Le Musée Hôtel Le Vergeur
Le Musée-Hôtel Le Vergeur est l’une des demeures historiques les plus remarquables de Reims. Ses parties les plus anciennes remontent au XIIIe siècle. Au XVIe siècle, Nicolas Le Vergeur, riche négociant rémois, transforme l’ensemble et lui donne notamment ses façades Renaissance sur cour.
En 1910, Hugues Krafft acquiert l’hôtel afin de préserver ce patrimoine, menacé de dispersion. Très gravement endommagé pendant la Grande Guerre, l’édifice est ensuite reconstruit à ses frais. Krafft y installe la Société des Amis du Vieux Reims, qu’il avait fondée en 1909.
Le musée conserve aujourd’hui l’atmosphère de la demeure d’un grand bourgeois collectionneur et voyageur, avec le mobilier, les objets d’art et les souvenirs rapportés par Hugues Krafft de ses nombreux voyages. Ses collections comprennent également deux ensembles exceptionnels de gravures originales d’Albrecht Dürer : L’Apocalypse et La Grande Passion.
Le jardin constitue lui-même un petit musée de l’architecture rémoise : Hugues Krafft y fit remonter des éléments de façades anciennes sauvés de bâtiments voués à la disparition.
La Société des Amis du Vieux Reims demeure propriétaire de l’hôtel et de ses collections. Leur entretien et la gestion du musée sont désormais confiés à la Ville de Reims, qui l’a intégré au réseau des musées municipaux dans le cadre d’un bail courant jusqu’en 2066.
Carte : Édition de la Société des Amis du Vieux Reims (SAVR). Comme on peut le voir avec l’échafaudage de la tourelle, on est bien à la fin de sa reconstruction. Cette vue a été prise en 1926 :
Le musée possède le label Musée de France depuis 2003.
Au dos de cette carte postale des années 50 la légende indique « Maison de Jeanne d’Arc place du Forum », je n’ai trouvé nulle part d’explication sur ce nom :



Sur la photo de gauche, on voit une plaque de pierre, apposée à droite de la tourelle en 1929, avec un médaillon de profil de femme en bronze. Elle est désormais sur le mur du jardin, et commémore Jeanne d’Arc, grâce à qui Charles VII a pu venir se faire sacrer à Reims 500 ans auparavant, en 1429.
Cette plaque explique probablement le nom erroné de « Maison de Jeanne d’Arc ».
Des plaques semblables (seul le texte varie) ont été placées à la même époque dans d’autres villes traversées par l’Héroïne.
J’ai souvenir d’un joli service Wedgwood qui était exposé dans cet hôtel.