Léon Albert Louvet (1860-1936)
En quelques mots
Léon Albert Louvet, généralement désigné comme Léon Louvet dans les sources rémoises et Albert Louvet dans les sources nationales, est un architecte parisien de premier plan qui participe activement à la Reconstruction de Reims après la Grande Guerre.
Architecte du Grand Palais à Paris, il mène parallèlement une importante activité à Reims pendant les années 1920. Rigaud recense 24 permis de construire entre 1920 et 1930 et indique qu’il est architecte en chef de l’Exposition internationale des meilleures marques organisée à Reims en 1928.
Repères biographiques
Louis Albert Louvet naît à Paris le 2 décembre 1860 et meurt à Versailles le 30 juin 1936. Il appartient à une famille d’architectes : son père, Louis-Victor Louvet, Grand Prix de Rome en 1850, travaille notamment auprès de Charles Garnier sur le chantier de l’Opéra de Paris.
Formé à l’École des Beaux-Arts, Albert Louvet mène une importante carrière officielle. Son nom reste particulièrement associé au Grand Palais, construit pour l’Exposition universelle de 1900.
Il est également l’auteur d’un important ouvrage en deux volumes, L’Art d’architecture et la profession d’architecte, consacré aussi bien à la formation qu’à l’exercice du métier d’architecte.
Albert Louvet et la Reconstruction de Reims
Après la Grande Guerre, Louvet prend une part importante à la reconstruction de la ville. Les nombreux permis déposés pendant les années 1920 témoignent d’une activité régulière, concernant notamment des immeubles du centre de Reims.
Son implication dépasse les seules constructions particulières. En 1928, il est architecte en chef de l’Exposition internationale des meilleures marques, grande manifestation destinée à montrer le renouveau économique et commercial d’une ville largement reconstruite. L’exposition occupe notamment les Hautes Promenades et le secteur du Boulingrin.
Deux architectures très différentes
Les deux réalisations visibles sur ReimsAvant montrent bien la diversité du travail rémois de Louvet.
Au 27 rue du Temple, son architecture adopte nettement le vocabulaire de l’Art déco, avec une façade fortement structurée et un décor géométrique caractéristique des années de Reconstruction.
Le 17-23 cours Jean-Baptiste-Langlet offre un tout autre visage. L’immeuble, qui abrite une banque, présente une architecture beaucoup plus monumentale : composition symétrique, décor abondant et couronnement imposant affirment clairement la fonction et le prestige de l’établissement. Louvet figure bien parmi les architectes ayant participé à la reconstruction du cours Langlet après la Grande Guerre.
Le contraste entre ces deux édifices illustre la capacité de l’architecte à adapter son vocabulaire à la destination du bâtiment : modernité Art déco rue du Temple, monumentalité plus institutionnelle cours Langlet.
Sur ReimsAvant
La rue du Temple
Le Comptoir d’Escompte, à l’angle du cours Langlet et de la rue des Élus
