Place Royale et la rue Cérès
Cette carte postale, envoyée en 1915, montre l’autre côté de la rue Cérès, à son débouché sur la place Royale.
Les immeubles ont été très durement touchés par les bombardements : façades éventrées, toitures détruites, fenêtres soufflées… mais, malgré l’ampleur des dégâts, les bâtiments sont encore debout.
C’est à cet angle de la place Royale, au n° 8, qu’était né le 23 septembre 1845 le sculpteur rémois René de Saint-Marceaux. Très attaché à sa ville natale et à sa cathédrale, dont les sculptures avaient profondément marqué sa vocation artistique, il mourut le 23 avril 1915.
Source : Association René de Saint-Marceaux
Plusieurs de ses œuvres sont toujours conservées à Reims, notamment le célèbre gisant de l’abbé Miroy, au cimetière du Nord.
La comparaison avec la vue actuelle permet surtout de mesurer l’ampleur de la Reconstruction de ce secteur, ainsi que l’élargissement de la rue Cérès que nous observions déjà sur le montage précédent.
Cette carte postale ancienne a été envoyée en 1915
Merci à Lucette Turbet pour son commentaire


C’est à cet angle de la place Royale, au n°8, qu’est né René de Saint-Marceaux le 23 septembre 1845. Et il est décédé le 23 avril 1915 certes d’une grippe infectieuse mais aussi affaibli par le chagrin de voir sa chère ville natale et « sa » cathédrale écrasées sous les bombes ennemies. On comprend le désastre avec cette carte postale.
La cathédrale était sa référence de sculpteur, source de sa vocation d’artiste. Il aimait à répéter : « Je suis né deux fois à Reims car les figures du Moyen-Age de ses églises ont fait germer en moi l’amour de la sculpture ». Son attachement viscéral à Reims a été marqué à plusieurs reprises par des dons de ses oeuvres au musée, sa participation aux expositions au Cirque ou aux assemblées de l’association des Anciens élèves du lycée, ses lettres aux personnalités municipales.
René de Saint-Marceaux est encore présent dans l’espace public de la ville de Reims en 2018 au cimetière du Nord et au coeur de l’Hôtel de Ville. Le Gisant de l’Abbé Miroy, ôté en 2006 pour éviter sa disparition pour cause de vol par des amateurs de métaux, retrouvera son socle en mai 2018 et reprendra sa place de symbole de notre petit Père Lachaise.
Association René de Saint-Marceaux
MERCI ReimsAvant !