Rue Marx Dormoy

L’intérieur de l’Eglise St-Jacques détruit en 14-18

L’intérieur de l’église Saint-Jacques au lendemain de 1918. Ayant subi de grands dégâts pendant la Première Guerre mondiale, c’est sur cet édifice que Henri Deneux mit en place en 1920-1921 une charpente en éléments de ciment armé assemblés et démontables, procédé qu’il utilisa par la suite sur la cathédrale de Reims dans des dimensions beaucoup plus importantes. Le clocher fut simplement consolidé ; les réparations prennent fin en 1932. (Wikipédia)

 

 

 

 

L’Église Saint-Jacques

Seule église paroissiale médiévale subsistante de la ville de Reims, l’histoire de son implantation est assez bien connue. Installée juste à l’extérieur du rempart gallo-romain, alors unique fortification de la cité (les rues Chanzy et de Talleyrand en suivent le tracé), l’église Saint-Jacques est bâtie sur l’ancien site de la Couture (de Cultura : champ), lequel ne fut loti qu’en 1183 à l’initiative de l’archevêque Guillaume-de-Champagne (dit Guillaume-aux-Blanches-Mains) ; personnage insigne, frère du comte de Champagne Henri le Libéral, oncle du roi de France Philippe-Auguste ; qui gouverna le royaume en 1190-1191 pendant la croisade de son neveu.
Le but de ce lotissement était double : tout d’abord accueillir les bruyants métiers du bois hors du centre ancien de la ville ; et dans le même temps aménager un espace pour recevoir la principale foire de Reims, la foire de Saint-Ladre (les actuelles place d’Erlon et rue Buirette reflètent, par leur largeur, cette volonté) ; la foire s’y installa à partir de 1201 mais eut peu de succès : les foires du comte de Champagne détournaient par trop vers le sud le grand commerce international.
Pour attirer la population, l’archevêque concéda un régime de ville-franche (et non de commune : l’archevêque se réservait le choix du maire), établi selon le modèle de celle qu’il venait d’accorder en 1182 aux habitant de Beaumont-en-Argonne.
L’église est mentionnée dès 1190.
En mauvais état suite à la Révolution, l’édifice – qui avait servi d’écurie pour la troupe – fut restauré en 1854 sous la direction de Narcisse Brunette, architecte municipal. Restauration qui reprit de fond en comble le côté nord de la double travée est de la nef, qu’elle rebâtit dans le style de la fin du 13e siècle et non dans le respect de son style initial, d’un siècle plus ancien. Cette campagne repris également le bras nord du transept, et y ajouta une vaste sacristie.
Très durement touchée pendant la première guerre mondiale (voûtes perforées, chœur largement ébranlé, couvert vitré anéanti), l’église Saint-Jacques dut sa résurrection à l’architecte Henri Deneux. Lequel installa, en 1922, une charpente en béton armé constituée de petits éléments assemblés (technique inspirée des recherches de Philibert Delorme), qui servit de modèle et d’expérimentation avant le renouvellement des toitures, incomparablement plus vastes, de l’église Saint-Remi et de la cathédrale de Reims.
Le clocher initial (une flèche en charpente), abattu par un ouragan en 1711 puis reconstruit, disparut lui aussi pendant la première guerre mondiale. Une restauration entreprise dans les années 1990 (J.P. Jouve, ACMH) le restitua dans ses formes du début du 18e siècle.
Vitraux du chœur et du transept de Joseph Sima et Veira da Silva.

En savoir plus et connaitre la source : L’Inventaire, Les Reims Anciens

Au coin de Saint-Jacques

La rue Saint-Jacques est devenue la rue Marx Dormoy

Cette carte postale a été envoyée le 21 septembre 1923
On peut remarquer que les travaux de restauration de l’église Saint-Jacques ne sont pas complètement terminés.

Au coin de Saint-Jacques était une grande quincaillerie, tenue très longtemps par la famille Bruneau, c’est devenu le magasin La Hutte, dans les années 1960 puis le magasin Undiz.

Jules Bruneau (1882-1957). Né à Issoudun (Indre), décédé à Herbault (Loir-et-Cher) le 15 avril 1957. Négociant en quincaillerie à Reims, rue Saint-Jacques, à l’enseigne Au Coin de St-Jacques. Fondateur et président de l’Office pour la prospérité de Reims, il fut le créateur des foires-expositions de Reims et organisa notamment, en 1928, l’Exposition internationale des meilleures marques. Président du Syndicat général du commerce et de l’industrie de Reims, juge au Tribunal de commerce, membre de la Chambre de commerce, il reçut la Légion d’honneur. Jules Bruneau épousa Adèle Branchu, puis la veuve Joly et repose au Cimetière de l’Est. Source : Jean-Yves Sureau

Église Saint-Jacques

Les deux immeubles ont résisté aux bombardements, le clocher a été reconstruit tardivement entre 1987 et 1994

L’impasse Saint-Jacques en face à été allongée au moment de la Reconstruction pour rejoindre la rue de Talleyrand, c’est maintenant la rue Condorcet

Une fois les travaux actuels terminés (réfection des pavés), il sera intéressant de reprendre la photographie

saint-jacques

La Reconstruction entre la rue Théodore Dubois et la rue Marx Dormoy

La Reconstruction

Potographie ancienne sur plaque de verre : collection particulière CC

Maître d’ouvrage : M. Clément
Permis de construire du 22 juillet 1924
Architectes : Maurice Clauzier et Rodolphe Mériaux
Sculptures et staffs : Berton

La parcelle sur laquelle est édifiée ce bâtiment a une superficie de 48 m², bien que le règlement de voirie de 1922 précise que la superficie minimum d’une parcelle constructible soit de 60 m².
Immeuble curieux où se mélangent des ornements classiques (volutes, cordage, colonne) et des motifs art déco (guirlande, vase, bas-relief).

Source : Olivier Rigaud et Marc Bedarida dans Reims Reconstruction 1920-1930, édité par la Ville de Reims, 1988.

Boulangerie d'Erlon - collection CC Boulangerie d’Erlon – collection CC

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Rue de Vesle vue de la rue Marx Dormoy (ancienne rue Saint-Jacques)

Dormoy, rue Marx [1946].

<=44-46, rue de Vesle, => 2, place Drouet-d’Erlon.
83 mètres de longueur.
Ancienne rue Saint-Jacques. Dans l’usage et en toute logique, les Rémois appellent toujours cette voie rue Saint-Jacques. Ce changement de nom fut imposé par le gouvernement en 1946.

Source J-Y Sureau dans La Vie rémoise

La Grande Guerre 1914-15 – Reims après le bombardement.

Rue de Vesle vue de la rue Saint-Jacques