Tramway

Le Cours Jean-Baptiste Langlet

Le Cours Jean-Baptiste Langlet.

Cette carte postale date des années de la reconstruction de la ville, dans les années 1925. Elle fait partie de la série de photochromes des « Editions Reims Cathédrale » et porte le numéro 11. Elle s’intitule « Cours J-B Langlet.

Notez que la statue du soldat en hommage aux 132e, 332e R.I. et 46e Territorial fut ensuite transférée place Léon-Bourgeois. La fontaine des Boucherie prit alors sa place avant d’être installée place Jules Lobet au moment de la construction du tramway.

 

L’Avenue de Laon à l’angle de la rue Boudet

L’avenue de Laon à l’angle de la rue Boudet, la vue est prise en direction du boulevard des Belges.

– Boudet, rue Jean Baptiste Pierre (baptisée en 1892) Pharmacien (26/10/1748-18/12/1828) Chimiste. Il prit part à l’expédition d’Egypte comme pharmacien chef. Cette voie n’a pas été reconnue par la mairie en 1901. (Reims rues et Lieux)

La carte postale a été faite à la fin de la reconstruction de la ville après la Grand Guerre. (Collection Michel Thibault – Amicarte 51)

 

 

 

Avenue de Laon

La carte postale est prise dans l’avenue de Laon, au niveau du croisement avec la rue Danton à droite et le boulevard Charles Arnould à gauche.  De nos jours le dépôt du nouveau tramway n’est plus avenue de Laon, les « cycles Motte Frères » sont remplacés respectivement par une agence de location (Century 21)  ; quant aux « Etablissements Economiques », de l’autre côté de l’avenue, ils ont donné leur place au coiffeur « Alain Domin ».

La vue est prise en direction de la place des Belges.

Carte postale : Michel Thibault (Amicarte 51)

 

 

 

L’avenue de Laon à hauteur du bar « Le Lutétia »

Voici l’avenue de Laon prise en direction du centre ville. A droite au n° 259 on voit le bar « Le Lutétia ».

Cette carte postale date des années 1930 donc à la fin de la Reconstruction de la ville.  (Collection Michel Thibault – Amicarte 51)

 

 

 

La gare et le tramway

Impossible de voir la date d’envoi de cette carte postale colorisée.
On voit bien le tramway électrique qui passe devant. Cette nouvelle technologie remplace celle des tramways hippomobiles entre 1900 et 1901.

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Le Tramway devant le Cimetière de l’Est

C’est en 1900 que Reims décide de moderniser son réseau de transports en commun en remplaçant les vieux tramways à chevaux, que l’on appelait les « cars à crottins », par des tramways électriques, qui seront eux surnommés « cars électriques » !!!

La carte postale est début du XXe siècle et montre la motrice n° 58 de la ligne n° 1 (Faubourg Cérès – La Haubette) arborant une publicité pour « Ricqlès ». Elle est stationnée au terminus devant le cimetière de l’Est.

 

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Carte postale : collection Michel Thibault (Amicarte 51)

 

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La rue Carnot et le magasin de chaussures « Le Chat Perçant »

Le magasin se trouvait à l’angle de la rue Carnot et de l’ancienne rue de Deux Anges. Le dédales de petites rues ont été complètement bombardées et remplacé par le cours Langlet.

Carte postale ancienne : Jean-Louis Dufour, merci à lui.

Carnot, rue [1894].

<= 1-2, place Royale, => 2, place Myron-Herrick.
La rue fut dénommée aussitôt après l’assassinat du président de la République. Sous le coup de l’émotion, on débaptisa la rue des Tapissiers. La dernière pensée de Carnot aurait été pour Reims, car 10 minutes avant de monter dans la voiture fatale, Carnot aurait dit au maire de Reims combien il avait gardé un bon souvenir de son voyage dans notre Ville et combien il était heureux de lui serrer la main.

(1837-1894). Président de la République. Né à Limoges le 11 août 1837, mort à Lyon le 25 juin 1894. Marie François Sadi Carnot, fut président de la République de 1887 à 1894. Il épousa à Paris, en 1863, Cécile Marie Pauline Dupont-White (1841-1898) et leur petite-fille, Anne Carnot, épousa René Giscard d’Estaing, grand-oncle de Valéry Giscard d’Estaing. Sadi Carnot était le fils du journaliste Hippolyte Carnot (1801-1888), député de Paris, sénateur, franc-maçon, ministre de l’Instruction publique, et le petit-fils du général Lazare Carnot, ministre de la Guerre. Sadi Carnot vint à Reims le 18 septembre 1891 et y fut reçu par le maire Henri Henrot. Il fut inhumé au Panthéon aux  côtés de son grand-père.

