1914-1918

« Le Régina Palace Hôtel », rue de l’Université

Nous sommes sur l’actuelle place Carnégie. La rue de l’Université (qui allait de la rue du Barbâtre à la Place Royale) sera raccourcie à la reconstruction après la Première Guerre Mondiale. Aujourd’hui elle s’arrête au croisement de la rue Voltaire qui sera percée à cette occasion. Noter qu’il en sera de même pour la rue du Cloître qui allait jusqu’à la rue du Cardinal de Lorraine. Ces deux rues (dans la partie longeant le chevet de la cathédrale) seront remplacées par le Cours Anatole-France.

Autre élément à noter : la Sous-Préfecture qui se trouvait à l’époque rue de l’Université (on en aperçoit une petit morceau complètement à gauche) sera démolie au percement de la rue Voltaire puis transférée Place Royale où elle est toujours. A côté on peut voir le « Régina Palace Hôtel » mais nous ne savons pas s’il pu reprendre ses activités après la guerre.

Carte postale : collection Maud Nourrisson (Amicarte 51).

 

Place et rue Clovis après les bombardements

La « rue Clovis » n’a pas changé de nom, ce qui n’est pas le cas de la « place Clovis » qui est dénommée aujourd’hui « place Gaston-Poittevin ». Quant aux destructions de la Grande Guerre, elles se passent de commentaires.

Clovis, rue [1864].

<= 95-99, rue de Vesle, => 82-84, rue de Venise.
Ancienne rue d’Amour. Une ordonnance du 29 avril 1839 fut prise pour son prolongement à droite et à gauche de la rue de Vesle (voir rue Jeanne-d’Arc). En 1856 on projeta de la faire partir des Promenades pour rejoindre la rue Folle-Peine. Elle fut ouverte de la rue de Vesle à la rue des Carmélites en 1858. La partie de la rue Folle-Peine, comprise entre la rue du Jard et la rue de Venise, prit le nom de Clovis.
782 mètres de longueur.

(465-511). Né vers 465, mort à Paris le 27 novembre 511. Clovis, roi des Francs, dont l’épouse, sainte Clotilde, avec l’aide de sainte Geneviève et de saint Remi, réussit à le convertir au christianisme. Catéchisé par le prêtre de Toul, saint Waast, évêque d’Arras, Clovis fut baptisé par saint Remi, assisté de saint Médard et de saint Godard, dans le baptistère de la cathédrale de Reims, le 25 décembre 496, en même temps que ses sœurs Arboflède et Lantilde, ainsi que 3000 hommes, l’élite de la cour et de l’armée. C’est lors de la bataille de Tolbiac que Clovis se serait écrié « Dieu de Clotilde, Dieu de Remi, donnez-moi la victoire, et je serai chrétien ». Clovis tint parole, et le fier Sicambre arriva à Reims, se jeta aux genoux de saint Remi et demanda le baptême en promettant de brûler ce qu’il avait adoré et d’adorer ce qu’il avait bûlé. C’est ainsi que par saint Remi, la France est devenue chrétienne. Le Saint Chrême fut apporté par une colombe qui tenait en son bec une fiole qu’elle offrit au Pontife. Cette sainte Ampoule, pendant quatorze siècles, consacrera les rois de France. (La vie Rémoise)

Poittevin, place Gaston [1946].

<= 45-60, rue Clovis, => 29-42, rue Boulard.
36 x 36 mètres.
Ancienne place Clovis, créée et dénommée en 1864, dont la dénomination faisait double emploi avec la rue du même nom, et qui se trouvait dans les limites de l’ancienne circonscription de Gaston Poittevin. Le changement fut fait à la demande du Syndicat des Vignerons de la Champagne délimitée, de la Section rémoise de la Ligue des Droits de l’Homme et du président du Comité du Monument que ses amis projetaient d’élever à sa mémoire. Une pétition des habitants, en 1873, la mentionne sous le nom de place Boulard. (La Vie Rémoise)

 

 

 

La rue de Venise en 1919

Venise, rue de [Moyen Age].
<= 44-48, rue Gambetta, => 79, boulevard Paul-Doumer.
570 mètres de longueur.
La rue traversait le quartier de Venise, compris entre les rues des Moulins et du Jard ; son nom s’expliquerait par les nombreux bras de la Vesle qui le parcouraient, pour en rejoindre le cours principal après avoir irrigué les jardins maraîchers de la Couture. Son nom était connu dès 1240. Un échevin de Reims, Gerbault de Venisse, cité en 1240, aurait bien pu laisser son nom à cette rue. (La Vie Rémoise)
Photo N&B vient du site Gallica.bnf.fr, intitulée : « Reimsrue de Venise (avec ruines) et la chapelle de l’Ecole St Joseph »  (photographie de presse/Agence Rol) datée de 1919.

Bombardements rue Abbé-de-L’Epée

Épée, rue Abbé-de-l’ [1899].

