommes en pleine Reconstruction de la ville après la guerre 1914-1918, le toit de la cathédrale n’est pas entièrement terminé, par contre le monument aux morts des 132e et 332e RI est en place : il a été installé en 1925.  Vous pouvez voir le monument de plus près sur cet article

Sur la seconde, le toit de la cathédrale est reconstruit, quelques automobiles sont visibles, le poilu est toujours à sa place, il n’a été déplacé place Léon Bourgeois qu’en 1933, la fontaine de Boucheries se trouve alors devant la Chambre des Notaires, on ne peut la voir de cet emplacement mais sur cet article vous pouvez admirer et le Poilu et la Fontaine.

Ces deux cartes postales n’ont donc pu être prises qu’entre 1925 et 1933

Sur la dernière carte postale, la fontaine des Boucheries a été déplacée à la place du Poilu, les automobiles sont un peu plus nombreuses et les arbres ont eu largement le temps de pousser. Le Poilu est maintenant place

Enfin, les photographies actuelles montrent que la fontaine a été à nouveau déplacée, cette fois-ci place Jules Lobet : voir sur le site du Reims histoire Archéologie le récit de son déménagement en 2009 et le plan de ses 3 emplacements successifs

Merci à Alain Guillot pour les deux premières cartes postales

23 et 25 rue Thiers – Effets de Shrapnels

« Shrapnel » du nom de son inventeur Henry Schrapnel, est le terme désignant « l’obus à balles » depuis la Première Guerre Mondiale.

Ces obus, remplis de balles de fer ou de plomb, étaient réglés pour exploser avant de toucher le sol et avaient des effets dévastateurs sur les soldats puisque ces billes pouvaient transpercer les casques d’acier.

Aujourd’hui il est toujours possible de voir des impacts de shrapnel et d’éclats d’obus sur les murs de certaines maisons de la ville ainsi que sur la cathédrale. Souvent les trous ont été rebouchés avec de la pierre en guise de « rustine ».

 

 

 

 

Le Cours Langlet à la fin de la Reconstruction

Photographie ancienne  des années 30-35 de A. Quentinet.

A cette époque, le monument aux morts des 132e-332e Régiments d’infanterie et du 46e Régiment territorial a été érigé sur cette nouvelle voie ouverte dans la perspective de la tour nord de la cathédrale.

Ce monument a été transféré en 1933 place Léon Bourgeois ou il se trouve encore aujourd’hui et remplacé par la fontaine des Boucherie, à son tour déplacée place Jules Lobet pour laisser place au passage du tramway en 2009. Pour en savoir plus sur cette fontaine et ses nombreux déplacements voir l’article de J-J Valette

La rue Thiers pendant la Reconstruction

La carte postale faite pendant la reconstruction de la ville a circulé en 1927. Elle montre la rue Thiers et tout de suite à droite, le Cours Langlet nouvellement percé. Regardez attentivement l’immeuble qui fait l’angle de ces deux rues : il est destiné à abriter une agence de la marque automobile Berliet ! Dans les années qui suivront ce sera un Goulet-Turpin. Ensuite les enseignes se succéderont. aujourd’hui c’est le magasin de décoration « Atelier Casa-Nova ».

Notez également le changement de direction des rails du tramway !

 

 

Ci-dessous un agrandissement de la façade avec l’enseigne « Berliet » :

 

 

Cours Langlet depuis le dernier étage d’un immeuble de la rue Thiers

Merci à celle qui m’a permis de réaliser ces photographies du haut de son appartement.

La numérisation de la carte postale ancienne suivante m’a été donnée par Gérald Guillotin de la Chocolaterie des Sacres Vincent Dallet, merci à lui pour ce don… et pour ses chocolats incomparables

 

Cours Langlet

1 – La Fontaine des Boucheries
était  installée au cœur du bâtiment des Boucheries   (1770-1935), elle a été changée de place et mise  dans l’axe (1935-15/4/2009) de la tour nord de la cathédrale et du cours JB Langlet, maire pendant la guerre 14-18 puis, les 15 et 16 avril 2009, la fontaine « baladeuse » [2ème déplacement… mais 3ème changement de « vie »] des Boucheries a été transportée place J. Lobet [syndicaliste cheminot, conseiller municipal d’Ay en 1912 et député de la Marne en 1919]

2 – Monument aux morts de 3 régiments :

  • 132e régiment d’infanterie
  • 332e régiment d’infanterie
  • 46e régiment territorial d’infanterie.