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On peut bien remarquer que sur cette carte postale qui date d’avant la Grande Guerre, la rue Carnot était plus étroite qu’aujourd’hui. La Porte du Chapitre qui était restée debout a été démontée pierre à pierre pour être remontée quelques mètres plus loin.

Ci-dessous, place la Myron-Herrick (nommée ainsi en 1919) ; on voit bien le magasin du chat Perçant en face, à l’angle gauche de la rue Carnot

rue-carnot

Enfin, après la Grande Guerre, Le Chat Perçant a disparu et les maisons sont toutes en ruines de ce côté de la place.

place-myron

Herrick, place Myron T. [1929].

<=22-25, rue Carnot, => rue de Vesle.
70 x 15 mètres.
Ancienne place du Palais-de-Justice.

(1854-1929). Ambassadeur des États-unis. Né à Hunstington (Ohio) le 9 octobre 1854, mort à Paris le 1er avril 1929. Myron T. Herrick, pendant la guerre 1914-1918, contribua à la création des hôpitaux américains en France. Il apporta ensuite une aide précieuse à la reconstruction des villes, leur ravitaillement et leur équipement. Il vint à Reims, le 19 juillet 1921, pour la pose de la première pierre de la nouvelle bibliothèque. Le 21 mai 1922 il posa celle de l’Hôpital Américain. Il reviendra à l’inauguration de ce dernier le 30 avril 1925 et le 11 mai 1927 à celle des nefs de la cathédrale.

La porte de Paris avant la Grande Guerre

Cette carte postale a été envoyée en 1907. Collection personnelle

Il ne reste à cet endroit que les deux piles de la Porte de Paris de chaque coté de la rue, elle se trouve maintenant dans les Basses promenades, près du Cirque.
Cette porte, grille en fer forgé , aux armes de France, fut inaugurée en 1776, elle se trouvait aux abords de la Vesle, elle fut déplacée en 1847, et remontée ici à la hauteur des anciens abattoirs. Devant le trafic automobile grandissant elle sera à nouveau démontée en 1949, séjournera jusqu’en 1953 dans des caisses, année où elle sera remontée dans les basses promenades. la porte Paris est l’oeuvre de deux serruriers rémois Lecoq et Revel, commandée pour le sacre de Louis XVI en remplacement de la porte Vesle, la porte ne sera achevée qu’en 1776, soit un an après le sacre…. en 2000 elle sera nettoyée. Avec ou sans porte, pour bon nombre de rémois le quartier et le carrefour Martin-Peller sont toujours celui de la Porte de Paris.
Porte classée aux monuments historiques le 18-12-1919 [source CFPPHR]

Rue du Colonel Fabien, Pierre Félix Georges, dit (baptisée en 1946) Il fit partie des Jeunesses Communistes. Il commença des actions de résistance sous le pseudonyme de Frédo. Commandant FTPF ( Francs Tireurs et Partisans Français) à Paris pendant la 2ème guerre mondiale (21/09/1919-27/12/1944) Il commit le premier attentat le 21/08/1941 contre un officier allemand, l’aspirant Moser; ce qui amena une répression dont pâtit D’ Estienne D’ Orves et d’autres. Après la libération de Paris, il forma une unité de 500 hommes incorporés dans l’armée française sous le nom de 151ème régiment d’infanterie. Mort au combat en Alsace. [source J-C Thuret]

Porte de Paris
Porte de Paris

Les Tramways rue Émile-Zola

Zola, rue Émile [1921].

<= 60-62, avenue de Laon, => place Luton.
500 mètres de longueur.
On débaptisa en 1921 la partie de la rue de Neufchâtel comprise entre l’avenue de Laon et la place Luton pour n’en conserver que la partie allant de cette dernière place jusqu’aux limites de l’octroi d’alors.

(1840-1902). Littérateur. Né à Paris le 2 avril 1840, y est mort, accidentellement ou assassiné, le 29 septembre 1902. Émile Zola entretint des relations d’affectueuse sympathie avec le sénateur Diancourt, ancien maire de Reims. Zola fut souvent l’hôte de Victor Diancourt, à Reims, avec lequel il échangea une correspondance suivie. Émile Zola reposait au Cimetière de Montmartre avant son transfert au Panthéon en 1912.

