Rue Chanzy

Le Grand Café Saint-Denis à 3 époques…

Chanzy, rue [1884].

<= 3-17, rue de Vesle, => place des Loges-Coquault.
Ancienne rue du Bourg-Saint-Denis.
490 mètres de long.

(1823-1883). Général. Né à Nouart (Ardennes) le 18 mars 1823, mort à Châlons-sur-Marne le 4 janvier 1883. Antoine Alfred Eugène Chanzy fut député des Ardennes en 1871. Nommé, en 1873, gouverneur général civil et commandant en chef les forces de terre et de mer en Algérie, puis ambassadeur de la République française auprès de S.M. l’Empereur de Russie, en 1879. Il fut nommé, en 1882, commandant du 6e corps d’armée à Châlons-sur-Marne. Grand’croix de la Légion d’honneur, médaillé militaire, officier d’Académie, il eut des obsèques nationales à Châlons-sur-Marne et fut inhumé à Buzancy (Ardennes) dans le parc de sa propriété. Il repose sous un gisant de bronze, du sculpteur Aristide Croisy, dans une chapelle qui a la particularité d’être construite à cheval sur le cimetière communal et le parc du château, avec double accès. Son frère, Léon Chanzy, receveur particulier des finances, vivait à Reims, 99, rue Chanzy.

Après la Grande Guerre :

A la fin du XIXe siècle, les cafés et autres débits de boissons, rencontrent un vif succès à Reims ou à sa périphérie. Les cartes postales sont là pour en témoigner. Elles étaient souvent éditées par les cafetiers eux-mêmes qui assuraient ainsi leur réclame !

Parmi ces lieux de convivialité, citons le Grand Café Saint-Denis à l’angle des rue Chanzy et Libergier. Détruit pendant la Première Guerre Mondiale, il ne sera pas reconstruit.
Aujourd’hui à sa place, il y a un parking.

Source : « Reims il y a 100 ans en CPA », Olivier Rigaud, éditions Patrimoines Médias.

Ci-dessous, le montage de Béatrice Keller qui nous montre bien à quoi ressemblait le Grand Café Saint-Denis

Avant la grande Guerre :

Place des Loges-Coquault – Place des Six-Cadrans

Loges-Coquault, place des [1903].

<= rue Voltaire, rue Chanzy, => rue Gambetta, rue de Contrai.

Là se trouvait, au 17e siècle, l’hôtel de la famille de l’historien Pierre Coquault (15..-1645) et de son neveu l’annaliste Oudart Coquault. En 1654, le lendemain de son sacre, le jeune roi Louis XIV, en se rendant à Saint-Remi, s’arrêta quelques instants dans leur hôtel. En reconstituant la place, en 1903, on voulut rappeler ces faits et faire revivre, sous son ancien nom des Loges Coquault, mais seulement pour les deux maisons faisant face à la rue Chanzy, entre les rues de Contrai et Gambetta. Le mot « loge » est d’origine germanique et on en a tiré le mot « logis ». La place est familièrement désignée (et encore aujourd’hui) place des Six-Cadrans. En 1888, Coutançon, horloger à Creil, demanda la concession d’un emplacement circulaire pour y établir un kiosque-horloge-réclame, donnant l’heure à six cadrans. L’horloge aux six cadrans, qui avait le défaut dit-on, de donner une heure différente sur chaque cadran, a disparu depuis la Première Guerre Mondiale mais le nom rappelé par l’enseigne de la pharmacie, a la vie dure. (La Vie Rémoise)

Carte Postale : collection Pierre Fréville (Amicarte 51)

 

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Place des Six cadrans, l’arrière du Collège Université

Cette carte n’a pas voyagé et n’est pas datée, peut-être des années 1950 ?

Le collège, à l’époque « Le Petit Lycée » a été rehaussé d’un étage et la cour sur la rue s’est transformé en gymnase

Le kiosque a été remplacé par une sculpture de Christian Renonciat ; cet artiste a commencé par des œuvres hyper-réalistes en bois sculpté. Depuis 1984, il parcourt une seconde voie parallèle, la création monumentale, pour laquelle il marie imaginaire et technique dans des matériaux très divers (fonte d’acier, bronze, aluminium…) avec souvent la tonalité d’une archéologie imaginaire

Il a travaillé, dans les années 1995 avec les élèves du Lycée Yser de Reims.
Sa sculpture monumentale d’un cheval, dans la ville d’Aytré, près de la Rochelle, est devenu le symbole de la ville.

Petit Lycée
Petit Lycée

L’actuelle École Blot, au 55 rue Chanzy

Pour célébrer ses 90 ans, l’école Blot colore la Place Royale de Reims avec l’aimable concours de la Sous-préfecture de Reims et de la Ville de Reims.
Le panoramique, inspiré des jardins japonais, sera visible du public pour une période d’au moins un an.

