Louis Roubert (1883-1952)
En quelques mots
Louis Honoré Charles Roubert naît à Nice le 15 mai 1883 et meurt à Reims le 6 février 1952. Architecte particulièrement actif pendant la Reconstruction, son parcours rémois est étroitement lié à celui de Léon Margotin, puis de son fils Marc Margotin, tout en développant également une activité personnelle.
De Nice à Reims
Louis Roubert étudie d’abord l’architecture à l’École des Arts décoratifs de Nice avant d’intégrer l’École nationale supérieure des Beaux-Arts de Paris. Élève de Charles Lemaresquier, il est admis en 1907 et obtient son diplôme le 11 juin 1919.
Pendant la Grande Guerre, il est attaché au Service des Beaux-Arts de la Résidence générale de France au Maroc. Après un passage à Saint-Raphaël, il s’installe à Reims en 1922, sur les conseils de son ami, l’architecte Georges Beaumet. Il exerce dans la ville jusqu’en 1951.
Avec Léon Margotin
À Reims, Louis Roubert travaille d’abord avec Léon Margotin, avant de reprendre son cabinet. Cette association intervient sur plusieurs réalisations importantes de la Reconstruction.
En 1922, les deux architectes reconstruisent au 8 rue de Talleyrand l’immeuble abritant À l’Iris de Florence, auparavant installé rue Carnot. Le bâtiment associe logements, commerce et galerie d’art éclairée par une verrière zénithale. La pierre de taille, les ferronneries et les mosaïques en font un bel exemple des premières années de la Reconstruction ; la devanture ancienne a été en grande partie conservée.
Léon Margotin et Louis Roubert participent également à la reconstruction des Galeries Rémoises, entre les rues de l’Arbalète et du Docteur-Jacquin. Le vaste ensemble commercial est réalisé en plusieurs campagnes et devient l’une de leurs réalisations les plus importantes à Reims.
Avec Marc Margotin
Louis Roubert travaille également avec Marc Margotin, fils de Léon.
Tous deux interviennent notamment dans la restauration de l’Hôtel Saint-Jean-Baptiste de La Salle, gravement endommagé pendant la Grande Guerre. L’édifice avait été classé Monument historique en 1920 afin d’assurer sa sauvegarde.
La restauration est conduite sur place par Jean Lhose, alors directeur de la maison Fossier, conseillé par Henri Deneux. Cette intervention permet de préserver l’un des rares grands témoignages de l’architecture civile de la Renaissance encore conservés à Reims.
Une architecture de la Reconstruction très variée
La liste des permis de construire conservée aux Archives municipales montre que l’activité de Roubert ne se limite pas aux réalisations menées avec les Margotin. Dès les premières années de la Reconstruction, son nom apparaît pour de nombreuses maisons et immeubles répartis dans Reims : rues Bacquenois, de Vesle, de l’Écu, Hincmar, de Sébastopol, des Élus, Colbert, Coquebert, des Carmélites ou encore Buirette.
La maison du 28 rue Eugène-Desteuque, à l’angle des rues Saint-Yon et Voltaire, constitue un exemple de cette production. Son architecture fait notamment une large place à la brique, matériau fréquemment employé dans la Reconstruction rémoise.
L’ensemble de ces réalisations montre un architecte capable de travailler aussi bien sur des édifices anciens à restaurer que sur des immeubles commerciaux et des maisons nouvelles, et d’adapter son vocabulaire architectural aux différents programmes.
Sur ReimsAvant
Les Galeries Rémoises, rue du Docteur-Jacquin
L’Hôtel Saint-Jean-Baptiste de La Salle
Promenade de la place Royale à la porte de Mars
Sur Archi Reims Déco
8 rue de Talleyrand
À l’Iris de Florence
28 rue Eugène-Desteuque
