Dès la fin de la guerre les habitants installent déjà des baraquement pour que l’on puisse acheter des biscuits, des souvenirs, des bouteilles de champagne. Les grandes maisons multiplient les visites des caves, c’est souvent tout ce qu’il reste à voir et cela constituera une nouvelle attraction, très prisée sur ce chemin de pèlerinage emprunté par les familles de poilus.

Pendant ce temps là, partout dans la ville, des baraquements s’installent. Ce ne sont pas des logements, car la plupart des habitants se réimplantent hors de la ville, mais des commerces. On voit les ossatures se monter partout, parfois pour être remplies d’agglomérés (peut-être en mâchefer) ou de briques. Mais la plupart sont en bois et s’étendent dans les secteurs libres, qui ne doivent pas être reconstruits… Ce ne sont pas les baraques “Adrian” qui abritaient les poilus, suivant  un récit que l’on trouve répété à l’infini sans qu’il soit contrôlé, mais la plupart sont bien en bois et offrent un paysage peu banal. On peu imaginer que les riches forêts de la région, des Ardennes et d’Argonne, ont fourni la matière première. Paul Marchandeau, maire de la ville à partir de 1925, se lasse déjà et dénonce ces constructions qui donnent à la ville “un aspect semblable aux cités du Transvaal ou du Colorado quand on découvre un filon” (cité par le journal l’Union, le 7 octobre 2016). Et ce n’est pas faux. Mieux encore, contrairement aux clichés du Far West, on dispose à Reims de très belles photos aux couleurs vives avec les devantures de boutiques. Inutile de revoir La ruée vers l’or, on y est ! On l’appelle la “Ville en bois” et elle est implantée sur les Promenades entre la Porte de Mars, la gare et le cirque. L’architecture semble singulière, minimale et fonctionnelle – sans aucun doute héritée des constructions traditionnelles qui entourent la forêt d’Argonne. Les dessins sur les façades et les intérieurs de boutiques nous replongent dans les Années folles. Le phénomène est étonnant, mais on dispose, grâce aux autochromes, d’une ressource beaucoup plus riche et plus sensible sur la Première que sur la Deuxième Guerre mondiale, où le Noir et blanc domine. Voir le texte en entier et les autochromes d’autres baraques sur cet excellent article de Pierre Gencey

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Boulevard Foch

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