Léon (1855-1941) et Marcel (1879-1923) Lamaizière
En quelques mots
Léon Lamaizière (1855-1941) et son fils Marcel Lamaizière (1879-1923) sont deux architectes stéphanois qui ont travaillé en étroite collaboration. Spécialistes notamment de l’architecture commerciale, ils réalisent de nombreux grands magasins en France.
À Reims, leur intervention pendant la Reconstruction est essentiellement liée aux Magasins Modernes de la rue de Vesle, reconstruits après la destruction du Grand Bazar pendant la Grande Guerre. Le Grand Reims attribue bien l’édifice de 1922 à Léon et Marcel Lamaizière.
Repères biographiques
Pierre Lamaizière, dit Léon, naît en 1855. Entré très jeune au bureau d’architecture de la Ville de Saint-Étienne, il devient architecte-adjoint puis architecte en chef de la ville en 1885. Il quitte cette fonction en 1899 pour se consacrer à son agence privée. Il meurt en 1941.
Son fils Marcel Claude Léon Lamaizière, né à Saint-Étienne le 23 avril 1879, étudie aux Beaux-Arts de Paris et obtient son diplôme d’architecte en 1905. Il collabore avec son père dès 1903 et développe particulièrement la conception des façades, des décors et des perspectives. Il meurt prématurément en 1923.
Leur agence acquiert une solide réputation dans la construction de bâtiments commerciaux et réalise des magasins dans de nombreuses villes françaises.
Les Magasins Modernes de Reims
Avant la Grande Guerre s’élevait rue de Vesle le Grand Bazar, ouvert en 1895 et presque entièrement détruit pendant le conflit.
Dans le cadre de la Reconstruction, les Lamaizière conçoivent à son emplacement les nouveaux Magasins Modernes. Le projet date de 1922 et le magasin est inauguré le 9 octobre 1924. Le bâtiment occupe les 33 à 45 rue de Vesle et s’organise autour d’un vaste espace central évidé, selon une formule caractéristique des grands magasins.
Son architecture demeure volontairement proche du goût des grands magasins parisiens du XIXe siècle, alors même que d’autres constructions commerciales rémoises adoptent plus franchement le vocabulaire Art déco.
À l’origine, l’édifice était couronné de toits brisés en pavillon. Ceux-ci disparaissent lors de l’incendie du 9 novembre 1932. En 1933, Émile Dufay-Lamy intervient sur les combles et leur substitue les dômes à l’impériale visibles aujourd’hui.
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