La carte postale date de 1921 ou après car cette partie de la rue de Neufchâtel est déjà rebaptisée rue Emile-Zola. On peut y voir deux tramways qui se croisent. Collection Pierre Fréville (Amicarte 51)

Zola-PF

La Porte de Paris, rue du Colonel Fabien

Photographie sur plaque de verre double, collection personnelle (ancienne collection Herbert)

Cette porte, grille en fer forgé , aux armes de France, fut inaugurée en 1776, elle se trouvait aux abords de la Vesle, elle fut déplacée en 1847, et remontée ici à la hauteur des anciens abattoirs (actuellement la clinique des Bleuets). Devant le trafic automobile grandissant elle sera à nouveau démontée en 1949, séjournera jusqu’en 1953 dans des caisses, année où elle sera remontée dans les basses promenades. la porte Paris est l’œuvre de deux serruriers rémois Lecoq et Revel, commandée pour le sacre de Louis XVI en remplacement de la porte Vesle, la porte ne sera achevée qu’en 1776, soit un an après le sacre….

La porte fut déplacée dans les années 1960 aux Basses-promenades où elle se trouve actuellement rue de Bir-Hackeim. En 2000 elle sera nettoyée. Avec ou sans porte, pour bon nombre de rémois le quartier et le carrefour Martin-Peller sont toujours celui de la Porte de Paris.
Porte classée aux monuments historiques le 18-12-1919 [source CFPPHR]

Paris, avenue de [1887].

<= 46-49, rue du Colonel-Fabien, => avenue Paul-Vaillant-Couturier à Tinqueux.
570 mètres de longueur.

Porte de Paris, rue du Colonel Fabien
Porte de Paris, rue du Colonel Fabien

Rue de Neufchâtel vers les casernes

L’ensemble des casernes Neufchâtel (aujourd’hui disparu) avait permis le développement d’un très grand nombre de cafés, à la grande satisfaction des commerçants.

Source : « La Garnison de Reims 1852-1939 » de Jacques Pernet et Michel Hubert, Collection Mémoire en Images, éditions Alan Sutton.

La vue est prise en direction du quartier Orgeval, le « Bar de l’Armée » à droite, se trouve à l’angle de la rue du Général Battesti.

Neufchatel-Armee

Le Tramway à la Haubette

Haubette, lieu-dit La – Ce lieu-dit était une partie de ce qui est actuellement l’avenue de Paris, entre l’avenue d’Épernay et la commune de Tinqueux où il se poursuit sous le même nom. Ce nom est encore couramment utilisé. Le mot a 2 définitions possibles : Civile, il s’agirait d’un lieu doté d’un abri pour les usagers (il viendrait alors de l’allemand « Hube » = toit) ou militaire, bâtiment de l’administration où on donnait les ordres . (Le mot viendrait de « Aube », les ordres se donnant habituellement en début de journée). (Jean-Claude Thuret Reims Rues et Lieux)

La carte postale a voyagé en 1927. Collection Michel Thibault

Éditeur Thuillier Reims

Haubette

 

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Rue de Vesle

Cette carte postale a été envoyée dans une enveloppe, sans date ni timbre.

« Elle date des années 1920 après la reconstruction. Pour preuve : les Magasins Modernes remplacent le Grand Bazar d’avant 1914, et au fond nous apercevons le bâtiment tout neuf du Crédit Lyonnais à l’angle de la rue du Trésor. »

Source : Jean Boulet, merci pour ses remarques toujours très pertinentes

On remarque le tramway à la même place que l’actuel et la rue est toujours aussi animée.

Vesle, rue de.

<= 24, place Myron-Herrick, => rue du Colonel-Fabien.
1260 mètres de longueur, en 1929. Elle comprenait alors la rue du Colonel-Fabien.
En 1841 furent réunies la rue de la Porte-aux-Ferrons, la rue de Vesle et la rue du Bourg-de-Vesle, sous la seule dénomination de rue de Vesle.

La rue tire son nom de la rivière qui arrose Reims, traverse la ville sur une longueur de 7 kms et mesure 143 kms.

Elle s’appela rue Bourg-de-Vesle, en 1765.

Source : Jean-Yves Sureau dans la Vie Rémoise

Rue de Vesle
Rue de Vesle

Fin de la Reconstruction, cours Langlet

Cours Langlet et la Reconstruction

L’octroi de l’avenue Jean-Jaurès

De l’autre côté de la rue, le même bâtiment abritait dans les années 50 un commissariat de police et à côté se trouve toujours la bibliothèque Holden.

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