Octave Gélin (1874-1932)
En quelques mots
Octave Gélin est un architecte particulièrement actif dans la Marne au début du XXe siècle. Installé à Châlons-sur-Marne dès 1902, il devient après la Grande Guerre architecte du département de la Marne, fonction qu’il exerce de 1919 jusqu’à sa mort en 1932.
À Reims, son nom est principalement associé à la reconstruction du Palais de Justice, très endommagé pendant la Grande Guerre.
Repères biographiques
Octave Henri Gélin naît à Niort le 4 juin 1874 et meurt à Châlons-sur-Marne le 9 août 1932.
Il étudie l’architecture à l’École des Beaux-Arts de Paris, où il est notamment élève de Gustave Raulin et Louis Sortais. Admis en 1893, il obtient son diplôme d’architecte le 21 juin 1901.
Il s’installe à Châlons-sur-Marne en 1902, où il succède à l’architecte Paul George. Sa carrière est étroitement liée au patrimoine et aux bâtiments publics de la Marne : il est architecte ordinaire des Monuments historiques, architecte des Hospices de Châlons, puis architecte du département de la Marne de 1919 à 1932 et architecte en chef des Régions libérées. Plus de 130 chantiers ont été identifiés au cours de sa carrière.
Son œuvre, particulièrement présente à Châlons et dans le département, accompagne le passage de l’Art nouveau à l’Art déco, ainsi que l’important effort de reconstruction qui suit la Grande Guerre.
Le Palais de Justice de Reims
Construit au XIXe siècle et inauguré en 1839, le Palais de Justice de Reims est très endommagé pendant la Grande Guerre.
Dans le cadre de la Reconstruction, Octave Gélin intervient sur l’édifice en qualité d’architecte départemental. Les travaux permettent notamment la reconstruction de ses espaces intérieurs ; le Palais de Justice restauré est inauguré le 10 mai 1928. Une documentation de l’Agence d’urbanisme de Reims attribue également à Gélin la restauration de l’édifice en 1928.
L’intervention de Gélin respecte l’architecture monumentale du palais, tandis que les parties intérieures détruites par la guerre sont reconstituées. Son travail s’inscrit ainsi davantage dans la restauration et la reconstruction d’un monument existant que dans la création d’un nouvel édifice.
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Le Palais de Justice : la Reconstruction
