Max Sainsaulieu (1870-1953)
En quelques mots
Né à Péronne le 19 juillet 1870, Max Sainsaulieu étudie à l’École des Beaux-Arts de Paris dans l’atelier de Jean-Louis Pascal et obtient son diplôme en 1898. Il s’installe à Reims à la fin du XIXe siècle et y mène une carrière particulièrement longue, avant comme après la Grande Guerre. Il meurt à Paris le 21 février 1953.
Architecte diocésain puis architecte des Monuments historiques, il joue un rôle important dans la sauvegarde du patrimoine rémois pendant la guerre et participe ensuite activement à la Reconstruction.
Avant la Grande Guerre
Max Sainsaulieu avait déjà laissé plusieurs réalisations importantes à Reims avant 1914.
Il construit notamment l’église Saint-Benoît, élevée en 1911-1912. Endommagée pendant la guerre, elle est ensuite restaurée et reçoit un nouvel aménagement intérieur au cours des années 1920.
Il intervient également dans l’achèvement de la place Royale, avec l’immeuble de la Société Générale construit en 1912.
Penser la ville reconstruite
Dès 1918, alors que Reims est encore profondément meurtrie, Max Sainsaulieu travaille avec Hippolyte Portevin à l’un des premiers projets de reconstruction de la ville.
Leur proposition prévoit notamment une nouvelle grande percée au cœur de Reims, destinée à dégager une perspective vers la cathédrale. Le principe sera repris et transformé dans le plan définitif de reconstruction et donnera naissance au cours Jean-Baptiste-Langlet.
Le groupe scolaire Pommery
Parmi ses réalisations de la Reconstruction figure le groupe scolaire Pommery, construit dans le nouveau quartier qui se développe à l’est de Reims.
L’établissement ouvre en 1924. Son architecture de brique, relativement sobre, répond aux préoccupations nouvelles concernant l’hygiène, la lumière et l’organisation des établissements scolaires.
La bibliothèque Carnegie
La bibliothèque Carnegie constitue l’une des réalisations emblématiques de la Reconstruction rémoise.
Financée grâce à la dotation de la Carnegie Endowment for International Peace, elle est conçue par Max Sainsaulieu avec son fils Louis Sainsaulieu. Construite à proximité immédiate de la cathédrale, elle associe une composition monumentale à un décor Art déco particulièrement riche : mosaïques, ferronneries, vitraux et mobilier participent à un ensemble pensé jusque dans ses détails. La bibliothèque est inaugurée en 1928.
Saint-Benoît : de l’avant-guerre à la Reconstruction
L’église Saint-Benoît offre un cas particulièrement intéressant dans la carrière de Sainsaulieu.
Construite avant la guerre, en 1911-1912, elle est endommagée lors du conflit. Sainsaulieu intervient ensuite sur sa remise en état et son aménagement intérieur. L’église rouvre au culte en 1924.
Elle permet donc de montrer dans la fiche la continuité de son travail : édifice conçu avant 1914, puis restauré et aménagé après la Grande Guerre par son propre architecte.
Une famille d’architectes
La Reconstruction voit également apparaître Louis Sainsaulieu, fils de Max, avec lequel les attributions doivent être examinées avec attention.
C’est notamment le cas de la maison et de l’atelier du maître-verrier Jacques Simon, rue Ponsardin : Max commence l’atelier en 1913, tandis que Louis complète l’ensemble après la guerre, avec la construction de la maison dans les années 1920.
Sur ReimsAvant
- La place Royale
- Le percement du cours Langlet
- Bibliothèque Carnegie
- Groupe scolaire Pommery
- L’église Saint-Benoît
