1914-1918

Rue du Petit-Four

Cette petite rue va de la rue Thiers à la rue du Général-Sarrail. La carte postale montre les dommages des bombardements de la Première Guerre Mondiale.

Très étroite et pavée c’est une rue typique du « Vieux Reims » d’avant la Reconstruction.

 

 

Des tranchées dans le Parc Pommery

Situé à l’arrière de la ligne de front, le Parc Pommery (Parc de Champagne) et le Collège d’Athlètes qu’il abrite, sont détruits pendant la Première Guerre Mondiale.

Les pelouses sont balafrées de tranchées et de fils de fer barbelés, creusées de trous d’obus et d’abris souterrains.  Les pavillons et le gymnase sont réduits à l’état de décombres quant aux arbres ce ne sont plus que des troncs décapités.

 

Abris de bombardement sur la Butte Saint-Nicaise

Dernier vestige des remparts de Reims, la Butte Saint-Nicaise servit d’abris pendant la Première Guerre Mondiale. Elle faisait partie, avec le « Moulin de la Housse » et de la « Butte de tir » des lignes défensives de l’armée française sur le secteur Est de la ville.

En 1916 elle abritait un canon de marine de 140 mm (voir les 2 photos sous l’avant-après).

Cet abris est situé rue Saint-Jean Césarée. Il traverse la Butte Saint-Nicaise et il est visitable tous les ans lors des Journées du Patrimoine.

 

 

La Butte près guerre :

Photos Gallica-bnf.fr

 

Pilastre de la tour nord de la cathédrale

En 1914, la tour nord de la cathédrale est ceinte d’un échafaudage en bois. C’est lui qui va permettre la propagation de l’incendie du 19 septembre 1914 allumé suite à un bombardement d’obus incendiaires allemands.

La carte postale montre les pierres qui ont explosé sous la chaleur. La dernière restauration de cette partie de la cathédrale date de 2011.

 

La rue Trudaine

Trudaine, rue [1762].

<= 3-5, place Royale, => 1, place du Forum.
50 mètres de longueur.
Bien que dénommée dès 1762, elle ne fut construite que de 1763 à 1787.

(1733-1777). Né à Clermont-Ferrand le 19 janvier 1733, mort au château de Montigny, à Montigny-Lencoup (Seine-et-Marne) le 5 août 1777. Jean Charles Philibert Trudaine de Montigny, conseiller d’Etat et intendant général des finances, contribua largement à l’embellissement de la ville, au moment de la création de la place Royale. Il succéda en titre, en 1769, aux fonctions de son père Daniel Charles Trudaine (1703-1769), directeur des ponts et chaussées, qui forma une école d’ingénieurs, d’où sortirent des hommes remarquables qui, sous sa direction, exécutèrent les beaux ponts et les routes magnifiques, véritables illustrations du règne de Louis XV.

La carte postale date de la Première Guerre Mondiale, probablement fin 1916, début 1917, car on peut encore voir dans le fond le magasin Fossier qui sera détruit, comme les autres maisons médiévales de la place des Marchés (ancienne appellation de la place du Forum) dans l’été 1918.

 

 

 

Il y a 100 ans : l’Incendie de l’Hôtel de Ville

L’Hôtel de ville est considéré comme l’un des plus beaux exemples de l’architecture civile du XVIIe siècle. Mais ce magnifique bâtiment, comme les autres monuments de Reims, fut durement touché pendant la guerre de 14-18. Les premiers obus allemands égratignèrent l’Hôtel de Ville dès novembre 1914. Mais l’administration municipale y poursuivit imperturbablement son travail, sous l’impulsion de son maire emblématique : le Dr Langlet.

L’agonie du bâtiment commença le 21 avril 1917. Les obus tombèrent dans tout le quartier. Le 3 mai 1917, l’artillerie allemande concentra son tir d’obus incendiaires sur l’édifice qui prit feu et fut entièrement détruit. Il ne resta que la façade calcinée.

