Désastres intérieurs de la Cathédrale (côté nord)
Cette carte postale ancienne, éditée à Reims par J. Matot, porte la légende : « Désastres intérieurs de la Cathédrale (côté nord). Campagne de 1914 – bombardement de Reims ».
Elle témoigne des graves dommages subis par la cathédrale Notre-Dame au début de la Première Guerre mondiale. Le 19 septembre 1914, les bombardements provoquent l’incendie de l’édifice. Le feu gagne notamment les échafaudages installés contre la cathédrale puis la charpente ancienne de la toiture, qui est détruite.
À l’intérieur, les conséquences sont considérables. Les débris provenant des parties endommagées s’accumulent au sol tandis que les vitraux, les sculptures et différents éléments du mobilier souffrent des bombardements, de l’incendie et des intempéries. La disparition d’une grande partie de la couverture expose en effet l’intérieur de l’édifice à la pluie pendant la guerre.
Après la guerre commence un immense chantier de restauration. L’architecte Henri Deneux (1874-1969), architecte en chef des Monuments historiques, joue un rôle majeur dans cette entreprise. Il intervient notamment sur les couvertures et conçoit pour la cathédrale une remarquable charpente en éléments de béton armé, destinée à remplacer la charpente de bois disparue.
Et citons le rôle majeur tenu par Max Sainsaulieu, architecte ordinaire des Monuments historiques nommé en janv. 1915 et dont le travail de préservation de la statuaire et des vitraux fut non seulement reconnu mais honoré par la remise de la Légion d’Honneur en 1918. Son œuvre sur la ville de Reims et son arrondissement est notable Merci à Benoit Houlon pour sa remarque et cet ajout.
À découvrir également sur ReimsAvant
- La cathédrale de Reims après le bombardement des Allemands
- Le chœur de la Cathédrale après les bombardements
- Pluie dans la cathédrale, la grande nef après les bombardements


Bonjour,
Je trouve navrant que vous ne citiez pas, dans le cadre de la préservation de l’édifice, le rôle majeur tenu par Max Sainsaulieu, architecte ordinaire des Monuments historiques nommé en janv. 1915 et dont le travail de préservation de la statuaire et des vitraux fut non seulement reconnu mais honoré par la remise de la Légion d’Honneur en 1918… Son œuvre sur la ville de Reims et son arrondissement est notable. Je vous renvoie vers la thèse de doctorat défendue par M. Yann Harlaut en 2006, docteur en Histoire à l’université de Reims intitulée » la cathédrale de Reims, idéologie, controverse et pragmatisme « .
Cela ne retire en rien le mérite et l’œuvre de Henri Deneux concernant la reconstruction de la cathédrale.
Merci pour vos commentaires, que je me suis empressée d’intégrer à mon texte.