Bombardements rue Abbé-de-L’Epée
La rue de l’Abbé-de-L’Épée est ouverte en 1896, entre les rues du Jard et de Venise.
En 1899, l’Association amicale des Sourds-Muets de la Champagne demande que le nom de l’abbé Charles-Michel de L’Épée soit donné à la rue des Capucins, en totalité ou en partie. La proposition est refusée, mais son nom est finalement attribué à cette nouvelle voie reliant les rues du Jard et de Venise.
La carte postale ancienne, non datée, montre une usine de tissage très endommagée par les bombardements de la Première Guerre mondiale. Elle pourrait appartenir à l’ancien établissement textile des Longuaux, dont la présence dans ce secteur est bien documentée. Cette identification reste cependant à confirmer : aucune inscription visible ni source retrouvée ne permet pour l’instant d’attribuer avec certitude le bâtiment photographié.
La filature des Longuaux constituait l’un des anciens établissements textiles importants du quartier. Installée au XIXe siècle sur le site d’un ancien établissement religieux, elle avait notamment son adresse 63 rue du Jard. En 1879, Georges Oudin en prend la direction.
Le site industriel a depuis entièrement disparu. Une partie de son emplacement est aujourd’hui occupée par la résidence Les Longuaux, construite en 1969.
Difficile de retrouver la place du photographe de l’époque. La photo actuelle est volontairement cadrée plus large, l’immeuble est donc, en réalité, beaucoup plus haut et plus long que l’usine sur la carte.