<= 67-69, rue du Jard, => 66-68, rue de Venise.
140 mètres de longueur.
La rue, ouverte en 1896, sur des terrains provenant de l’établissement des Longuaux, fut menacée de fermeture faute par les propriétaires de ne pas y avoir fait les aménagements convenus. La rue devait être revêtue de pavés de granit, et les trottoirs en Saint-Laurent avec bordures en Givet.
En 1899, l’Association amicale des Sourds-Muets de la Champagne, avait pétitionné afin que l’on donne à la rue des Capucins le nom de l’abbé de l’Épée, en totalité ou au moins en partie. Proposition rejetée, mais le nom fut donné à cette rue nouvelle qui mettait en communication les rues du Jard et de Venise.

 

La carte montre une usine de tissage bombardée pendant la Première Guerre Mondiale. Elle est non datée et n’a pas voyagé.

Difficile de retrouver la place du photographe de l’époque. La photo actuelle est volontairement cadrée plus large, l’immeuble est donc, en réalité, beaucoup plus haut et plus long que l’usine sur la carte.

 

 

 

L’Hôtel de Ville en ruine

La carte postale a été faite au début de 1919. Rappelons que l’Hôtel de Ville a été détruit sous les bombardements incendiaires allemands du 3 mai 1917.

Le projet actuel est le réaménagement du parvis de la mairie où l’on peut encore voir les rails de l’ancien tramway.

 

 

L’intérieur de l’Eglise St-Jacques détruit en 14-18

L’intérieur de l’église Saint-Jacques au lendemain de 1918. Ayant subi de grands dégâts pendant la Première Guerre mondiale, c’est sur cet édifice que Henri Deneux mit en place en 1920-1921 une charpente en éléments de ciment armé assemblés et démontables, procédé qu’il utilisa par la suite sur la cathédrale de Reims dans des dimensions beaucoup plus importantes. Le clocher fut simplement consolidé ; les réparations prennent fin en 1932. (Wikipédia)

 

 

 

 

Le Portail Nord de la Cathédrale après l’incendie de 1914

La carte postale a été prise en septembre 1914, quelques jours après l’incendie qui a ravagé la cathédrale. Les statues seront ensuite protégées par des sacs de terre. Les soldats qui posent devant l’objectif portent encore l’uniforme de l’entrée de guerre, il ne sera modifié que l’année suivante.

Lors des dernières restaurations, il fut décidé de conserver certaines statues en l’état pour garder une trace du désastre, c’est le cas des deux premières en partant de l’extérieur du portail.

Le photographe était perché sur un escabeau, d’où la différence de perspective avec la photo actuelle.

 

 

 

Le portail nord de la façade occidentale de Notre-Dame

Le portail nord de la cathédrale fut fortement endommagé lors de l’incendie du 19 septembre 1914. Rappelons qu’un échafaudage en bois installé à cet endroit prit feu suite à un bombardement d’obus incendiaires allemands ce qui permis aux flammes de se propager à tout l’édifice. Sous la chaleur les pierres ont éclaté. Les statues furent ensuite protégées par des sacs de terre jusqu’à la fin de la guerre pour les prémunir des bombardements journaliers.

Les dernières restaurations ont pris pour partie de conserver certaines statues en l’état, ce qui est la cas pour les deux statues du premier plan.

Cathédrale-Reims.Culture.fr

 

Rue du Petit-Four

Cette petite rue va de la rue Thiers à la rue du Général-Sarrail. La carte postale montre les dommages des bombardements de la Première Guerre Mondiale.

Très étroite et pavée c’est une rue typique du « Vieux Reims » d’avant la Reconstruction.

 

 

Des tranchées dans le Parc Pommery

Situé à l’arrière de la ligne de front, le Parc Pommery (Parc de Champagne) et le Collège d’Athlètes qu’il abrite, sont détruits pendant la Première Guerre Mondiale.

Les pelouses sont balafrées de tranchées et de fils de fer barbelés, creusées de trous d’obus et d’abris souterrains.  Les pavillons et le gymnase sont réduits à l’état de décombres quant aux arbres ce ne sont plus que des troncs décapités.

 

Abris de bombardement sur la Butte Saint-Nicaise

Dernier vestige des remparts de Reims, la Butte Saint-Nicaise servit d’abris pendant la Première Guerre Mondiale. Elle faisait partie, avec le « Moulin de la Housse » et de la « Butte de tir » des lignes défensives de l’armée française sur le secteur Est de la ville.

En 1916 elle abritait un canon de marine de 140 mm (voir les 2 photos sous l’avant-après).

Cet abris est situé rue Saint-Jean Césarée. Il traverse la Butte Saint-Nicaise et il est visitable tous les ans lors des Journées du Patrimoine.

 

 

La Butte près guerre :

Photos Gallica-bnf.fr

 

Pilastre de la tour nord de la cathédrale

En 1914, la tour nord de la cathédrale est ceinte d’un échafaudage en bois. C’est lui qui va permettre la propagation de l’incendie du 19 septembre 1914 allumé suite à un bombardement d’obus incendiaires allemands.

La carte postale montre les pierres qui ont explosé sous la chaleur. La dernière restauration de cette partie de la cathédrale date de 2011.

