Rue Clovis-Chézel
Cette carte postale antérieure à la Première Guerre mondiale montre l’actuelle rue Clovis-Chézel, alors appelée rue du Faubourg-Fléchambault. Longue d’environ 430 mètres, elle relie le pont de Fléchambault à la place Sainte-Anne.
À la fin du XIXe et au début du XXe siècle, ce secteur constituait le faubourg Fléchambault, quartier populaire mais aussi industriel, notamment marqué par les activités textiles installées à proximité de la Vesle et du canal. Sur la droite de la carte postale apparaît l’école maternelle.
La rue prit le nom de Clovis Chézel en 1941. Né à Reims le 24 juin 1862, Clovis Désiré Chézel était ouvrier tisseur. Élu conseiller municipal à partir de 1892, puis adjoint au maire en 1919, il fut une figure particulièrement populaire du quartier Sainte-Anne, où il était familièrement surnommé « papa Chézel ». Après la Grande Guerre, il fut également gérant d’une succursale des Comptoirs Français située à Sainte-Anne, au terminus du tramway.
Clovis Chézel mourut à Reims le 6 mars 1941. Le 11 avril suivant, le conseil municipal décida de donner son nom à l’ancienne rue du Faubourg-Fléchambault.
Le paysage de la rue a depuis profondément changé. Le pont de Fléchambault a été reconstruit et surélevé, entraînant également une modification du profil de la rue à son approche. Le secteur conserve néanmoins plusieurs témoins de son passé industriel, notamment du côté de la Vesle.


Quel était l’usine avant près des Régates remoises ? Merci.
Bonjour,
C’était l’usine de textile Machuel. D’ailleurs le square autour du bâtiment s’appelle « Square Paul Machuel ».
Bonjour c’était quoi avant les régates remoises l’usine svp merci.
Mes parents Henriette et Léopold Labbe ( bains des Trois Rivières) ont été mariés le 6 avril 1929 par Clovis Chézel, adjoint au maire, ils évoquaient sa mémoire de temps en temps et se souvenaient d’un homme simple et dévoué.
Le personnage est intéressant! Pour être passée par cette rue justement hier, un constat: cette rue animée de commerces autrefois semble perdre son activité, les boutiques ferment peu à peu… est ce à cause de la fin du petit commerce par rapport aux grandes surfaces, problèmes de stationnement?
Malheureusement ce quartier comme d’autres à Reims, (avenue de Laon, rue de Cernay) perdent en affluence commerciale par rapport aux grandes zones commerciales. Pourtant ce carrefour Saint-Anne est encore assez bien loti et reste très animé les jours de semaine.