Chaussée Bocquaine

Le pont de la rue Polonceau

Le secteur de la Chaussée Bocquaine a été très bouleversé depuis le siècle dernier, surtout avec l’arrivée de la « Voie Jean Taittinger » (ex autoroute A4).
« L’ancienne rue Polonceau fut dénommée en 1887 en place de la Chaussée Hannier. Elle rejoignait la rue Souyn en passant sur la Rivière-Brûlée et s’appela en 1925 « rue Polonceau » (du pont sur la Vesle au pont sur la rivière Brûlée, et « rue Souyn » de ce dernier pont à la rue de Courlancy. A la suite de sa disparition en 1978, on dénomma une allée Polonceau. » (La Vie Rémoise)
La rue Polonceau était presque en prolongement de la rue Libergier, mais de l’autre côté du canal.
La rivière Brûlée, quant à elle, était un bras de la Vesle qui passait aux environs de l’actuel Parc Léo Lagrange. Devenue un cloaque, elle fut remblayée dans les années 1970 et disparue définitivement.
Cet avant-après est très approximatif car le cours de la Vesle a été modifié et le pont Polonceau, où a été prise la carte postale, était en fait plus près du canal, à la place de la voie rapide !  La photo actuelle est prise en contre-bas du pont Charles-de-Gaulle vers le Centre International de Séjour.
Carte postale : collection Pierre Fréville (Amicarte 51)
Par la suite, le pont de bois fut remplacé par un pont métallique. Carte postale : collection Michel Thibault (Amicarte 51)
La rivière Brûlée (carte postale : collection Pierre Fréville)

Le Nautilud

Construit en 1964 et situé au 41, Chaussée-Bocquaine, à côté du stade Auguste-Delaune, le complexe sportif « Le Nautilud » offrait :

– une piscine avec un bassin de compétition de 50 mètres sur 20 mètres et un bassin école de 20 mètres sur 8 mètres et également un toboggan de 86 mètres, un jardin, un solarium (avec pataugeoire et jets d’eau), ainsi que deux spas de 8 personnes,

– une patinoire avec une piste de 30 mètres sur 60 mètres, tribunes et gradins ainsi que location de patins.

Suite à des problèmes sur la charpente en bois liés à des phénomènes de vieillissement, le site était devenu dangereux pour les usagers. Il a été détruit en septembre 2014.

 

 

Ci-dessous l’avant-après que nous avions fait en mai 2014 :

Du stade vélodrome au stade Auguste Delaune

Le stade de la Chaussée Bocquaine a été officiellement inauguré le 2 juin 1935 par le président de la République Albert Lebrun sous le nom de stade municipal. L’enceinte pouvait accueillir 18 000 spectateurs, ce qui en faisait une des plus grandes du pays à l’époque. En sa qualité de « stade-vélodrome », d’importantes réunions de cyclisme sur piste y étaient organisées.

C’est après la Seconde Guerre mondiale qu’il prend le nom stade Auguste-Delaune en mémoire de ce sportif normand mort sous la torture de la Gestapo le 13 septembre 1943.

À la fin des années 1950, le club domine le football français et le public afflue de plus en plus, par conséquent une nouvelle tribune latérale à deux niveaux est bientôt construite face à la tribune présidentielle. Dans les décennies qui suivirent, l’équipe connut de plus en plus de difficultés avec même un retour à l’amateurisme en 1991. Le stade est déserté par les supporters et son entretien laisse à désirer.

À l’aube des années 2000, le Stade de Reims est porté par de nouvelles ambitions, et le club retrouve l’échelon professionnel en 2002 avec en tête la montée en Ligue 2. Il devint alors urgent de rénover totalement le stade, devenu exigu, vétuste, peu confortable (9 500 places officiellement, mais plutôt 8 000 en réalité) et surtout dangereux (en 1998, la commission de sécurité ne donnera pas son accord à l’organisation du match de Coupe de France à Reims).

Un projet visant à construire un stade de 22 000 places sur le site même de l’actuel stade voit ainsi le jour au milieu des années 2000. Après plusieurs saisons de travaux, l’ex-vélodrome a laissé place en août 2008 à un stade rénové, modernisé et agrandi, mais le vélodrome n’existe plus.

Actuellement il peut accueillir 21 684 spectateurs. (Wikipédia)

 

Stade-RA

 

Angle de la rue du Colonel Fabien et de la Chaussée Bocquaine

Carte postale ancienne : 1930, collection Pierre Fréville

A la fin du XIXe et début du XXe siècle, la rue du Colonel Fabien s’appelait encore rue de Vesle (jusqu’à la Porte de Paris), elle est devenue la rue du Colonel Fabien depuis 1946; c’est à cet endroit par lequel, venant de la capitale, le Colonel Fabien serait entré dans notre cité.

Le café National, à l’angle de la Chaussée Bocquaine, est tenu en 1895 par Denis Barcq et, en 1912 par Ernest Vuillemet.

Source : « Reims le tramway, hier et aujourd’hui » de Michel Thibault, éditions Alan Sutton.

Rue du colonel Fabien
Rue du colonel Fabien