Rue de Trianon
Cette carte postale ancienne montre la rue de Trianon, petite voie du quartier Clairmarais reliant la rue de Courcelles à la rue de Saint-Brice, juste après le pont du chemin de fer. Longue d’environ 175 mètres, elle porte officiellement ce nom depuis 1841.
Son nom conserve le souvenir d’un lieu aujourd’hui totalement disparu. Avant la Révolution se trouvait dans ce secteur le couvent des religieuses du Clairmarais. Vendu comme bien national à la Révolution, le domaine fut ensuite démoli et transformé en un jardin de plaisance appelé « Le Trianon ».
Ce jardin devint un lieu de promenade apprécié des Rémois au cours de la première moitié du XIXᵉ siècle. Son existence fut cependant relativement courte : l’arrivée du chemin de fer et la construction de la ligne en 1855 entraînèrent sa disparition. Un dernier vestige subsista longtemps puisque la porte de l’ancien jardin était encore visible en 1897.
La rue de Trianon a donc conservé dans son nom le souvenir de ce lieu de loisirs disparu sous les voies ferrées. À l’origine, elle se prolongeait davantage vers l’ouest : cette partie, appelée rue de Trianon prolongée, prit en 1903 le nom de rue Tarbé.
Autre trace beaucoup plus discrète de l’histoire : au 14 rue de Trianon, on peut encore repérer un ancien marquage signalant l’emplacement d’un abri de défense passive de la Seconde Guerre mondiale.
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