Photo N&B : Gallica-bnf.fr

Voir toutes les photos de Gallica-bnf sur ce sujet
Lire le témoignage de Paul Hess

 

Voir aussi sur Reims Avant (Cliquez ICI)

La Porte de Paris en 1919

Carte postale faite au début de 1919. Si les destructions sont importantes, on peut constater que la Porte de Paris n’a pratiquement pas été touchée. Déplacée, elle est installée depuis les années 1960 dans les Basses-Promenades.

 

 

La Fontaine du Barbâtre

Les vestiges de la fontaine du Barbâtre sont situés sur la façade de l’actuel magasin « Le Chaisier », à l’angle de la rue du Barbâtre et de la rue des Carmes.

C’est une des 17 fontaines érigées dans la ville au XVIIIe siècle, sous l’impulsion du Chanoine Godinot, pour alimenter les Rémois en eau potable.  Elle fut désaffectée en 1840 et classée aux Monuments Historiques, par arrêté du 22 juin 1923.

La photo N&B date de décembre 1918 (Gallica.BNF.fr)  On peut constater que ces vestiges ont, de peu, échappé à la destruction définitive.

 

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Les troupes Sénégalaises sous la Porte de Paris

Au début de la Première Guerre Mondiale, les troupes Sénégalaises prennent part à la Première Bataille de la Marne (qui a lieu du 6 au 12 septembre 1914).
Lors de leur repos à Epernay, elles attirent la curiosité des habitants, adultes et enfants.
Elles arrivent d’Epernay à Reims à pieds et, dès l’entrée dans la ville, elles défilent fusil sur l’épaule en descendant l’avenue d’Epernay.
Sur la carte postale, on les voit passer sous la Porte de Paris sous l’oeil des badauds .
Carte postale : collection Michel Thibault (Amicarte 51)
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« La Petite Vitesse » fin 1918

Le café de « la Petite Vitesse » est aujourd’hui le « bar d’Anvers ». La carte postale date de la fin de l’année 1918, la guerre est finie, la vie reprend lentement son court. Tout est à reconstruire.

Il y a quelques jours nous vous avons montré une autre vue de ce café, prise au début 1917.

 

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Photo de Gallica.bnf.fr montrant le même endroit en décembre 1917 :

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Le café de « La Petite Vitesse »

Situé à l’entrée de l’avenue de Laon (depuis la place de la République) le café de « La Petite Vitesse » s’appelle aujourd’hui le « Bar d’Anvers ». C’est sur les entrepôts de « La Petit Vitesse » qu’étaient déchargés les wagons de marchandises. Nos contemporains connaissent mieux l’endroit sous l’appellation « SERNAM ».

La carte postale date du début de 1917. Regardez la photo de Gallica.bnf.fr (à la suite de l’avant-après) qui est d’août 1917, vous remarquerez les destructions notables faisant certainement suite à l’Offensive Nivelle d’avril 1917 sur le Chemin des Dames et les Monts de Champagne.

 

 

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La Chaise-au-Plafond

Le 12 septembre 1914 marque la fin de la Première Bataille de la Marne (commencée le 6 septembre 1914). Au cours de cette première bataille décisive, les troupes franco-britanniques réussissent à arrêter puis repousser les Allemands.

Reims occupée depuis le 3 Septembre par l’ennemi, est alors libérée. Mais les Allemands s’accrochent aux forts situés au nord-est de la ville et édifiés trente ans plus tôt. De là ils bombarderont la ville durant quatre ans.

Le Café des Sportsmen situé Avenue d’Epernay se retrouve sous le feu des obus. Sous le souffle d’une explosion, une chaise va se loger entre les lattes du plafond. Elle y est toujours !

En 1914 on en fit le symbole de la victoire (provisoire) des Français sur les Allemands.

Ce café bien connu s’appelle aujourd’hui : « La Chaise au Plafond ».

 

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Sur la façade actuelle :

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Carte postale montrant la chaise dans les lattes du plafond :

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