Il a été créé en 1925, a été transféré en 1933 place Léon Bourgeois où il se trouve encore aujourd’hui
[source J-P Husson]

La Pharmacie Mutualiste

Cette carte postale a été envoyée en 1989, le cliché ancien est de Quentinet à Reims (20 rue Thiers), elle représente l’Hôtel de la Mutualité, où sont regroupés la Pharmacie mutualiste et le Centre médical mutualiste. (Collection personnelle)

Elle est située à l’angle du cours Langlet et de la rue des Élus

Les services de soins

Premier réseau sanitaire et social de France, les services de soins des mutuelles favorisent l’accès de tous à la santé sur l’ensemble du territoire.

Les mutuelles gèrent 2 500 services de soins et d’accompagnement.

Consultations médicales, hospitalisation, équipements optiques et auditifs, soins dentaires, analyses médicales : les services de soins apportent des réponses adaptées aux besoins de santé de la population. Ils proposent également des services d’aide aux familles, aux personnes âgées et aux personnes en situation de handicap. Leur fonctionnement découle des valeurs de la Mutualité : soins de qualité, coûts maîtrisés, prise en charge globale, proximité sur le territoire. A but non lucratif, ils sont accessibles à tous, adhérents ou non. (source : La Mutualité Française)

8-25-pharmacie-mutualiste

Dans la Marne, en 1848, une caisse de secours est mise en place pour les ouvriers tonneliers « dans l’embarras ». En 1886 en naît la société de secours mutuels des tonneliers et ouvriers de caves avec l’aide de toutes les grandes marques de Champagne et leur syndicat. Elle assure « en cas de maladie, des soins médicaux et une indemnité pécuniaire, en cas d’infirmité des secours temporaires et enfin en cas de décès, des funérailles convenables ». Le 27 mai 1887, Florens Walbaum, président des grandes marques et des maisons de Champagne, souhaite que ce genre d’association s’étende avec le concours du syndicat à tout le  département.

Dans ces deux départements, la naissance des sociétés de secours mutuels (SSM) s’appuie donc sur un mécénat qui sera aussi à l’origine de l’hôpital Auban-Moët d’Épernay, de la maison de retraite de Roederer, intégrée aujourd’hui au CHU de Reims, d’écoles, de logements ouvriers, Économie sociale de centres de soins. Sa vitrine la plus remarquable est d’ailleurs sans conteste l’hôtel historique de la Mutualité, situé 11 rue des Élus à Reims.

Offert par M. Olry-Roederer à la ville de Reims, ce bâtiment est mis à la disposition, en 1912, de la Mutualité Marnaise puis lui est cédé en 1988.
C’est aujourd’hui le siège de l’Union régionale Champagne Ardenne, de la Mutualité française de la Marne et de la pharmacie mutualiste de Reims. C’est aussi le symbole d’une forme de mutualisme propre au département de la Marne et aux « grands patrons » du Champagne qui voit dans la Mutualité une forme de fidélisation des ouvriers et d’amélioration de leur niveau de vie plus qu’un simple acte de paternalisme social.
* Chambre Régionale de l’Economie Sociale et Solidaire de Champagne-Ardenne

La Reconstruction : cours Langlet et la fontaine des Bouchers, mars 1925

Les 15 et 16 avril 2009, la fontaine « baladeuse » [2ème déplacement… mais 3ème changement de « vie »] des Boucheries a été transportée place J. Lobet [syndicaliste cheminot, conseiller municipal d’Ay en 1912 et député de la Marne en 1919] : E. Leblan en avait fait le relevé en 1880. En savoir plus : voir le site Reims Histoire Archéologie

Le Fontaine ne sera installée dans l’axe du cours Langlet qu’en 1935 quand le monuments du poilu (voir) créé en 1925 sera transféré en 1933 place Léon Bourgeois où il se trouve encore aujourd’hui

Voir aussi le très récent livre de Dominique Potier : Reims 1919-1930, reconstruire la cité ; merci à lui et à Marie-Luce Colas
Crédit photo : Collection Musée Le Vergeur. Tous droits réservés.

Ci-dessous une  nouvelle technique de montage : faites glisser le curseur jaune pour découvrir la totalité de l’image.

.
Reims-Cours-Langlet-mars-fo

1925, l’édification du Cours J. B. Langlet

Le cours J. B. Langlet (maire de Reims 1908-1919) semble avoir été proposé par le tandem PORTEVIN-SAINSAULIEU qui avaient, dans leur plan de 1918, imaginé la création d’une vaste artère centrale orientée vers la Cathédrale, en lieu et place du lacis de rue moyenâgeuses que constituaient la succession des pittoresques rue du Krouge (Carrouge), de la Clef et des Deux-Anges.
A l’extrémité nord le Cours Langlet s’installe sur l’emplacement des anciennes boucheries de la fin du VIIIe siècle.
C’est l’occasion de créer une belle ouverture sur la rue Thiers, de laquelle s’ouvre dorénavant une large perspective ver la Cathédrale Notre-Dame.

