La fontaine Subé à trois époques : La Suippe
Ces trois vues permettent de suivre l’évolution de la fontaine Subé et plus particulièrement de la figure de la Suippe, l’un des quatre cours d’eau représentés à la base du monument avec la Marne, la Vesle et l’Aisne.
Édifiée grâce au legs de 200 000 francs-or d’Auguste Subé, la fontaine est l’œuvre de l’architecte André Narjoux, associé aux sculpteurs Paul Gasq, Paul Auban et Louis Baralis, ainsi qu’au décorateur Charles Wary. Sa première pierre est posée le 23 mai 1905 et le monument est inauguré le 15 juillet 1906.
La fontaine traverse la Première Guerre mondiale malgré les destructions considérables de la place d’Erlon. Elle perd cependant plusieurs éléments de son décor, dont la tête de la Suippe comme vous pouvez le voir sur la carte postale de l’époque. Pendant la Seconde Guerre mondiale, en 1942, la grande figure ailée en bronze qui couronnait le monument est à son tour enlevée par l’occupant.
Il faut attendre 1989 pour qu’une nouvelle figure ailée retrouve le sommet de la fontaine. Réalisée par le sculpteur Jean Barat, à l’initiative de l’architecte rémois Bernard Fouqueray, elle s’inspire d’un petit bronze de Paul Gatz.
Enfin, entre 2015 et 2016, la fontaine fait l’objet d’une restauration complète. Pour permettre de restituer le plus fidèlement possible certains éléments disparus ou dégradés, ReimsAvant a prêté des cartes postales anciennes aux sculpteurs chargés de la restauration, qui ont ainsi pu s’appuyer sur ces documents pour leur travail. Les trois photographies montrent la Suippe à l’origine, en décembre 2014 avant les travaux, puis après la restauration inaugurée en septembre 2016.
Un détail amusant subsiste sur le monument : le nom de la rivière y est gravé « SUIPPES », selon une ancienne graphie.
Lire l’article d’Olivier Rigaud paru en 1995 :
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La 1ère pierre a été posée par le maire Adrien Pozzi en mai 1905 – et pas en 1904 ! comme l’écrit justement Olivier Rigaud. J’ajoute que la Renommée devait s’appeler la Gloire,
et plus précisément la gloire du champagne. Mais on s’orienta ensuite vers le Génie (ailé). Sauf qu’avec des attributs féminins, il n’en pouvait plus être question.
C’est donc la Renommée qui s’imposa, d’autant que c’était adapté pour le commerce local (laine & champagne). Les Romains l’appelaient la fama.
Dans le texte de Rigaud, quelque chose me chiffonne. Il est écrit que c’est Auban qui a réalisé cette Renommée. Or j’avais lu quelque part que c’était Paul Gasq qui avait couronné
le globe. Confusion ?
Merci pour ces précisions fort intéressantes. J’ai corrigé la date de la pose de la première pierre, erreur de ma part. Pour Auban/Paul Gasq… il faudrait faire des recherches, il était quand même rare qu’Olivier Rigaud se trompe… Si vous en savez plus et trouvez le fin mot de cette histoire, merci de nous prévenir !