Rue du Petit-Four
Cette carte postale montre la rue du Petit-Four après les bombardements de la Grande Guerre. Très courte et étroite, elle relie la rue Thiers à l’actuelle rue du Général-Sarrail.
Avec ses pavés, son faible gabarit et ses maisons serrées les unes contre les autres, elle conserve sur cette photographie l’aspect caractéristique des petites rues du vieux Reims. Malgré les dégâts de la guerre, cette physionomie sera préservée lors de la restauration des immeubles.
Son nom est ancien. La rue est attestée au moins au XVIIIe siècle et devait probablement son appellation à la présence, dans le voisinage, d’un four banal, four dont l’utilisation était autrefois imposée aux habitants moyennant redevance. En 1841, on lui rattacha l’ancienne place de la Corbeille-d’Or, qui tirait elle-même son nom d’une ancienne enseigne.
La rue du Petit-Four possédait également une petite impasse du Petit-Four, débouchant entre les nos 7 et 9.
Elle apparaît à plusieurs reprises dans La Vie rémoise d’Eugène Dupont : en 1873, le médecin Adonis Faille habite ainsi au n° 7, tandis qu’une certaine Jeanne Aubert réside au n° 13. Ce sont de petits détails, mais ils redonnent un peu de vie à cette rue aujourd’hui assez discrète.
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