Place d’Erlon

Place d’Erlon

Photo Gilles Labbé du 1 mars 1978

Pas assez de neige ! elle reste juste dans les arbres qui ont bien grandi…

La Fontaine Subé en 1919

Au lendemain de la Guerre 1914-1918, la ville a subi de fortes destructions. La plupart des immeubles de la place Drouet-d’Erlon ont disparu. Extraordinairement, la fontaine Subé est encore debout, même si elle est endommagée.

 

 

La Fontaine Subé pendant la Grande Semaine d’Aviation

On a tendance aujourd’hui à oublier que Reims fut une ville pionnière en matière d’aviation. Au début du XXe siècle, plusieurs évènements majeurs se sont déroulés sur le terrain d’aviation de la ville qui était situé dans la plaine de Bétheny, à peu près à l’emplacement de l’ancienne base aérienne 112.

La Première Grande Semaine d’Aviation de la Champagne est organisée du 22 au 29 août 1909, avec la générosité des grandes marques de champagne, groupées dans un comité présidé par le marquis Melchior de Polignac. Cette semaine devient le premier meeting international d’aviation. Pendant cette semaine l’épreuve la plus prestigieuse est la Première Coupe Internationale d’Aviation de Vitesse Gordon Bennett, qui récompense l’appareil et le pilote le plus rapide, par une coupe et une importante somme d’argent.

La Seconde Grande Semaine d’Aviation est organisée du 3 au 10 juillet 1910.

En 1911 le Concours d’Aéroplanes Militaires de Reims a lieu tout le mois d’octobre et devient une autre première mondiale (aviation.maisons-champagne.com)

A ces occasions, des séries de cartes postales furent éditées avec des aéroplanes incrustés sur les images. Ce n’est pas le cas pour la carte d’aujourd’hui, seule la rue de l’Etape pavoisée indique l’évènement.

 

 

 

 

 

La Fontaine Subé à la fin de sa construction

La carte postale montre la fin des travaux de construction de la Fontaine Subé. Les pavés sont en train d’être posés tout autour, il n’y a pas encore de terre dans les espaces pour accueillir les fleurs et elle n’est pas encore en eau.

Rappelons que l’édifice est l’oeuvre de l’architecte André Narjoux, associé aux sculpteurs Paul Gasq, Paul Auban et Louis Baralis, ainsi qu’à l’ornementiste Joseph Wary.

La vue est prise de la rue Buirette.

 

 

Rue Buirette à la fin de la Grande Guerre

Paul Hess le 2 juillet 1917 écrit dans son journal :

6 mars 1916 – Un aéro boche laisse tomber une bombe, vers 9 h, sur la maison 56, rue Buirette, qui est disloquée jusqu’au 1er étage ; celle qui lui est voisine, où est installée une succursale des Comptoirs Français (angle de la rue Caqué) a elle-même sa toiture fortement endommagée.

2 juillet 1917 –  Calme dans la journée.
A 20 h, un bombardement très violent commence et se conti­nue jusqu’à 21 h 1/4. Obus rue Buirette, place d’Erlon, chaussée Bocquaine et à la Haubette.
Dans la nuit, nouveau bombardement serré, vers les batteries Gerbert.

Paul Hess dans Reims pendant la guerre de 1914-1918, éd. Anthropos

Le 3 juillet 1917, le Cardinal Luçon écrit dans son journal :

Mardi 3 – + 16°. Bombes nombreuses sur rue Bacquenois, rue Buirette, etc. Visite à M. de Bruignac, trouvé chez lui ; à M. Charbonneaux Emile, non trouvé ; à M. Becker. Reçu visite d’un Aumônier de la nouvelle Divi­sion avec un Pasteur protestant et sept ou huit officiers du service de santé. Photographie prise dans la cour. Nuit tranquille ; orage de 5 à 6 h. Incendie rue Bacquenois, allumé par les obus.

Cardinal Luçon dans son Journal de la Guerre 1914-1918, éd. par L’Académie Nationale de Reims – 1998 – TAR volume 173

 Source : notre site 14-18

L’Hôtel Lallement devenu Hôtel Victoria

Carte postale datant de la Reconstruction. On y voit l’hôtel Lallement qui est aujourd’hui l’hôtel Victoria.

Vous aurez bien sûr reconnu la place Drouet-d’Erlon et à droite la rue Buirette. La fontaine Subé est juste derrière le photographe. Pour info, le même immeuble est situé de l’autre côté de la rue Buirette, au niveau du bar le « Lion de Belfort ».

 

 

L’intérieur de l’Eglise St-Jacques détruit en 14-18

L’intérieur de l’église Saint-Jacques au lendemain de 1918. Ayant subi de grands dégâts pendant la Première Guerre mondiale, c’est sur cet édifice que Henri Deneux mit en place en 1920-1921 une charpente en éléments de ciment armé assemblés et démontables, procédé qu’il utilisa par la suite sur la cathédrale de Reims dans des dimensions beaucoup plus importantes. Le clocher fut simplement consolidé ; les réparations prennent fin en 1932. (Wikipédia)

 

 

 

 

La rue de l’Etape

Le 3 août nous vous avons montré une carte postale de la rue de l’Etape colorisée en rouge-orangé. Voici aujourd’hui une autre carte de cette même rue mais colorisée en jaune et avec un point de vue légèrement différent.

