Hôtel de Ville

Kermesse des écoles laïques devant l’Hôtel de Ville

Cette carte postale a été envoyée en 1907.

En 1899, pour la première fois s’organisa une fête de bienfaisance au profit de la Caisse des écoles, sous le patronage de la municipalité de Maurice Noirot. […] Grâce à une tombola, elle laissa des bénéfices très appréciables destinés à récompenser par un voyage utile et agréable les enfants reçus aux examens du certificat d’études primaires.

En 1900 l’idée fut reprise afin de procurer l’argent nécessaire pour un voyage à Paris pour visiter l’Exposition universelle.

Ensuite la Kermesse se répéta tous les ans jusqu’à juillet 1914, elle reprit en 1923 jusqu’en 1939 pour reprendre en 1946 jusqu’en 1999, il ne reste plus maintenant qu’une kermesse des élèves les samedis après-midi en fin d’année scolaire mais il n’y a plus de chars ni de défilés.

Source : Michel Thibault, L’École à Reims, éd. Alan Sutton, 2009.

Fête des écoles 1907

La Place de l’Hôtel-de-Ville en 1919

Ce coin de la place de l’Hôtel-de-Ville sera transformé au moment de la reconstruction de Reims avec le percement de la rue Jean-Jacques Rousseau.

 

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L’Hôtel de Ville, le grand escalier

  • 1627 : pose de la première pierre, architecte : Jean Bonhomme
  • Arrêt des travaux pendant 2 siècles
  • Reprise des travaux : 1823
  • L’ensemble sera achevé et inauguré officiellement en 1880

Source Daniel Pellus

Il fut totalement incendié le 3 mai 1917. L’architecte Roger-Henri Expert entrepris de le rétablir entre 1924 et 1927, de sorte que le Président de la République Gaston Doumergue inaugura le nouvel édifice dès 1928.

 

Hôtel de Ville, grand escalier

 

Place de l’Hôtel de Ville

Le Conseil de ville acheta en 1499 un bâtiment sur la place du marché-aux-chevaux car avant il se réunissait en différents lieux. Cet édifice se révéla trop étroit et l’idée d’en construire un était limitée par le manque de fonds. Le remboursement de sa dette de 22 000 livres par le duc de Guise permit la réalisation du projet.

Le lieutenant des habitants Nicolas Lespagnol posa la première pierre de l’édifice le 18 juin 1627, il fut construit par Jean Bonhomme architecte en la ville. La première aile rue des Consuls, l’actuelle rue du général Sarrail, est rapidement livrée et le Conseil y siégea à partir de 1628.

La façade fut inaugurée en 1636 par Claude Lespagnol, frère du précédent. Elle fut achevée en 1823 par la construction de la tour d’angle.

En 1863, l’érection de l’hôtel de ville reprend avec les deux dernières ailes sous la conduite de Narcisse Brunette et de son frère Nicolas, l’ensemble fut inauguré en 1880.

Il brûla le 3 mars 1917 lors de la Première Guerre mondiale et fut reconstruit ; les premiers travaux commencèrent en 1924, sous la férule de Bernard Humbold qui était Architecte en chef des monuments historiques et avec les architectes Roger-Henri Expert et Paul Bouchette, les sculptures étaient confiées au sculpteur rémois Paul Berton  ; Gaston Doumergue alors président de la République l’inaugura le 10 juin 1928.

Alors que le bâtiment accueillait un musée, les archives, la Caisse d’épargne, une bibliothèque, le tribunal ou la police et la Chambre de commerce, selon les époques, actuellement il est dédié aux services municipaux qui s’édentent de par la ville en annexes et autres services décentralisés (voirie, espaces vert, police municipale…).

Source : Wikipédia

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Regard sur un artiste : René de St Marceaux

12 décembre 2015 au 28 février 2016 : Exposition au Musée des Beaux-Arts de Reims

À l’occasion du centenaire de sa mort, un hommage sera rendu au sculpteur rémois René de Saint-Marceaux (1845-1915) à partir des collections du musée.

* 1880 : commande de la Vigne par la municipalité ( maire= M Diancourt) à Saint-Marceaux devenu célèbre avec l’Arlequin
* 1887 : exposition au Salon de 1887 à Paris et livraison à la municipalité – pas d’argent pour passer commande du socle.
* 1888-1905 : vestibule de l’Hôtel de Ville et musée
* 1901 : décès de Mme de Saint-Marceaux mère qui fait don à la municipalité d’une somme d’argent suffisante pour couvrir les frais du socle. Saint-Marceaux peut concevoir un ensemble cohérent, il dessine le socle.
* 1905 : Installation de La Vigne en grande pompe avec discours et banquet le dimanche 20 juin 1905 ( maire= Dr Pozzi)
* 1914-18 : socle endommagé et statue blessée par un éclat d’obus
* 1915 : décès de René de Saint-Marceaux, douloureusement frappé par le martyre de sa ville et de sa cathédrale.
* 1921-1928 : Marguerite de Saint-Marceaux, son épouse, bataille avec les conservateurs qui changent et ne sont pas du même avis : un veut réparer, l’autre, pas; l’un veut faire faire au moindre prix; l’autre veut respecter l’oeuvre. Elle tient à sauvegarder le travail de son époux et écrit « Il vaudrait cent fois mieux laisser la statue avec sa blessure que de la confier à un inconnu ».
* 1928 : La Vigne, symbole de la région, est de retour, restaurée avec fidélité par M Lardillier; le socle est refait sur le modèle du plâtre original par le praticien de Saint-Marceaux, Mr Broutchoux. Marguerite a gagné au prix d’une énergie épuisante.

