Rue Dieu-Lumière en 1908
Le nom de Dieu-Lumière est très ancien. Il dériverait de différentes formes rencontrées dans les documents anciens : Dei merito, Dieu-li-miren ou Di lumière. L’une des hypothèses le rapproche de Deo Medico, « Dieu médecin » ou « Dieu guérisseur ».
Cette origine pourrait être liée à la présence, hors des anciennes fortifications, d’un hôpital ou d’une léproserie accueillant notamment les malades et les pèlerins venus se recueillir sur le tombeau de saint Remi. La porte ouverte au XIVe siècle dans les remparts, à proximité de l’actuelle place des Droits-de-l’Homme, prit elle aussi le nom de Dieu-Lumière.
En 1895, la rue était particulièrement commerçante : quatre épiceries, une fruiterie, quatre cafés, une charcuterie, une boucherie, deux boulangeries et un bourrelier. On y trouvait également la succursale n° 32 du Familistère, la n° 6 des Établissements Économiques et la n° 24 de Notre-Dame de l’Usine.
S’y ajoutaient notamment L. Camus, sculpteur-monumentiste, et les établissements Derungs-Lalire, fabricants de biscuits et de pains d’épices. Sur la carte postale de 1906, leur enseigne est visible à droite, au niveau du toit.
On remarque également les rails du tramway de la ligne B, Faubourg de Laon – Pont Huon, sur la chaussée pavée.
Texte, carte postale et photographie actuelle : Michel Thibault.
La physionomie de la rue a finalement peu changé. Sur la carte postale ancienne, les nombreux piétons occupent largement la chaussée, où l’on remarque les rails du tramway ainsi qu’une voiture à cheval. Sur la photographie actuelle, ce sont désormais les automobiles qui occupent l’espace.

