André Ragot (1892-1981)
André Ragot est l’un des architectes qui participent à la Reconstruction de Reims après la Première Guerre mondiale. Ses réalisations témoignent de la diversité architecturale de l’entre-deux-guerres, entre références traditionnelles, influences régionalistes et géométrie Art déco.
Repères biographiques
André Jules Joseph Ragot naît à Reims le 26 juillet 1892 et y meurt le 26 décembre 1981.
Fils d’Édouard Ragot, entrepreneur en bâtiment, il étudie d’abord à l’École des arts industriels de Reims auprès de Léon Margotin, avant de poursuivre sa formation à l’École des beaux-arts de Paris, dans l’atelier de Léon Jaussely.
Il obtient son diplôme d’architecte le 4 juin 1924. Il exerce ensuite à Reims, où son cabinet est installé au 70 rue Chanzy, et poursuit son activité jusqu’en 1967.
Sa carrière s’étend également aux Ardennes, notamment à Charleville-Mézières.
Voir : Regard sur André Ragot (1892-1981), soldat de la Grande Guerre par Brigitte Froissart-Secqueville et Jean-Louis Legay
La Reconstruction à Reims
André Ragot réalise plusieurs immeubles d’habitation et de commerce dans le centre de Reims.
Parmi ses réalisations figurent le 36 cours Jean-Baptiste-Langlet, le 6-8 rue de l’Arquebuse, le 27 rue de l’Écu, ainsi que des immeubles rue de Vesle et rue de Talleyrand.
Deux constructions illustrent particulièrement son talent.
Le 1 bis place des Martyrs-de-la-Résistance
Construit en 1924 pour les héritiers Lallement, cet immeuble présente une architecture originale qui associe des éléments modernes à des références néogothiques.
Situé à proximité immédiate de la cathédrale, il témoigne des contraintes et des choix esthétiques propres à la Reconstruction du quartier.
Le maître verrier Jacques Simon participe à sa décoration.
Le 2 rue Chanzy, à l’angle de la rue de Vesle
Construit en 1927, cet immeuble d’angle constitue l’une des réalisations Art déco les plus remarquables d’André Ragot.
Sa composition géométrique, sa hauteur, ses balcons et son belvédère d’angle lui donnent une silhouette particulièrement reconnaissable.
L’entrepreneur est V. Peyrot. La décoration comprend notamment une frise florale ornée de deux oiseaux.
Autres réalisations
André Ragot est également l’architecte de la chapelle de l’institution Colbert, aujourd’hui lycée Jean-XXIII, réalisée en 1935.
En dehors de Reims, il travaille notamment dans les Ardennes, où il réalise plusieurs immeubles et participe à la construction de la mairie-école de Villers-Semeuse.
Sur ReimsAvant
Sur Archi Reims Déco
- 1 bis place des Martyrs-de-la-Résistance
- Autre vue du 1bis place des Martyrs de la Résistance
- 2 rue Chanzy, à l’angle de la rue de Vesle
Sources
- Brigitte Froissart-Secqueville et Jean-Louis Legay
- Dominique Potier, Reims 1920-1930 – Les Architectes de la Reconstruction.
- Olivier Rigaud et Marc Bédarida, Reims, Reconstruction 1920-1930, Ville de Reims, 1988.
- Grand Reims, Plan de valorisation de l’architecture et du patrimoine du centre-ville de Reims, rapport de présentation, 2024.