Lire la biographie d’Eugène Blot sur Wikepédia

L’École Blot
L’École Blot

« ANTIQUITES » 35-37 rue Chanzy

La carte postale montre le magasin d’Antiquités qui était situé au 35 et 37 rue Chanzy : « Maison F. VINCENT Fils, fondée en 1878 ».

Cette vue a été faite entre les deux guerres, la carte a voyagé en 1934. L’immeuble principal est encore à l’ancien alignement de la rue d’avant la reconstruction. Peut-on penser qu’il serait, comme celui de la rue Gambetta, un des rares immeubles à être sorti sans trop d’encombre des bombardements de 14-18 ?

Carte postale : collection personnelle

 

35-37 rue Chanzy

La carte a été écrite par le propriétaire du magasin lui-même et envoyé à une de ses connaissances qui résidait au 67 de cette même rue Chanzy !

On peut donc en déduire que le commerçant avait eu l’idée de faire publier son établissement en cartes postales qui lui servaient aussi de cartes publicitaires : pour preuve le nouveau numéro de téléphone tamponné sur l’ancien.

A droite de l’immeuble on aperçoit l’atelier ZINZOLIN un lieu de propositions artistiques

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Place des Six Cadrans ou place des Loges-Coquault

Cette carte postale a été envoyé le 4 septembre 1917, un soldat adresse sa nouvelle affectation à son correspondant « Le 17e ayant été dissout, je suis parti à la division marocaine. Actuellement au repos, puis à Château-Thierry, on pense repartir d’ici peu mais où ? »

Seule la maison de gauche est encore sur la photographie moderne.

La sculpture de 1991, la Pierre d’heure, un cadran solaire est de Christian Renonciat

Loges-Coquault, place des [1903].

<= rue Voltaire, rue Chanzy, => rue Gambetta, rue de Contrai.

Autrefois en cet endroit, la maison du carrefour qui regarde la rue Chanzy portait sur quatre arcades semblables à celles qui faisaient le tour de la place d’Erlon. Là se trouvait, au 17e siècle, l’hôtel de la famille de l’historien Pierre Coquault (15..-1645) et de son neveu l’annaliste Oudart Coquault. Ici, en 1654, le lendemain de son sacre, le jeune roi Louis XIV, en se rendant à Saint-Remi, s’arrêta quelques instants dans leur hôtel. En reconstituant la place, en 1903, on voulut rappeler ces faits et faire revivre, sous son ancien nom des Loges Coquault, mais seulement pour les deux maisons faisant face à la rue Chanzy, entre les rues de Contrai et Gambetta, la place vulgairement désignée alors, et encore aujourd’hui, sous le titre des Six-Cadrans. En 1888, Coutançon, horloger à Creil, demanda la concession d’un emplacement circulaire pour y établir un kiosque-horloge-réclame, donnant l’heure à six cadrans. L’horloge aux six cadrans, qui avait le défaut, dit-on, de donner une heure différente sur chaque cadran, a disparu depuis longtemps, mais le nom, rappelé par l’enseigne de la pharmacie, a la vie dure. En 1925, un jardin projeté à cet endroit devait s’appeler Square des Anglais en souvenir de la rue des Anglais disparue (voir rue Saint-Just).

Source : Jean-Yves Sureau dans La Vie Rémoise

rue-chanzy - Copie

Rue Chanzy pendant la Grande Guerre

Carte postale ancienne : collection personnelle, elle n’a pas voyagé.

Chanzy, rue [1884].

<= 3-17, rue de Vesle, => place des Loges-Coquault.
Ancienne rue du Bourg-Saint-Denis.
490 mètres de long.

(1823-1883). Général. Né à Nouart (Ardennes) le 18 mars 1823, mort à Châlons-sur-Marne le 4 janvier 1883. Antoine Alfred Eugène Chanzy fut député des Ardennes en 1871. Nommé, en 1873, gouverneur général civil et commandant en chef les forces de terre et de mer en Algérie, puis ambassadeur de la République française auprès de S.M. l’Empereur de Russie, en 1879. Il fut nommé, en 1882, commandant du 6e corps d’armée à Châlons-sur-Marne. Grand’croix de la Légion d’honneur, médaillé militaire, officier d’Académie, il eut des obsèques nationales à Châlons-sur-Marne et fut inhumé à Buzancy (Ardennes) dans le parc de sa propriété. Il repose sous un gisant de bronze, du sculpteur Aristide Croisy, dans une chapelle qui a la particularité d’être construite à cheval sur le cimetière communal et le parc du château, avec double accès. Son frère, Léon Chanzy, receveur particulier des finances, vivait à Reims, 99, rue Chanzy.
Source : Jean-Yves Sureau dans La Vie Rémoise

Rue Chanzy
Rue Chanzy

Le Grand Théâtre et la rue Chanzy

Cette carte a été réalisée avant la Grande Guerre, on voit bien qu’à la Reconstruction, la rue Chanzy a été élargie, seul, me musée des Beaux-Arts, au fond à droite, a gardé son alignement d’origine.

Depuis peu, le Grand Théâtre se nome l’Opéra.

Théâtre