23 et 25 rue Thiers – Effets de Shrapnels
Sur les façades de la rue Thiers, de petites marques dans la pierre témoignent encore des bombardements subis par Reims pendant la Première Guerre mondiale.
Certaines sont dues aux éclats d’obus et aux projectiles dispersés lors des explosions. Le terme shrapnel, du nom de l’officier britannique Henry Shrapnel, désigne à l’origine un obus contenant de nombreuses balles métalliques, projetées lors de son explosion en l’air.
Dès le 14 septembre 1914, le journal de Paul Hess rapporte qu’un obus tombe au n° 1 rue Thiers et tue plusieurs personnes ; il décrit ensuite tout le quartier de l’Hôtel de Ville comme profondément ravagé.
Les bombardements se poursuivront pendant toute la guerre. Pourtant, contrairement à d’autres secteurs du centre de Reims entièrement reconstruits après 1918, beaucoup de façades anciennes de la rue Thiers ont survécu, conservant encore les traces des éclats.
Après la guerre, les réparations sont parfois réalisées en remplaçant uniquement la partie de pierre endommagée. Ces morceaux de pierre neuve, souvent plus clairs et parfaitement visibles sur les façades, sont appelés à Reims des « pansements ». Ils permettent encore aujourd’hui de repérer les endroits frappés par les éclats d’obus.
On retrouve ces « pansements » sur de nombreux bâtiments rémois : discrets pour certains, très visibles pour d’autres, ils constituent une véritable mémoire dans la pierre des bombardements de 1914-1918.
Plus d’un siècle après la Grande Guerre, ces impacts et réparations discrètes font toujours partie du paysage rémois. Il suffit parfois de lever les yeux sur une façade pour retrouver les cicatrices laissées par les bombardements de 1914-1918.
À découvrir également
- ReimsAvant – La rue Thiers pendant la Grande Guerre
- ReimsAvant – La rue Thiers avant 1914 et les traces de shrapnels
- ReimsAvant – La rue Thiers pendant la Reconstruction