L’époque est la même, c’est-à-dire la reconstruction de la ville et les modifications de certains immeubles sont identiques. Cliquez ici pour voir la carte. La vue est prise de la rue de Talleyrand en direction de la place d’Erlon. Aujourd’hui les Ginkgo Biloba cachent la fontaine Subé.

L’éditeur est A. Guerdoux et la phototypie est toujours de J. Combier.

 

 

La rue de l’Etape

La carte postale est de l’époque de la reconstruction de la ville. Elle montre la rue de l’Etape vue depuis la rue de Talleyrand en direction de la place Drouet-d’Erlon. Vous remarquerez la modification au niveau de l’immeuble de gauche qui a prolongé le 1er étage au niveau des colonnes bordant la rue. A droite on note la disparition du balcon d’angle et la continuité de la corniche sur les deux côtés de l’immeuble.

La particularité de cette carte est d’être colorisée en rouge-orangé. Cette colorisation est due à la phototypie de J. Combier de Mâcon pour  l’éditeur Prot. Une autre série a été éditée en jaune !

 

 

 

 

La Fontaine de la Solidarité, place d’Erlon

Carte postale moderne qui a circulé en 1986. On y voit la fontaine de la Solidarité construite en 1977. En 1983 les manifestants qui soutiennent le syndicat polonais « Solidarnösc », donnent son nom à cette fontaine.

Dans le fond la Fontaine Subé n’a pas encore retrouvé sa « Victoire Ailée » ni sa fonction originelle de fontaine !

(Voir une autre vue sur Reims Avant : Cliquez ICI)

 

 

La rue Théodore Dubois vers la Place d’Erlon

On peut voir, en haut à droite, sur la CPA que le clocher de l’église Saint-Jacques n’existe plus depuis la Guerre 14-18.
Une restauration entreprise seulement dans les années 1990 par les Monuments historiques (J.P. Jouve, architecte en chef MH) le restitua dans ses formes du début du 18e siècle.
Cette CPA a été prise à partir du milieu des années 30, date de la construction de l’immeuble « Kodak » au rez-de-chaussée duquel se trouvait le photographe Nicaise.
Vous pouvez voir en bas de la page quelques photos de la reconstruction du clocher prises par Monsieur Bruneau, qui tenait la quincaillerie : « Au coin de Saint-Jacques ». Merci à son fils Jean-Pierre pour ces documents

Faites bouger le curseur pour découvrir le montage :

 

 

La place d’Erlon vers le square Colbert et la gare

La première carte postale a été envoyée en 1908, on peut remarquer la voiture à cheval et le tramway,
la seconde a été prise après la Reconstruction dans les années 30/40

Quand il n’y avait ni la fontaine Subé ni la statue du Maréchal d’Erlon sur la place

La statue du Maréchal Drouet d’Erlon qui se trouvait place d’Erlon, à hauteur de la rue de Chativesle, a été déplacée en 1904 pour des travaux de voirie (création d’une ligne de tramway) et déplacée à l’extrémité du boulevard de la Paix, à l’embranchement des boulevards Victor Hugo et Henry Vasnier, voir sur un montage du Comte d’Erlon dans son actuel environnement

Le 23 mai 1905, la première pierre de la fontaine est posée
Le 15 juillet 1906, c’est l’inauguration de la fontaine Subé, voir un montage du jour de l’inauguration

La photographie de cette carte postale ancienne a donc été prise dans les années 1904-1905.

La fontaine Subé dans les années 50.

La fontaine vient d’être restaurée en 2017.
Les Tractions Avant Citroën qui ont été fabriquées entre 1934 et 1957

Le mystère du ré-emploi des cartes postales anciennes : Alain Guillot vient de m’envoyer la « même » carte postale mais avec la renommé et le lampadaire en premier plan (voir plus bas) ; après une longue observation on peut en déduire que c’est celle avec la Renommé qui  est la véritable photographie, ensuite, après la guerre, l’éditeur Yvon a dû vouloir la réutiliser en l’actualisant en retirant la statue (fondue pas les Allemands en 1942)  et le lampadaire… Vos observations sont les bienvenues !

La Fontaine Subé 1913-2016

vv-vv-1-7-fontaine-sube-1913

Jardin Colbert vers l’Hôtel Continental

Cette carte n’a pas voyagé

Le square Colbert s’inscrit dans un ensemble « Les Hautes et Basses Promenades ». Le square Colbert fut aménagé « à l’anglaise » en 1860, il contient un très important fleurissement dont des mosaïques et de nombreuses essences d’arbres remarquables : Ginkgo biloba, Tulipier de Virginie, Sophora du Japon, Hêtre pourpre, Araucaria. Au centre du square se trouve une statue de Colbert réalisée en 1860 par Eugène Guillaume.
Source : Parcs et Jardins de France

continental

Le Crystal Hôtel, place d’Erlon, deux saisons

Cette carte a voyagé, mais malheureusement le cachet de la poste est illisible.

1-102-hotel-crystal

 

le-crystal