Henri Royer (1885-1974)
En quelques mots
Charles Henri Royer naît à Bar-le-Duc le 8 août 1885. Élève de l’École des Beaux-Arts de Paris, il passe notamment par l’atelier de Victor Laloux et obtient son diplôme d’architecte le 13 mars 1918. Il s’installe à Reims après la Grande Guerre et participe activement à la Reconstruction. Agorha
Membre de la Société des Architectes diplômés par le Gouvernement dès 1919 et de la Société des Architectes de la Marne, il mène à Reims une longue carrière qui le conduit notamment à travailler pour les Postes et Télécommunications. Il quitte Reims après la Seconde Guerre mondiale pour poursuivre son activité à Paris. Il meurt à Nice en 1974.
L’Hôtel des Postes
Parmi ses réalisations rémoises figure l’Hôtel des Postes, rue Eugène-Desteuque/rue Cérès, conçu avec François Le Cœur en 1926-1927.
L’édifice présente deux visages très différents : une architecture monumentale s’intégrant à l’environnement classique de la place Royale et, du côté de la rue Cérès, une expression beaucoup plus moderne. Sa spectaculaire salle publique circulaire mesure 17,50 mètres de diamètre. Visit Reims
L’Hôtel des Postes ouvre ses portes en 1930.
Le Monument aux morts
Henri Royer remporte le concours organisé pour la réalisation du Monument aux morts de Reims, en collaboration avec le sculpteur rémois Paul Lefebvre (1887-1958).
Élevé place de la République, à proximité de la Porte de Mars, le monument adopte la forme d’un vaste hémicycle dominé par une figure centrale symbolisant la pensée accomplissant son devoir de mémoire. Sa réalisation s’étend de 1924 à 1930. Carnet de Sentier
Cette œuvre constitue l’une des principales interventions de Royer dans l’espace public rémois après la Grande Guerre.
Le stade-vélodrome
Au début des années 1930, Henri Royer reçoit la commande du nouveau stade-vélodrome municipal, construit chaussée Bocquaine.
Les travaux débutent durant l’été 1933. L’entreprise rémoise Ciment Armé Demay Frères réalise l’ensemble, largement construit en béton armé. La grande tribune couverte, longue de 160 mètres, peut accueillir environ 4 000 spectateurs. Les premières compétitions de football et de cyclisme s’y déroulent dès octobre 1934.
Le stade prendra après la Seconde Guerre mondiale le nom de Stade Auguste Delaune. L’ancien stade-vélodrome de Royer a depuis disparu, remplacé par l’équipement actuel.
Cette réalisation rémoise n’est d’ailleurs pas isolée dans sa carrière : Royer concevra également le stade-vélodrome de Lunéville, inauguré en 1937, autre réalisation moderne faisant largement appel au béton armé.
Une carrière au-delà de la Reconstruction
Henri Royer expose au Salon des Artistes français dès 1923, notamment un projet d’ossuaire à Douaumont. Il devient par la suite architecte des P.T.T. et poursuit son activité bien au-delà de la période de Reconstruction.
Ses trois grandes réalisations rémoises illustrent ainsi des domaines très différents : l’Hôtel des Postes pour l’architecture administrative, le Monument aux morts pour l’architecture commémorative et le stade-vélodrome pour les nouveaux équipements sportifs de l’entre-deux-guerres.
