Rue Jeanne d’Arc

La rue Jeanne d’Arc

Photographie du 26 mai 1975, il y a 42 ans : fonds Gilles Labbe

Le Square des Victimes de la Gestapo

C’était une maison de la reconstruction, construite en 1925-26 par les architectes Edmond Herbé et M. Deffaux au 18 rue Jeanne d’Arc.
Cet hôtel particulier appartenait à la famille Demay, jusqu’à sa réquisition par les Allemands sous l’Occupation. C’est dans cet immeuble que de nombreux patriotes ont été interrogés et torturés, avant d’être internés, fusillés ou déportés.
A la Libération, l’immeuble a été réquisitionné par les Américains puis par les FFI.
Après la guerre, la famille Demay renonça à s’y réinstaller et préféra le louer.

Dans les années 1970, les propriétaires ne trouvèrent plus à le louer et il commença à se délabrer progressivement, puis il fut squatté et vandalisé, au point qu’ils finirent par songer à le démolir.
En 1979, la municipalité d’alors refusa d’accorder le permis de démolition et envisagea d’acquérir la maison pour la mettre à la disposition des Associations Patriotiques. La ville était même disposée à l’acquérir avec l’aide des Associations pour y créer un Musée de la Résistance.
Mais devant l’ampleur du volet financier, l’UFAC Rémoise proposa que la maison soit achetée par la Ville, démolie et le site transformé en espaces verts avec une plaque commémorative.
C’est la municipalité suivante qui la fit démolir en 1985.

Photos N&B : Jean-Pierre Husson (CRDP-Champagne-Ardenne)

 

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Le 23 rue Jeanne d’Arc

Jeanne-d’Arc, rue [1865].

<= 82-98, rue de Vesle,=> 17, boulevard Général-Leclerc.
385 mètres de longueur.
Ancienne rue d’Amour. Cette rue fut prolongée en 1890, de la rue Buirette à la rue de Châtivesle, sur l’emplacement de l’usine Maille.

(1412-1431). Héroïne. Née à Domrémy, vers 1412, morte à Rouen le 30 mai 1431. Jeanne d’Arc, venant de Sept-Saulx, entra à Reims, aux côtés de Charles VII et suivie d’un brillant cortège de nobles et d’hommes d’armes, le samedi 16 juillet 1429, par la porte Dieu-Lumière. Le sacre eut lieu dans la matinée du lendemain dimanche. Le jeudi 21 elle poursuivit sa route en direction de Soissons. Gustave Crouvezier (1893-1985) publia une intéressante étude sur Jeanne d’Arc qui remet en cause les versions officielles :Qui était Jeanne d’Arc ?, Matot-Braine, 1982. (La vie Rémoise)

Cet avant-après permet de mettre en évidence la différence de style des bâtiments reconstruits, notamment l’architecture typique des années 1920, qui fait l’originalité de Reims.

Carte postale : collection particulière (Cliché Jaouen-Carnot, Reims)

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