Les photographies suivantes ont été scannées à partir de plaques phtographiques stéréo (9 x 9), les deux premières représentent le Musée de l’Hôtel de Ville entre 1888 et 1905, la troisième photographie est celle de la cour de l’Hôtel de Ville à la même époque avant l’installation de La Vigne.

Merci à Lucette Turbet pour son aide.

Au Musée, vous pourrez y découvrir l’accrochage renouvelé qui permet de remettre en scène et en valeur, au premier étage, un panel d’œuvres phares tels des tableaux classiques et baroques du XVIIe, un riche choix de céramiques XVIIIe de la collection de Madame Pommery, des paysages de Corot à Vieira da Silva, en passant par Monet et Pissarro, et une collection atypique du XXe siècle.

Un réaménagement des espaces du rez-de-chaussée met en scène les œuvres Art Nouveau et Art déco de la collection du musée.

En savoir + et voir d’autres photographies sur notre site de documentations et d’articles sur la ville de Reims

ob_3df211_statue-mairie2 La « Vigne » statue de Saint-Marceaux avant la guerre

ob_2aa276_statue-mairie La « Vigne » statue de Saint-Marceaux pendant la guerre

Le Cortège en l’honneur de Jeanne d’Arc

Ce 17 juillet 1929, la ville de Reims qui fut jadis « Ville des Sacres », célèbre le cinquième centenaire du sacre de Charles VII.

En effet c’est le 17 juillet 1429 que Jeanne d’Arc, après la prise d’Orléans, conduit le Dauphin de France en la cathédrale de Reims pour le faire sacrer Roi.

Lire ICI sur le site de l’Académie Française, le discours prononcé en 1929 par M. Alfred BAUDRILLART de L’Académie Française, Archevêque de Mélitène, intitulé : « LE SACRE DE CHARLES VII ET LE TRIOMPHE DE JEANNE D’ARC ».

La photo montre le défilé arrivant place de l’Hôtel de Ville, depuis la rue Thiers.

Photo N&B : Coll. Michel Thibault – Laurent Leroy

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La Reconstruction : Place de l’Hôtel de ville

Il n’y a pas beaucoup de changement entre la carte postale qui date du début des années 1930, et la photo actuelle. L’Hôtel de Ville a retrouvée sa toiture qui s’était effondrée lors de l’incendie du 3 mai 1917, mais sa reconstruction n’est pas encore tout à fait terminée.

Les rails de l’ancien tramway sont toujours visibles sur la photo actuelle.

 

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Rue Colbert

Colbert, rue [1831 et 1887].

<= 7-9, place Royale, => place de l’Hôtel-de-Ville.
Ancienne rue Charles X pour la partie comprise entre la place des Marchés et la place de l’Hôtel de Ville. Ancienne rue Royale pour la partie comprise entre la place Royale et la place des Marchés. Ces deux rues furent réunies sous le même nom en 1887.
235 mètres de longueur.

(1619-1683). Né à Reims le 29 août 1619, mort à Paris le 6 septembre 1683. Jean-Baptiste Colbert, fils de riche drapier, fut ministre, contrôleur général des finances de Louis XIV. Il contribua à la promotion de l’industrie textile à Reims. Une plaque est apposée sur l’emplacement de sa maison natale, rue Cérès, elle portait l’enseigne Au long Vêtu. Son tombeau, par Coysevox, est toujours visible dans l’église Saint-Eustache à Paris.

Source : Jean-Yves Sureau dans La Vie Rémoise

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Fronton de l’Hôtel de Ville

Statue de Louis XIII réalisée par Nicolas Jacques (date de la commande 1634)

Dessous, une inscription en latin sans doute de Nicolas Berger :
LUDIVICO. JUSTO.
PIO. VICTORI. CLEMENTI.
QUI. GALLORUM. AMOR..
HOSTIUM. TERROR.
ORBIS. DELICIAE.
ÆTERNUM. TROPHÆUM. S.P.Q.R.P.P.
M.DC.XXXVI

(À Louis le Juste, le Pieux, le Victorieux, le Clément, l’amour des Français, la terreur des ennemis, le bonheur du genre humain, ce trophée éternel…).

Carte postale ancienne envoyée en 1932

 

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Arrière de l’Hôtel de Ville, rue de la Grosse Ecritoire

A gauche, rue de la Grosse Écritoire, à droite, rue des Consuls, actuelle rue du Général Sarrail.
La photographie a été prise après mai 1917, date de l’incendie de l’Hôtel de Ville

Hôtel de Ville, rue des Consuls