 

La rue Trudaine

Trudaine, rue [1762].

<= 3-5, place Royale, => 1, place du Forum.
50 mètres de longueur.
Bien que dénommée dès 1762, elle ne fut construite que de 1763 à 1787.

(1733-1777). Né à Clermont-Ferrand le 19 janvier 1733, mort au château de Montigny, à Montigny-Lencoup (Seine-et-Marne) le 5 août 1777. Jean Charles Philibert Trudaine de Montigny, conseiller d’Etat et intendant général des finances, contribua largement à l’embellissement de la ville, au moment de la création de la place Royale. Il succéda en titre, en 1769, aux fonctions de son père Daniel Charles Trudaine (1703-1769), directeur des ponts et chaussées, qui forma une école d’ingénieurs, d’où sortirent des hommes remarquables qui, sous sa direction, exécutèrent les beaux ponts et les routes magnifiques, véritables illustrations du règne de Louis XV.

La carte postale date de la Première Guerre Mondiale, probablement fin 1916, début 1917, car on peut encore voir dans le fond le magasin Fossier qui sera détruit, comme les autres maisons médiévales de la place des Marchés (ancienne appellation de la place du Forum) dans l’été 1918.

 

 

 

Il y a 100 ans : l’Incendie de l’Hôtel de Ville

L’Hôtel de ville est considéré comme l’un des plus beaux exemples de l’architecture civile du XVIIe siècle. Mais ce magnifique bâtiment, comme les autres monuments de Reims, fut durement touché pendant la guerre de 14-18. Les premiers obus allemands égratignèrent l’Hôtel de Ville dès novembre 1914. Mais l’administration municipale y poursuivit imperturbablement son travail, sous l’impulsion de son maire emblématique : le Dr Langlet.

L’agonie du bâtiment commença le 21 avril 1917. Les obus tombèrent dans tout le quartier. Le 3 mai 1917, l’artillerie allemande concentra son tir d’obus incendiaires sur l’édifice qui prit feu et fut entièrement détruit. Il ne resta que la façade calcinée.

Photo N&B : Gallica-bnf.fr

Voir toutes les photos de Gallica-bnf sur ce sujet
Lire le témoignage de Paul Hess

 

Voir aussi sur Reims Avant (Cliquez ICI)

La Porte de Paris en 1919

Carte postale faite au début de 1919. Si les destructions sont importantes, on peut constater que la Porte de Paris n’a pratiquement pas été touchée. Déplacée, elle est installée depuis les années 1960 dans les Basses-Promenades.

 

 

La Fontaine du Barbâtre

Les vestiges de la fontaine du Barbâtre sont situés sur la façade de l’actuel magasin « Le Chaisier », à l’angle de la rue du Barbâtre et de la rue des Carmes.

C’est une des 17 fontaines érigées dans la ville au XVIIIe siècle, sous l’impulsion du Chanoine Godinot, pour alimenter les Rémois en eau potable.  Elle fut désaffectée en 1840 et classée aux Monuments Historiques, par arrêté du 22 juin 1923.

La photo N&B date de décembre 1918 (Gallica.BNF.fr)  On peut constater que ces vestiges ont, de peu, échappé à la destruction définitive.

 

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Les troupes Sénégalaises sous la Porte de Paris

Au début de la Première Guerre Mondiale, les troupes Sénégalaises prennent part à la Première Bataille de la Marne (qui a lieu du 6 au 12 septembre 1914).
Lors de leur repos à Epernay, elles attirent la curiosité des habitants, adultes et enfants.
Elles arrivent d’Epernay à Reims à pieds et, dès l’entrée dans la ville, elles défilent fusil sur l’épaule en descendant l’avenue d’Epernay.
Sur la carte postale, on les voit passer sous la Porte de Paris sous l’oeil des badauds .
Carte postale : collection Michel Thibault (Amicarte 51)
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« La Petite Vitesse » fin 1918

Le café de « la Petite Vitesse » est aujourd’hui le « bar d’Anvers ». La carte postale date de la fin de l’année 1918, la guerre est finie, la vie reprend lentement son court. Tout est à reconstruire.

Il y a quelques jours nous vous avons montré une autre vue de ce café, prise au début 1917.

 

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Photo de Gallica.bnf.fr montrant le même endroit en décembre 1917 :

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Le café de « La Petite Vitesse »

Situé à l’entrée de l’avenue de Laon (depuis la place de la République) le café de « La Petite Vitesse » s’appelle aujourd’hui le « Bar d’Anvers ». C’est sur les entrepôts de « La Petit Vitesse » qu’étaient déchargés les wagons de marchandises. Nos contemporains connaissent mieux l’endroit sous l’appellation « SERNAM ».

La carte postale date du début de 1917. Regardez la photo de Gallica.bnf.fr (à la suite de l’avant-après) qui est d’août 1917, vous remarquerez les destructions notables faisant certainement suite à l’Offensive Nivelle d’avril 1917 sur le Chemin des Dames et les Monts de Champagne.

 

 

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