Boulingrin

Le Monument aux Morts

Le monument aux Morts de Reims est un ensemble architectural formé d’un hémicycle de colonnes de pierres, surélevé par un jeu de terrasses. Il est placé dans le Square de la Mission, ouvert sur la place de la République et regardant vers les Hautes-Promenades.

Cette œuvre magistrale inspirée des grands monuments de l’Antiquité est l’oeuvre de l’architecte rémois Henri Royer. Sur l’arc en façade centrale on peut lire : « Enfants de Reims tombés au champ d’honneur que ce monument édifié par votre ville meurtrie exprime à jamais son deuil et sa fierté ». 4 567 rémois sont morts pour la France et 740 victimes civiles sont décédées au cours de ce conflit.

Au centre de l’hémicycle, sur un socle, la statue en bronze de Paul Lefèvre représente un homme prostré, dans une position proche de celle du « Penseur » de Rodin et évoque la « Pensée accomplissant son effort de résurrection ».

De part et d’autre de l’hémicycle, deux bas-reliefs encadrent la statue centrale. Celui de gauche « 1914 le sacrifice » montre la peine des familles qui ont perdu l’un des leurs au cours du conflit. Celui de droite « 1918 la leçon du passé » est destiné aux générations futures pour qu’elles connaissent le sacrifice de leurs parents et insiste sur la leçon qu’elles doivent tirer de cette douloureuse épreuve.

C’est donc l’un des rares monuments de France qui délivre explicitement un message pédagogique. L’inauguration fut tardive, après la reconstruction de la ville, le 1er juin 1930. Il n’y a pas de noms inscrits sur l’édifice. La liste des morts est scellée dans une des pierres du monument.

Source : Monuments de Champagne 14-18

 

 

 

Les Halles centrales

Les halles du Boulingrin

Promises à la démolition, les halles du Boulingrin ont été sauvées « in extrémis » par un classement au titre des monuments historiques en 1990. Après plusieurs années d’hésitations sur leur réutilisation, c’est en 2006 que la municipalité de Reims a décidé d’y réimplanter un marché couvert. « Deuxième cathédrale » de béton et de verre, ce vaste espace s’étend sur 100 mètres de long, 50 mètres de large et 19 mètres de haut.

Le projet se développe en trois parties : la réparation très technique des bétons pour sauvegarder la prouesse de l’ingénieur Eugène Freyssinet, la restauration plus sensible des aménagements « Art-Déco » de l’architecte Émile Maigrot pour remettre en situation cette œuvre des années 20, et enfin, un projet architectural de réutilisation et de mise aux normes.

Ce travail en finesse, démontre la valeur de l’architecture du XXe siècle et sa capacité à nous offrir des lieux en « sympathie » avec le monde que nous habitons aujourd’hui.

Dans la continuité de son usage social initial en grand marché couvert et lieu de rassemblement, depuis leur réouverture en septembre 2012 les Rémois ont retrouvé, outre le marché, la possibilité d’animations sportives, culturelles et artistiques.

Source : François Chatillon, architecte mandataire de la restauration, en savoir + sur son site

Carte postale : J. Prot, A la Régence.

Rue de Mars et rue Henri IV

Sur cette carte postale datant de la Reconstruction, on peut voir que les halles du Boulingrin ne sont pas encore construites

Une autre vue par Béatrice Keller :

Le quartier du Boulingrin

Le quartier du Boulingrin

Carte postale des années de la reconstruction de la ville. La rue de Mars vient dernièrement de se refaire une beauté avec un nouveau pavage.

 

 

Les halles du Boulingrin

Photographie Gilles Labbe du 26 mai 1975 prise de la première marche du monument aux morts

Les Halles sont nées à la suite d’un concours d’architecture ouvert en 1922 pour la construction d’un marché de gros et de détail dans le cadre du plan de reconstruction de Georges B. Ford. Elles remplacent l’ancien bâtiment détruit pendant la Première Guerre mondiale qui se trouvait place du Forum. Le 4 mai 1923, le projet de l’architecte Émile Maigrot est retenu par la municipalité, il sera réalisé de 1927 à 1929 par l’entreprise Claude Limousin, désignée en 1926, dont le directeur technique est Eugène Freyssinet, qui met au point un procédé de « coffrage-décoffrage sur cintre glissant » particulièrement adapté à la morphologie du bâtiment. L’ouverture du bâtiment aura lieu le .

L’inauguration des travaux de restauration des halles centrales a eu lieu le vendredi 14 septembre 2012.

