Place du Parvis

La Médiathèque Jean Falala

Elle a été ouverte au public en 2003 et elle contribue à dynamiser le secteur du parvis de la cathédrale, rénové en 2007.

Architecture : Jean-Paul Viguier et associés

Le projet architectural

Face à la cathédrale et d’une superficie de 6.500m², la médiathèque s’inscrit sur un terrain jusque-là occupé par l’Hôtel de Police. Conserver la façade de l’Hôtel de Police s’est imposé, non pas par crainte d’avoir à la reconstruire mais par respect pour Reims, meurtrie, détruite : un attachement réel pour ce qui subsiste s’est transformé au cours de l’étude en nécessité. L’arrivée de la modernité sur ce site tellement beau du parvis de la cathédrale ne doit pas entraîner un éclatement de l’architecture, une autonomie de rupture dans la forme urbaine ; mais au contraire une transformation douce, et un réglage fin qui fassent que le bâtiment résiste à la co-visibilité avec la cathédrale dans le silence. L’harmonie de cette co-visibilité sera assurée par la proportion classique obtenue à partir d’une base carrée et déclinée selon les principes de l’Art de la Construction.

Cette référence géométrique fera disparaître la haute toiture à deux pentes de l’Hôtel de Police pour en régler la hauteur sur celle du nouveau bâtiment (15 mètres) et en même temps permettre une modernisation de son image tout en lui conservant son apparence familière aux Rémois.

Le bâtiment neuf apparaît ainsi comme un prolongement naturel du volume dont les façades en verre clair ouvrent l’Architecture sur la ville ; ces baies sont possibles grâce à une structure nervurée, faite de poutre et de colonnes métalliques, toujours tracées sur la même base géométrique. Cette ossature métallique repose sur un socle constitué en pierres de Courville, fondateur du bâtiment, et qui pour le piéton assure une continuité absolue des matières traditionnelles. Ainsi, l’îlot urbain est reconstitué dans l’idée d’une certaine force classique, uniquement lisible par les lignes de métal noir.

Depuis l’intérieur de la médiathèque, le vitrage de la rive horizontale de la toiture permet de voir la façade de la cathédrale sur toute sa hauteur et de créer un moment inoubliable pour le lecteur.

Jean-Paul Viguier

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Le Parvis et l’arrière du Palais de Justice

Les grandes ruines à gauche sont celles de l’hôtel du Lion d’Or, où Pierre Loti a séjourné au début de la Grande Guerre. On reconnait bien le palais de Justice amputé de sa toiture et l’arrière du Grand Théâtre. Un baraquement provisoire, au centre, a déjà été installé.

Sur la photographie actuelle, on voit bien les échafaudages de la réfection de la grande rosace, ils sont recouverts d’une bâche blanche.

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Place du Parvis en 1917

Carte postale ancienne : collection personnelle – Photographie Reims Cathédrale, cliché G. Schamel

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Parvis 1917

Grande Semaine d’Aviation sur le Parvis

Lors de la grande Semaine d’Aviation de 1909, une série de cartes postales est éditée pour l’occasion. Les éditeurs de l’époque vont fabriquer des montages photographiques en rajoutant des avions sur les tirages d’origine. La vue est prise devant la cathédrale, en direction de la rue Libergier.

A lire : Champagne berceau de l’aviation du monde

Carte postale : collection Fabrice Lamborelle (Editeur E.L.D.)

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Des Hangars « Bessonneau » sur le Parvis de la Cathédrale

Reconstruction 1919 : deux hangars « Bessonneau » sont installés sur le parvis de la cathédrale. Cet industriel originaire d’Angers spécialisé dans le textile industriel inventa des hangars démontables recouverts d’une bâche de chanvre (notre carte postale). Ils furent souvent utilisés lors des premiers meetings aériens, au début du XXe siècle..

Juste après la Grande Guerre, Bessonneau se lance sur la piste des baraquements de bois qui permettront de reloger les Rémois et leurs commerces.

A noter que la restauration de la cathédrale, un siècle après, n’est pas terminée, pour preuve les échafaudages (visibles sur la droite de la photo actuelle) pour la remise en place de la Grande Rose et de la statuaire de la partie centrale de la façade.

A lire également : Angers.fr

Merci aux membres du Forum Pages 14-18 pour leur aide.

Carte Postale : collection personnelle. Editeur-Photographe : Charles Brunel

 

Parvis

Sur le site de la BDIC il y a deux autres photos de ces hangars, en voici une ci-dessous. Par contre les annotations sont fausses puisque ce ne sont pas des baraques Adrian et que la charpente de la cathédrale n’a été restaurée qu’à partir de 1924.

Baraque Adrian

 

Cliquez ICI pour voir à quoi ressemblait une baraque Adrian.

 

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