L’eau, le nouvel élément central de la ville au XIXe siècle

La préservation de la santé des habitants de la ville passe par l’accès à une eau potable et saine. Des premiers aménagements hydrauliques avaient déjà été réalisés à Reims au XVIIIe siècle : grâce à la donation du chanoine Jean Godinot, dix-sept fontaines alimentées en eau de la Vesle par  la machine Féry approvisionnent la population urbaine. L’accroissement démographique de la ville au cours du XIXe siècle, ainsi que le développement de l’industrialisation augmentent les besoins en eau. Plusieurs pétitions sont adressées à cet effet au Conseil municipal afin de demander l’installation de nouvelles bornes fontaines.  Par ailleurs, en lien avec les théories hygiénistes,  l’eau devient au cours du siècle l’agent de propreté incontournable pour toutes les activités humaines. La Ville poursuit le travail commencé au siècle précédent : elle installe une machine à vapeur dans la Tour Féry, fait construire un nouvel aqueduc pour approvisionner les nouveaux quartiers, restaure les anciennes fontaines et en fait construire de nouvelles et installe des lavoirs publics. Enfin, le traitement des eaux usées, ou vannes, sera effectif à partir de 1876. Pour la réalisation de ces travaux de grande ampleur, la ville doit emprunter 400 000 francs. Narcisse Brunette réalise ou supervise certains projets, comme les fontaines et les lavoirs ou les canalisations.

« Il était pénible de voir de malheureuses mères de famille venir laver le linge de leurs enfants dans l’eau souillée des ruisseaux, pour le faire sécher ensuite dans des logements sordides. » Narcisse Brunette, Causeries, Edilité, Bienfaisance, Salubrité, etc., 1879.

Archives Municipales et Communautaires

Montage : Lucette Turbet

La fontaine de l’Esplanade Cérès :

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Rue des Martyr

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