Clairmarais

« La Petite Vitesse » fin 1918

Le café de « la Petite Vitesse » est aujourd’hui le « bar d’Anvers ». La carte postale date de la fin de l’année 1918, la guerre est finie, la vie reprend lentement son court. Tout est à reconstruire.

Il y a quelques jours nous vous avons montré une autre vue de ce café, prise au début 1917.

 

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Photo de Gallica.bnf.fr montrant le même endroit en décembre 1917 :

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Le café de « La Petite Vitesse »

Situé à l’entrée de l’avenue de Laon (depuis la place de la République) le café de « La Petite Vitesse » s’appelle aujourd’hui le « Bar d’Anvers ». C’est sur les entrepôts de « La Petit Vitesse » qu’étaient déchargés les wagons de marchandises. Nos contemporains connaissent mieux l’endroit sous l’appellation « SERNAM ».

La carte postale date du début de 1917. Regardez la photo de Gallica.bnf.fr (à la suite de l’avant-après) qui est d’août 1917, vous remarquerez les destructions notables faisant certainement suite à l’Offensive Nivelle d’avril 1917 sur le Chemin des Dames et les Monts de Champagne.

 

 

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129 rue de Courcelles, Maison Sohy

Dans les années de bombardement 1914-1917

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Le Collège Moderne Technique où fut signée la capitulation allemande

Devenu : Lycée Roosevelt Reims

Editeur : Jacques FREVILLE
Années 50 ? Cette carte n’a pas voyagé

Depuis 1927, le « Collège technique et moderne » se pose en établissement scolaire spécialisé dans les sciences et les technologies.

L’établissement a été construit par l’architecte Hippolyte Portevin derrière la gare de Reims, en tant qu’École pratique du commerce et de l’industrie. Son architecture est singulière : l’établissement « regroupe ses bâtiments au carré sur une vaste cour centrale, une véritable place forte aux murailles de brique et aux accès contrôlés. »(Les Echos, 15 janvier 2009, page 27.)

Réquisitionné par les forces alliées en août 1944, l’établissement se prêtait par sa localisation et sa configuration à héberger le QG du général Eisenhower. Actuellement il existe un Musée de la Reddition pour commémorer l’événement.

Le lundi 7 mai 1945, à 2 h 41 du matin fut signée la capitulation de l’armée allemande dans une salle du collège. L’établissement Joli-Cœur sera par la suite rebaptisé « lycée Franklin-Roosevelt » en mémoire du président des États-Unis Franklin Delano Roosevelt décédé le 12 avril précédant la signature. Cette section à depuis été transformée en « Musée de la reddition », dont la visite propose entre autres l’entrée dans la salle où se déroula la signature, reconstituée dans l’état où elle était en 1945.

Source : Wikepédia

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Vous pouvez passer d’une époque à l’autre en faisant glisser le curseur :

Café-Tabac-Bar de l’angle de la rue des Romains et de la rue de Courcelles

Aujourd’hui c’est toujours un Café Tabac Journaux, remarquez qu’à l’époque le café proposait une dégustation des bières de la brasserie du XXe siècle qui était située rue Ernest-Renan.

 

Le Chiquito

Le Café du Stand – 81 rue de Courcelles

Ce café tient son nom d’un ancien stand de tir qui se trouvait dans le jardin. Situé au 81 rue de Courcelles, c’est un des plus vieux cafés de la ville.

La photo N&b prise en 1930 montre le propriétaire de l’époque : Auguste Rieux. Déjà ce café-hôtel possédait des chambres meublées. Au restaurant les tripes pouvaient être servies à toute heure ! Elles étaient accompagnées d’une bière du XXe Siècle qui provenait de la brasserie du même nom, située rue Ernest-Renan. (« Reims et ses Commerces » de Michel Thibault, édit Sutton).

Il y eu ensuite d’autres propriétaires et depuis 1979, c’est Madame Maria Ortega qui dirige l’établissement. Elle ne fait plus restaurant, mais derrière son bar, c’est toujours une des figures emblématique de ce quartier en pleine mutation.

Photo N&B : collection Michel Thibault

Rue de Courcelles

 

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REIMS berceau de la PAIX

Depuis juin 1940, Reims est occupée. Le 30 août 1944, Reims est libérée.

A partir de février 1945, le collège moderne et technique de Reims – aujourd’hui lycée Roosevelt – devient le quartier général du commandement suprême des forces alliées.

Il voit le 7 mai 1945 à 2h41 du matin, la signature d’un acte historique majeur, la signature de la capitulation allemande, mettant un point final à la Seconde Guerre Mondiale en Europe, et enjoignant les forces allemandes à cesser les combats le 8 mai.

Reims devient alors le berceau de la Paix.

(Extrait du programme des festivités du 70 ème anniversaire de la Reddition allemande). Reims.fr

Capitulation de l’Allemagne : le 7, le 8 ou le 9 mai 1945 ? : l’annonce de la capitulation à Reims provoque la fureur de Staline. Le chef soviétique se sent trahi et voit dans cette signature rémoise un complot tourné contre lui et l’URSS. L’autre raison de cette rage est le lieu de la capitulation. Staline, pour des raisons de propagande, veut qu’elle ait lieu sur le territoire de l’ennemi vaincu, à l’Est. Une cérémonie solennelle à Berlin permet d’officialiser la capitulation aux yeux du monde entier.

Le faste de cet événement fait du 8 mai la journée de la capitulation. Pourtant, le document signé par les dirigeants allemands est presque identique à celui signé quelques heures auparavant à Reims. De plus, la signature a lieu à 23 heures à Berlin. À la faveur du fuseau horaire, il est donc minuit à Moscou. C’est ainsi que la capitulation allemande est célébrée le 9 mai dans la capitale russe.

L’histoire n’a retenu qu’une date, le 8 mai. Pourtant c’est bien le 7 mai 1945 que fut officiellement signé l’acte de reddition de l’armée Allemande.

Musée de la Reddition-Reims.fr

Le Point.fr

L’Express.fr

 

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Rue des Romains

Romains, rue des [1840].

<= 30, rue du Président-Franklin-Roosevelt, => 32-34, rue de Courcelles.
575 mètres de longueur.
Ancienne voie, dont la partie située entre la rue de Courcelles et le pont de Saint-Brice prit le nom de rue Ernest-Renan en 1903.

À l’ouverture de cette voie, on découvrit des vestiges d’un camp romain.

Source : Jean-Yves Sureau, La Vie Rémoise

Rue des Romains
Rue des Romains

La rue du Mont d’Arène

Photographie : Gallica-BNF-BDIC

4 septembre 1917

Mont-d’Arène, rue [1840].

<=49-55, avenue de Laon,=>68-70, avenue Brébant.
835 mètres de longueur.

Nom dû aux vestiges d’un amphithéâtre antique qui se trouvait près de l’église Saint-Thomas. Ces vestiges ont disparu au milieu du 19e siècle. Le nom de la rue était parfois déformé en rue du Mont de la Reine.

Source : Jean-Yves Sureau dans La Vie Rémoise

Rue du Mont d'Arènes
Rue du Mont d’Arène