Le tombeau de l’Abbé Miroy et son gisant
Né à Mouzon dans les Ardennes en 1828, Charles Eugène Miroy est curé de Cuchery lorsque survient la guerre franco-prussienne de 1870. Hostile à l’occupation, il accepte notamment de dissimuler des armes dans son église afin qu’elles échappent aux Prussiens. Dénoncé, arrêté puis jugé, il est fusillé le 12 février 1871 au cimetière du Nord de Reims, alors que l’armistice avait été signé quelques jours auparavant.
L’émotion provoquée à Reims par son exécution est considérable. Une souscription publique est lancée dès juin 1871 afin de lui élever un monument. Le jeune sculpteur rémois René de Saint-Marceaux (1845-1915) réalise alors ce saisissant gisant en bronze représentant l’abbé Miroy immédiatement après son exécution. Le cénotaphe est inauguré le 24 mai 1873.
Le gisant connaît ensuite une histoire mouvementée. Évacué à Dijon en 1918 pour le protéger pendant la Grande Guerre, il retrouve sa place en 1922. Il est de nouveau retiré pendant la Seconde Guerre mondiale, puis réinstallé après le conflit.
En 2006, face aux risques de vol des bronzes funéraires, l’original est retiré et mis en sécurité au musée des Beaux-Arts de Reims. Depuis le 17 mai 2018, grâce notamment à l’action de l’association René de Saint-Marceaux, une copie en résine est installée sur le tombeau. C’est donc cette reproduction que l’on peut aujourd’hui voir au cimetière du Nord.
Lire tous les détails de l’histoire sur le site Saint-Marceaux.fr
Voilà ce que pourrait donner la tombe aujourd’hui avec la résine remise en place :
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Excellente idée d’imaginer la copie en résine à la place des feuilles mortes de ce 11e automne sans l’effigie de l’Abbé Miroy conçue sous le coup de l’émotion par le sculpteur rémois René de Saint-Marceaux !
Souhaitons que l’année 2018 soit celle qui verra le Gisant, symbole de notre petit Père Lachaise, retrouver la place pour laquelle il a été réalisé.
L’association Saint-Marceaux y travaille en collaboration avec la Ville de Reims et le musée des Beaux-Arts et accueille toutes celles et ceux qui veulent voir ce projet aboutir.