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Le paulownia des halles centrales avec son habit de Noël

Joyeux Noël à tous

Photographie ancienne de Gilles Labbe du 26 mai 1975

Rénovation

Dès 1991, des études sont menées afin de définir la restauration puis le futur de l’ouvrage. Ce dernier, tombé en décrépitude et abandonné à son sort, est ouvert à tous les vents. Certains commencent alors à parler d’une « verrue » en plein cœur de Reims, qu’il aurait mieux valu raser. Plusieurs projets sont constitués, allant de la simple réinstallation du marché hebdomadaire, qui se tient sous une tente sur le parking adjacent, à l’extension du bâtiment sur cette place avec construction d’un parking en ouvrage, afin d’y déplacer le musée des beaux-arts. Après plusieurs effets d’annonce contradictoires, le projet architectural porté par l’architecte en chef des monuments historiques François Châtillon a été adopté fin par l’ancienne équipe municipale de Jean-Louis Schneiter et les études lancées en . Fin , le nouveau maire Adeline Hazan annonce une ouverture prévue pour le . Le projet vise à restaurer l’aspect initial du bâtiment tout en le renforçant. Les travaux, d’un cout estimé à 31 millions d’euros (dont 8,3 financés par l’État et 0,3 par la région Champagne-Ardenne), ont débuté en . 2 150 pavés de verres pour un espace vitré de 900 mètres carrés, des carrelages et aux faïences ils ont été confiés à la société Céramique du Beaujolais, l’entreprise qui les avait fabriqués à l’origine. L’étanchéité a été refaite par l’extérieur tout en respectant l’aspect mat du ciment.

L’inauguration des halles centrales a eu lieu le vendredi 14 septembre 2012, dans le cadre des journées du patrimoine. Le premier marché s’est tenu le vendredi 21 septembre.

La restauration des halles centrales du Boulingrin a reçu le Prix du patrimoine culturel de l’Union européenne 2015 attribué par la Commission européenne et Europa Nostra.

Source : Wikipédia

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Les halles de Reims au Boulingrin

Photos Michel Jolyot – Reims – www.jolyot.com
Date de prise de vue : Septembre 2007. Merci à lui

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La rue de Charleville en 1919

Ne cherchez pas cette rue sur un plan de la ville : elle a été débaptisée en 1949 pour prendre le nom de « rue du Docteur-Pozzi ». Après le premier conflit mondial, le quartier a été fortement remanié et ce sont les Halles du Boulingrin que l’on aperçoit dans le fond, aujourd’hui.

Charleville, rue de [1880].

L’ouverture de la rue de Charleville fut projetée en 1876. Elle fut construite entièrement aux frais du négociant en vins de Champagne Arthur Morizet (1833-1905). Elle fut achevée et reconnue voie publique en 1880. Elle fut débaptisée par 35 voix pour et 1 abstention pour prendre le nom de rue Docteur-Pozzi en 1949.

Pozzi, rue Docteur [1949].

<= 9-11, rue Albert-Réville, => 19-23, rue du Temple.
85 mètres de long.
Ancienne rue de Charleville, débaptisée par 35 voix pour et 1 abstention.

(1860-1939). Maire de Reims. Né à Pau le 6 octobre 1860, mort à La Rochelle fin novembre 1939. James Adrien Pozzi fit ses études à la Faculté de Paris et s’installa à Reims en 1888 après un brillant concours où il eut pour concurrent le redoutable docteur Eugène Doyen. Professeur à l’École de médecine de Reims dès 1889, conseiller municipal en 1896, premier adjoint au maire en 1900, il fut élu maire en mai 1904 et le resta jusqu’en 1908. Député en 1906, il fut directeur de l’École de médecine du 1er novembre 1919 au 31 octobre 1922. Il quitta notre ville en 1924, et remplaça pendant un certain temps, dans ses services, son frère aîné, Samuel Jean Pozzi, le célèbre chirurgien des hôpitaux de Paris, qui mourut assassiné et fut considéré comme le père de la gynécologie en France. Adrien Pozzi épousa Marie Jeanne Barbey (1864-1901), puis à La Rochelle en 1902 Elisa Barthe. Il habita 11, rue Piper, de 1900 à 1905, puis 1, rue Thiers en 1911. Il se retira en Dordogne, et enfin à La Rochelle où il termina ses jours.

​La Vie Rémoise

 

CharlevilleRue

 

La halle du Boulingrin

Titre de la carte : Reims (Marne) – La Halle – pas voyagé

Collection personnelle
éditeur G. Réant, Paris

Les Halles sont nées à la suite d’un concours d’architecture ouvert en 1922 pour la construction d’un marché de gros et de détail dans le cadre du plan de reconstruction de Georges B. Ford. Elles remplacent l’ancien bâtiment détruit pendant la Première Guerre mondiale qui se trouvait place du Forum. Le 4 mai 1923, le projet de l’architecte Émile Maigrot est retenu par la municipalité, il sera réalisé de 1927 à 1929 par l’entreprise Claude Limousin, désignée en 1926, dont le directeur technique est Eugène Freyssinet, qui met au point un procédé de « coffrage-décoffrage sur cintre glissant » particulièrement adapté à la morphologie du bâtiment. L’ouverture du bâtiment aura lieu le .

L’édifice, qui résiste à la Seconde Guerre mondiale, est désaffecté en 1988 pour raisons de sécurité et la municipalité envisage alors sa démolition. Sous l’impulsion de Jack Lang, alors ministre de la Culture, les Halles sont classées aux Monuments historiques par décret du 9 janvier 19902 alors qu’une importante mobilisation populaire avait vu le jour.

Source : Wikipédia

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Boulingrin