Basilique Saint-Remi
Cette carte postale colorisée a circulé en 1935. Elle présente un aspect particulièrement intéressant de la basilique Saint-Remi : près de vingt ans après les destructions de la Première Guerre mondiale, sa restauration est encore loin d’être achevée.
La basilique, dont les parties les plus anciennes remontent au XIe siècle, associe architecture romane et transformations gothiques des XIIe et XIIIe siècles. Sa longue nef romane, ses tribunes et ses deux tours occidentales lui donnent cette silhouette caractéristique qui domine le quartier Saint-Remi.
Pendant la Grande Guerre, l’édifice est frappé à de nombreuses reprises. Le bombardement du 1er août 1918 provoque notamment l’incendie de la nef : la voûte de bois et de plâtre disparaît et la toiture est entièrement détruite. Les deux flèches occidentales, en revanche, restent debout, ce qui explique leur présence sur les photographies prises immédiatement après le conflit.
La reconstruction est confiée à l’architecte Henri Deneux, également chargé de la restauration de la cathédrale Notre-Dame. À Saint-Remi, il intervient sur un monument profondément mutilé : les arcs-doubleaux de la nef sont consolidés et reconstruits avec du ciment armé, tandis que la nouvelle toiture repose sur une charpente utilisant des éléments préfabriqués en ciment.
Il faudra attendre le 12 octobre 1958 pour célébrer officiellement l’achèvement de la reconstruction de la basilique.
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