Le faubourg Cérès, devenu l’avenue Jean-Jaurès
L’actuelle avenue Jean-Jaurès constitue l’un des anciens grands axes de sortie de Reims vers l’est et le nord-est.
Son histoire est ancienne : des traces du decumanus, l’un des grands axes de la ville gallo-romaine, ont été retrouvées dans son tracé. Au-delà de la ville antique, la voie se prolongeait vers l’extérieur.
Au fil des siècles, cette voie a porté plusieurs noms. On trouve notamment la mention de la porte Chacre dès le XIVe siècle, puis celle du faubourg Cérès au XVIIIe siècle. Au-delà du faubourg, la voie se poursuivait par la route de Rethel.
Le faubourg Cérès connut une histoire mouvementée. Il fut notamment démoli en 1358, puis à nouveau au XVIe siècle lorsque la défense de la ville nécessita de dégager les abords des fortifications.
Au XIXe siècle, l’urbanisation progresse rapidement. En 1875, la rue du Faubourg-Cérès s’étendait de la place Cérès jusqu’au carrefour de la rue du Bastion, avant de se prolonger par la route de Rethel.
C’est également dans le faubourg Cérès qu’est créé en 1874 le premier magasin Goulet-Turpin, à une adresse correspondant aujourd’hui au 127 avenue Jean-Jaurès.
En 1891, le cimetière de l’Est est ouvert à l’angle de la rue de Sfax.
Au début de l’avenue se dresse l’église Saint-André, dont la silhouette demeure l’un des principaux repères de cet ancien faubourg rémois.
Source : Jean-Claude Thuret, Reims, rues et lieux.
Source : Jean-Claude Thuret dans Reims rues et lieux
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