Dominique Potier

En savoir plus sur son très récent livre : Reims 1919-1930, reconstruire la cité
Crédit photo : Collection Musée Le Vergeur. Tous droits réservés

Merci à Marie-Luce Colas et Dominique Potier

Cours Langlet la Reconstruction

Le Poilu et la Fontaine du Cours Langlet

1925 – Le Poilu du 132e RI – Cours Langlet

Le monument aux morts des 132e-332e Régiments d’infanterie et du 46e Régiment territorial a été érigé cours Langlet, nouvelle voie ouverte dans la perspective de la tour nord de la cathédrale. Initié par les architectes Hippolyte PORTEVIN et Max SAINSAULIEU, ce projet avait été repris dans le plan Ford de reconstruction de la Ville de Reims. (source J-P Husson, cliquer pour en voir plus)

Ci-dessous, on peut bien voir l’emplacement de la Fontaine des Bouchers, construite au XVIIe siècle, qui allait être classée monument historique en 1927. La statue a été réalisée par Paul Lefebvre

 Le monument aux morts des 132e et 332e RI a été transféré le 27 octobre 1933 place Léon Bourgeois, où il se dresse encore aujourd’hui.

8-32-poilu-cours-langlet

8-67-poilu-cours-langlet

La fontaine, en 1935, a été déplacée dans l’axe de la tour nord de la cathédrale et du cours JB Langlet, (maire pendant la guerre 14-18), un médaillon à son effigie a été incrusté sur la fontaine.

8-3-fontaine-boucheries

Avril 2009, la Fontaine est déplacée place Jules Lobet pour laisser la place au tramway, le médaillon de J-B Langlet va faire un tour dans les ateliers de la mairie pour être restauré

Fin 2015, le médaillon est installé sur une stèle  sur le côté du cours Langlet :

montage-medaillon-langlet

Pour en savoir plus sur les déménagements successifs de la fontaine : site du Reims histoire archéologie

CPA : collection personnelle

La Reconstruction : Angle de la Rue Thiers et du Cours Langlet

La percée du Cours Jean-Baptiste Langlet, lors de la Reconstruction de la ville va permettre la construction d’immeubles remarquables qui font la particularité de Reims.

La vue est prise depuis la rue Thiers, vers la place de l’Hôtel de Ville.

CPA : collection personnelle

 

Thiers4

Photo actuelle : juin 2013

La maison du docteur Fontaine, cours Langlet

Photographie sur plaque de verre. Collection particulière CC

Hôtel particulier
Maître d’ouvrage Docteur Fontaine
Permis de construire du 28 juin 1923
Architecte : Constant Ouvière
Principal entrepreneur : Blondet
Ferronnier : Edgar Brandt
Décorateur : Joubert et Philippe Petit

Source : Olivier Rigaud et Marc Bédarida dans Reims Reconstruction 1920-1930, édité par la Ville de Reims, 1988

Cours Langlet
Cours Langlet

Fin de la Reconstruction, cours Langlet

Cours Langlet et la Reconstruction

Cours Langlet

Après la Reconstruction

Cours Langlet

Le poilu du Cours Langlet

Le monument aux Morts des 132e et 332e et 46e d’infanterie. Régiments d’Infanterie

Monument aux morts de 3 régiments :

  • 132e régiment d’infanterie
  • 332e régiment d’infanterie
  • 46e régiment territorial d’infanterie.

Il a été créé en 1925, a été transféré en 1933 place Léon Bourgeois où il se trouve encore aujourd’hui
[source J-P Husson]

cours-langlet-poilu

Cours Langlet

Cours Langlet

Le Cours Langlet et la fontaine des Boucheries

Historique de la fontaine

Commentaire historique : L’hôpital général abandonna les lieux en 1764.
La ville acquit alors le terrain pour y regrouper tous les bouchers de la ville, dispersés depuis la suppression de leur quartier au Grand Credo pour l’aménagement de la place Royale.
L’acceptation du transfert ne se fit pas sans réticence, et fut conditionnée à la construction d’une fontaine. Elle fut édifiée en 1770 par l’entrepreneur Ponce Barbier, selon un projet de A. Capron.
La fontaine fut dédiée à Monseigneur de La Roche-Aymon (+ 1777), puis sous la Restauration à Talleyrand son successeur.
Elle fut englobée en 1880 dans les bâtiments de l’Ecole ménagère ; puis transférée en 1935 dans l’axe du cours Langlet nouvellement ouvert. Elle devra être à nouveau déplacée pour laisser passer la première ligne de tramway de Reims.
Datation(s) principale(s) : 3e quart 18e siècle
Date(s) : 1770
Justification de la datation : daté par source
Auteur(s) : Capron C. (?, maître de l’oeuvre) ; Barbier Ponce (?, entrepreneur)
Justification de l’attribution : attribué par source

Source : Les Reims anciens

Cours Langlet